Dojos pour pratiquer la paix

Et si l’idée n’est pas de résoudre des problèmes, et plutôt de pratiquer la paix ?

C’est en 2011, dans un endroit appelé Chocolate Lake, que j’ai découvert une toute nouvelle pratique grâce à Toke Moeller : 

Il s’agit d’un mouvement international qui intègre la pratique de la paix dans notre conscience et notre courage personnel, avec le corps et la nature. J’ai trouvé tout ça étrange à l’époque et en même temps ça m’appelait. 

En Slovénie, la même année, ma collègue Mel Geltch découvrait également cette pratique grâce à Toke. « J’ai ri de ma maladresse en maniant le bokken (sabre en bois), avec un sentiment de force intérieure, de calme et d’appartenance », se souvient Mel.

« L’adaptation de l’aïkido comme métaphore du leadership personnel a été à l’origine du Dojo, qui s’est élargi pour inclure le processus du Flow Game (un jeu qui apporte de la clarté) et de nombreuses autres pratiques, aussi diverses que les personnes qui pratiquent la paix elles-mêmes. »

Mel raconte qu’il lui a fallu des années pour se sentir à l’aise avec le bokken (sabre en bois) en tant qu’incarnation physique de son « sabre intérieur » et de son leadership personnel. Nous apprenons tou·te·s l’importance de la coupure et du pouvoir personnel dans nos vies.

Dix ans plus tard, en 2022, Toke a invité la communauté à réfléchir à la question suivante : nous considérons-nous comme des créateur·rice·s de Dojos pour pratiquer la paix ? Cette invitation a renforcé l’engagement de nombreuses personnes, dont Mel, Paul et moi-même.

À travers l’archipel Percolab, au Canada, en France, en Australie et au Vietnam, nous créons tou·te·s des dojos pour pratiquer la paix ancrés localement, avec des invités du monde entier qui pratiquent avec nous.

Nous suivons certains modèles de base, mais chaque Dojo est unique, car il s’inspire de la danse de la vie et des personnes qui y participent. Pour le Dojo de l’été 2025 au Québec, nous avons créé un petit document qui donne une idée de ce que peut être un Dojo.

Mel explique comment les dojos australiens ont également évolué pour devenir des lieux où chacun peut partager ses pratiques de paix, qu’il s’agisse de tir à l’arc, de danse, de postures sur la tête, de méditation en marchant, ou encore de pratiques telles que le non-jugement, l’écoute profonde, la poésie, la musique, les puzzles et l’origami.

« C’est un espace qui permet de renouer avec soi-même, ses ami·e·s et son environnement. On repart dans le monde un peu plus fort·e·s, ensemble », explique Mel.

What is the simplest practice—within, between,

and among us

that would make harm less likely

and offering more possible of living peacefully

here and now?

Toke Moeller

 

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Écrit par Samantha Slade