Articles

Notre parcours passionnant d’une entreprise incorporée à une entreprise détenue par les travailleurs

Nos débuts en tant qu’entreprise incorporée

Comment combiner les nécessités du succès dans un monde des affaires dur et frénétique avec la passion de bâtir un monde plus équitable et durable? Comment bâtir une entreprise qui a le bien commun inscrit dans son cadre légal?

Tel était le défi auquel j’étais confrontée quand je me suis lancée dans l’aventure de bâtir un cabinet de conseil progressiste ayant du succès.

Comme beaucoup de femmes, je me suis lancée en affaires tard dans la vie. En 2007, à l’âge de 40 ans, j’ai quitté mon emploi confortable au gouvernement et j’ai fondé Percolab. Ma vision était de bâtir une firme guidée par une mission et capable de cultiver des partenariats sains et courageux promouvant l’innovation sociale. Heureusement, je n’étais pas seule. J’avais un partenaire d’affaires. Il était clair pour nous que notre entreprise opérerait autant localement, au Canada, qu’à l’international. Il était clair pour nous que nous voulions vivre notre entreprise comme un laboratoire et expérimenter de nouvelles façons d’apprendre, de travailler et de gérer nos affaires. Il était également clair pour nous que nous allions ouvrir nos méthodes et nos apprentissages pour les rendre accessibles au grand public. Ce qui n’était pas clair pour nous était quelle structure légale était la meilleure pour notre entreprise!

Notre organisation avait besoin :

  1. d’agilité pour démarrer immédiatement : nous ne voulions pas recruter d’autres fondateurs, nous voulions nous mettre en marche tout de suite;
  2. d’une grande liberté créative pour expérimenter et développer de nouvelles approches : nous ne voulions pas réprimer nos idées les plus folles ni avoir à convaincre autrui de leur bien-fondé;
  3. d’une protection de nos actifs personnels: nous étions conscients des risques financiers reliés au fait d’avoir une entreprise.

Au Canada, deux personnes dotées d’une idée d’entreprise et d’un accès à l’Internet peuvent s’incorporer en quelques minutes seulement. La constitution en société par actions est la structure d’entreprise vers laquelle presque tout le monde gravite. Mais nous avons déclaré que notre corporation était une entreprise sociale et nous nous sommes entendus pour la gérer comme telle, même si elle n’avait aucun cadre légal nous obligeant à le faire.

L’éveil à l’entrepreneuriat collectif

Faisons maintenant un saut de dix ans dans le futur vers une époque où les termes entreprise sociale, économie du partage, triple résultat net, B Corp et régime d’actionnariat des salariés sont devenus populaires (et fortement interreliés). Dix ans, c’est le temps que ça a pris à mon entreprise, Percolab, pour parvenir à la cohérence. Une entreprise basée sur la collaboration et la coopération, vouée à la création d’un monde plus équitable, juste et vivable devrait logiquement avoir un modèle de propriété conscient et cohérent. Ce qui suit est l’histoire excitante et mouvementée de notre parcours d’une entreprise incorporée à une entreprise complètement détenue par les travailleurs.

Je suis tombée sur l’entrepreneuriat collectif à la dure. Après 7 années d’opération, notre entreprise a frappé un mur : des difficultés financières. Nous avons fait ce que beaucoup d’autres font : nous avons essayé de protéger l’équipe de ce qui se passait plutôt que d’aborder le problème collectivement. Même si tout le monde était touché, la réalité de la situation n’a pas été partagée, ce qui a généré beaucoup de frustration, d’angoisse et de désinformation dans l’équipe, et beaucoup de stress pour les propriétaires. Les relations solides que nous avions développées ont commencé à s’effriter. Ce n’est que plusieurs mois plus tard, quand les choses ont commencé à se replacer, que j’ai commencé à réaliser que l’entreprise ne fonctionnait pas selon ses valeurs fondamentales, soit la cocréation, la communauté, l’ouverture. Cet incident a été comme un cadeau pour moi, car il m’a aidé à réaliser que la cogestion autant que la propriété partagée étaient des valeurs non négociables pour moi. Si nous devions frapper d’autres murs à l’avenir, il faudra que ce soit une expérience collective, que nous voyons venir ensemble, que nous vivons ensemble, assumons ensemble et résolvons ensemble.

Avec cela en tête, j’ai fait quelques propositions clés à mon partenaire d’affaires puis, ensemble, nous les avons présentées à l’équipe. Notre plan audacieux proposait plusieurs grands changements, tels que :

  1. Nous faisons formellement la transition vers une entreprise autogérée: l’intention, noble mais informelle, de fonctionner de façon non hiérarchique s’est avérée insuffisante, tel que nous l’avions appris;
  2. Nous adoptons des finances transparentes et des salaires autodéterminés: ça sera notre façon d’engager tout le monde dans la gestion des finances;
  3. Nous faisons la transition d’une entreprise incorporée à une coopérative: de cette façon, nous pourrons tous être copropriétaires de l’entreprise.

Vu que je viens du Québec, un endroit où la formule coopérative est populaire et considérée comme un choix logique pour l’entrepreneuriat collectif, j’ai choisi le cadre légal de la coopérative. Les coopératives répondent à sept principes reconnus au niveau international, allant du contrôle démocratique par les membres au souci du bien-être de la communauté.

Ces trois propositions ont généré beaucoup d’énergie et d’enthousiasme et elles ont été adoptées facilement. Les deux premières propositions devaient prendre effet dans les jours suivants et nous nous sommes donné sept mois pour faire la transition vers une structure légale de coopérative.

Première embûche

Au départ, tout se passait bien. La transition vers l’autogestion semblait naturelle. Pas à pas, nous avancions en développant une aisance grandissante avec des rôles rotatifs, une répartition du pouvoir, un processus de prise de décision basé sur le consentement.

Il en fut de même pour la transition vers des finances transparentes. Nous avons vécu de l’inconfort, puis un soulagement. Notre modèle de rémunération autodéterminée a eu impact immédiat. Chacun avait le contrôle de ses propres revenus, nous assumions notre valeur avec plus de clarté et nous étions plus directement impliqués dans les finances de l’entreprise.

Le virage vers un modèle coopératif tardait à se faire, cependant. Le délai prévu pour cette refonte de notre forme légale avait été dépassé et les tâches avaient été retardées. Nous étions dans l’incertitude quant à qui deviendrait réellement membre de la coopérative. Que se passait-il? Un de nos collègues a alors programmé, sur le thème « Tu embarques ou tu débarques? », un dîner d’équipe.

Cette invitation faisait preuve d’une certaine effronterie, mais c’était ce dont on avait besoin pour dépasser les grondements et les conversations de coulisses qui avaient cours. Après avoir reçu cette invitation, un membre de l’équipe a annoncé qu’il ne deviendrait pas membre de la coopérative et a remis sa démission. Je me demandais sérieusement si mon partenaire d’affaires deviendrait membre ou non. Cela faisait 17 ans que nous travaillions ensemble. Il est possible, et on pourra me comprendre, que j’évitais d’avoir cette conversation avec lui.

Le jour du dîner d’équipe est arrivé. Mon partenaire d’affaires a travaillé à domicile ce jour-là. Une heure avant le dîner, j’ai reçu un courriel de sa part. C’était un long courriel, un courriel qui a dû être douloureux à écrire. Il voulait se consacrer davantage à sa famille et nos chemins devaient donc se séparer. Ceci a ajouté un niveau de complexité supplémentaire au processus : j’étais en train de devenir une employée-membre-propriétaire d’une coopérative qui était en train d’acheter une entreprise dont j’étais à 50 % propriétaire!

Régler les détails

Il s’ensuivit une période de recherche d’information et de soutien. Quelle formule de coopérative était la bonne pour nous? Au Québec, nous avons trois options : coopérative de travailleurs, coopérative de producteurs et coopérative de solidarité.

Est ensuite venu le temps de procéder au transfert de propriété. Les membres de notre équipe s’attendaient à être impliqués dans le processus, mais les experts externes qui nous accompagnaient étaient plutôt habitués à un processus privé impliquant seulement les propriétaires de l’entreprise. Notre culture non hiérarchique s’est heurtée à ce processus, mais nous y sommes arrivés.

  1. Plan de transfert

En temps normal, un transfert d’entreprise nécessite un plan pour transférer la gestion des affaires à l’équipe. Nous avons appris que, dans notre cas, ceci ne serait pas nécessaire : l’équipe cogérait déjà l’entreprise. Dans notre organisation autogérée, tout le monde était déjà partie prenante des divers aspects de l’entreprise et était capable de la gérer. Fait!

  1. Évaluation de l’entreprise

La coopérative devait acheter l’entreprise incorporée. Il s’agit d’un achat réglementé à la valeur marchande. Un évaluateur détermine la valeur de l’entreprise. Ensemble, nous avons passé en entrevue des évaluateurs potentiels avec l’objectif de comprendre le processus et nous en avons choisi un ensemble. Le processus d’évaluation a été long à cause de la nature non conventionnelle de notre entreprise. Fait!

  1. Voie juridique appropriée

Quand les propriétaires restent au sein de l’entreprise, on peut procéder au transfert de celle-ci. Mais comme un des propriétaires venait de quitter notre entreprise, cette option ne s’offrait pas à nous. Avec une fermeture, on ferme l’entreprise et on en démarre une nouvelle sous un nouveau nom, mais en gardant la réputation et la clientèle des dix dernières années. Cette option ne nous convenait pas. Une fusion permet de démarrer une nouvelle entreprise tout en continuant de fonctionner avec l’ancienne pendant un certain temps, donnant ainsi le temps nécessaire pour acheter cette dernière et la fermer. Nous avons choisi de fusionner. Fait!

Nous étions maintenant prêts pour les dernières démarches légales : démarrer la coopérative et vendre l’entreprise incorporée. L’aventure, cependant, s’est compliquée quand nous avons rencontré une deuxième embûche sur notre parcours.

Deuxième embûche

Pour démarrer une coopérative au Québec, il faut remplir un formulaire simple et court. Nous avons convenu qu’il était important que quelqu’un d’autre que moi, la fondatrice de l’entreprise incorporée, remplisse le formulaire. Je suis partie en voyage d’affaires pendant quelques semaines et, à mon retour, ça n’avait pas encore été fait. L’enthousiasme initial avait cédé sa place à des inquiétudes et à des problèmes.

Heureusement, le moment de notre retraite d’équipe était arrivé. Lors de cette retraite, deux événements clés ont favorisé de façon décisive un changement dans notre dynamique. Une activité « Amusons-nous avec les mesures » nous a aidé à acquérir une vision et une compréhension plus larges de l’entreprise. Ce fut un rappel utile et tombé à point du fait que nous gérions tous cette entreprise ensemble.

J’ai alors demandé à tout le monde de se positionner sur une échelle indiquant notre niveau d’énergie face au démarrage de la coopérative. Je me suis placée au milieu de l’échelle et j’ai partagé ma frustration face au fait que, malgré notre engagement, une année complète s’était écoulée et que la coopérative vivait encore un blocage. Notre engagement n’avait pas été respecté. J’ai réfléchi, à voix haute, sur le fait que nous n’étions peut-être pas prêts à démarrer une coopérative. Peut-être qu’il faudrait retirer notre offre? Une conversation franche a suivi, dissipant nos fausses perceptions et nos peurs.

Dans la semaine qui a suivi, le formulaire de constitution de coopérative a été envoyé et notre règlement a été rédigé. Aussi facilement que cela, la coopérative a été créée et nous avons tenu notre assemblée de fondation. Heureusement, le processus juridique ne s’est pas avéré particulièrement compliqué.

Nous avons ensuite eu une rencontre malaisante avec notre avocat d’affaires, durant laquelle j’ai négocié, en tant que propriétaire de l’entreprise incorporée, un prix de vente avec les acheteurs, dont je faisais partie!

Rappel à la réalité concernant la propriété collective

Notre longue ascension n’a certainement pas été de tout repos. En tant qu’entrepreneure aguerrie, j’ai sous-estimé de façon naïve le changement fondamental que représentait pour les autres le fait d’assumer le rôle de copropriétaire d’une entreprise. Se joindre à une organisation en tant qu’employé est une chose, devenir en même temps copropriétaire d’une entreprise déjà établie en est une autre. Il peut s’avérer difficile d’assumer une nouvelle identité, de faire face à nos peurs, d’en comprendre les implications. Cela prend du temps et ce n’est pas fait pour tout le monde.

En effet, plusieurs personnes se joignent à notre entreprise à cause du travail intéressant que nous accomplissons, pour collaborer avec notre équipe du tonnerre ou pour faire l’expérience de notre autonomie et de notre leadership partagé. Mais peu de gens se joignent à nous parce qu’ils sont intéressés à être copropriétaires d’une entreprise et à la gérer et la développer avec autrui.

Alors que nous œuvrons à développer des façons cocréatives de travailler et des façons horizontales de gouverner, basculer dans le monde des coopératives semble n’être qu’un tout petit pas supplémentaire. Qu’arriverait-il si les entreprises se voyaient comme un levier de changement social, comme une plateforme où les gens peuvent apprendre à augmenter leur pouvoir d’action et devenir des humains plus engagés? Permettons-nous de rêver!

 

 

Les coopératives fournissent de l’emploi à 10 % de la population active de la planète. Pour plus d’information à ce sujet, visitez le site Web de l’Alliance Coopérative Internationale.

Apprenez-en plus sur le leadership horizontal en lisant mon livre : Going Horizontal: Creating a Non-Hierarchical Organization, One Practice at a Time.

Écoutez ma conférence à TEDxGeneva : The Future is in Business as Commons.

Cet article est une mise à jour et une traduction d’un article publié à l’origine dans le magazine Reimagining.

Un grand merci à tous les gens qui m’ont appuyée dans l’écriture de cet article : Cédric Jamet, Ria Baeck, Simon Grant, Stéphanie Bossé, Denis Côté, Olivia Horge, Brian Joseph et plusieurs autres. Remerciements particuliers au Réseau COOP pour son appui.

Domaines :
Secteurs d'activités :
Méthodes et outils :

Going Horizontal lu pour vous

Auteur : Denis Cristol
Publication originale : MagRH, no 5 (mars 2019)

 

Samantha Slade est une spécialiste québécoise de l’apprenance et du self management. Elle met son talent au service des grandes causes du développement humain qui la passionnent. Son ouvrage Going Horizontal est un condensé de pratiques d’intelligence collective issues de la direction de l’entreprise Percolab qu’elle a créé et qu’elle fait rayonner dans plusieurs pays.

Samantha part d’un constat simple. Alors que nous savons diriger nos vies privées, nous sommes complètement déresponsabilisés dans nos environnements professionnels. Le propos de Going Horizontal est d’initier un mouvement vers un plus grand engagement quel que soit sa place dans l’organisation, en commençant par des petits pas l’un après l’autre. Il s’agit moins d’attendre d’une hiérarchie qu’elle résolve tous les problèmes que de penser et d’agir de façon horizontale en s’appuyant sur son talent et sur ceux des autres.

Pour Samantha Slade, l’horizontal est différent du plat qui gomme toutes aspérités. Dans une entreprise horizontale, chacun trouve sa place. Les pratiques qui nous sont proposées nous aident à progresser dans un monde ou le mode hiérarchique est de plus en plus obsolète.

L’ouvrage est en anglais mais se lit facilement.

 

Samantha Slade. Going Horizontal: Creating a Non-Hierarchical Organization, One Practice at a Time. Berrett-Koehler Publishers, 2018.

Domaines :

Secteurs d'activités :

Méthodes et outils :

L’avenir est dans les affaires comme communs | Samantha Slade | TEDxGeneva

Dans un monde où les modèles d’affaires changent et même si la notion traditionnelle du travail a perdu son adéquation avec les paradigmes actuels, Samantha Slade, innovatrice et pionnière dans les modèles organisationnels et commercials, présente une nouvelle organisation centrée sur la rémunération comme une conversation, la co-gouvernance, le partage et la collaboration.

Samantha est pasionnée par la transition vers les futurs paradigmes. Avec ses antécédents en anthropologie, elle est pionnière de nouveaux modèles et pratiques organisationnels. Il y a dix ans, elle a cofondé deux entreprises – Percolab, une société internationale de co-création et de co-design et Ecto, une coopérative de coworking dans sa ville natale, Montréal, Canada. Samantha travaille avec les gouvernements, les startups, les associations professionnelles et les fondations pour faire face à leurs défis complexes. Elle co-crée également des initiatives et des plateformes d’impact collectif basées sur les communs. Engagé dans les mouvements d’innovation sociale, Samantha écrit actuellement un livre – Horizon horizontal – Penser horizontal créer une organisation non hiérarchique, une pratique à la fois (qui sortira à l’automne 2018 avec les éditeurs Berrett-Koehler). Samantha croit que les organisations peuvent être un microcosme du monde dans lequel nous voulons vivre.

+ Pour en savoir plus à propos de son livre, visitez goinghorizontal.co 

Domaines :


Secteurs d'activités :

| | |
Méthodes et outils :


Invitation : Penser Horizontal Atelier Québec – 1 juin


Premiers pas vers une organisation horizontale

avec Samantha Slade de Percolab

Venez construire le futur du travail en réinventant votre organisation! Cet atelier est le premier au Canada en lien avec la publication de Going Horizontal. Creating a non-hierarchical organization, one practice at a time écrit par Samantha Slade.

Le  changement vers une organisation plus participative et collaborative est à la fois un changement de mentalité que de structure. Pas besoin d’attendre les directives de la hiérarchie pour commencer à fonctionner de façon non hiérarchique,  vous pouvez commencer maintenant. Samantha partagera sept points d’entrée accessibles pour toute organisation, peu importe son domaine d’activité ou sa forme légale. L’essor d’une culture organisationnelle horizontale passe par l’essor des humains qui en font partie.

Vous allez:

  • réfléchir sur votre culture organisationnelle;
  • comprendre comment adopter l’autogestion de façon plus délibérée;
  • découvrir de nouvelles pratiques pour bâtir cette culture collaborative et horizontale.

Et vous êtes ouverts à

  • partager vos bons coups;
  • et à découvrir les bons coups des autres.

À qui s’adresse cet atelier?

  • Vous avez lu des livres inspirants comme celui de Frédéric Laloux et vous vous demandez par où commencer.
  • Vous avez commencé à expérimenter (p. ex. Agilité) et vous voulez pousser l’expérience plus loin.
  • Vous voulez simplement faire entrer de l’air dans votre organisation en essayant de nouvelles pratiques.
  • À tous, peu importe votre position dans votre organisation; chaque personne arrive avec sa propre situation organisationnelle qui servira de matériel dans les activités de l’atelier.

INVITATION




Programme  

De 9:00 à 17:00.

  • Cocréation de l’atelier.
  • Partage de nos réalités.
  • Expérimentation de nouvelles pratiques décidées ensemble.
  • Capitalisation et clôture.

Tarif

En cohérence avec nos valeurs organisationnelles, nous proposons deux façons de payer:

  • Vous payez un prix standard de 550$.

OU

  • Vous expérimentez l’économie collaborative avec un paiement en deux étapes:
    • Vous vous engagez à un paiement de base de 95$;
    • Puis, à la fin de la formation, nous animerons un processus collaboratif qui permettra à chaque personne de déterminer le montant final de son engagement financier (contribution appréciative).

Ce que vous allez vivre

  • Prendre conscience de vos croyances organisationnelles.
  • Expérimenter de nouvelles pratiques d’autogestion.
  • L’apprentissage entre pairs.
  • Comment la connexion nourrit la cohésion.
  • Comment donner, collectivement, du sens à votre travail.
  • Redécouvrir notre manière naturelle de travailler.
  • Le futur du travail.

  • Organisateurs

    Organisé et animé par Samantha Slade, Stéphane Brodu et Denis Côté (Percolab)

    Auteur de « Going Horizontal – Creating a Non-hierarchical Organization, One Practice at a Time » (sortie prévue automne 2018), Samantha a fondé Percolab, une série d’entreprises autogérées dans le domaine du codesign. Percolab prototype des nouvelles pratiques depuis plus de 10 ans, tant à l’interne qu’avec ses clients. Tournée vers le futur, Samantha est engagée dans les mouvements de l’innovation sociale et les FabLabs. Samantha soutient les organisations pour développer leurs pratiques de cocréation et de leadership collaboratif en tissant la complexité avec la créativité. Depuis peu, Samantha accompagne le gouvernement français à développer une culture d’innovation et collabore avec un secteur industriel en Espagne pour mettre en place un laboratoire d’innovation.

    Stéphane travaille depuis plus de vingt-cinq ans dans le monde de la gestion et de la coordination d’équipes ou de projets.  En 2005, il oriente sa carrière de conseiller en management vers les techniques de leadership collaboratif et d’intelligence collective. La cohésion et la pérennité des groupes et des organisations, ainsi que leur capacité à s’auto-organiser dans un climat d’épanouissement individuel, sont les domaines qui l’animent.

    Voilà maintenant 8 ans que Denis pratique la sociocratie au sein de Cohabitat Québec. Avec ses futurs voisins, il a cocréée ce projet d’habitat collectif et communautaire, de la conception jusqu’à la vie en communauté. Il a également 15 ans d’expérience en enseignement de la psychologie au cégep et à l’université. Il s’intéresse particulièrement à la psychologie des groupes et des organisations. Il s’inscrit dans le mouvement ouvert de diffusion de la sociocratie  (Sociocratie 3.0 et Sociocracy for All) et autres pratiques horizontales.

  • Contact

    Email : ateliers@percolab.com

Domaines :



Secteurs d'activités :

| | |

Méthodes et outils :


|

Évenements

Échange de pratiques Going Horizontal: Miser sur nos forces

Antoine Daudelin-Guénette, praticien en développement du leadership est note invité du mois de décembre. 

Miser délibérément sur nos forces pour se sentir sur notre « x », voilà qui paraît simple et aller de soi ! Pourtant, la recherche et notre expérience terrain tendent à indiquer que nous cherchons à nous développer en aspirant surtout à corriger nos faiblesses. Paraîtrait que l’humain est ainsi circuité : vouloir corriger l’erreur. Ce qui n’est pas à renier complètement. Cependant, miser sur nos forces permettrait de se développer plus efficacement et de s’épanouir davantage.

Bon. Ça implique un peu de pratique. Pas mal en fait. Dans notre cas, on pratique toujours. Et, justement, nous souhaitons vous inviter à pratiquer avec nous. « Mais pratiquer quoi au juste ? », vous demandez-vous.

Une première pratique : S’approprier un vocabulaire riche pour parler le langage des forces. Saviez-vous que la majorité des individus ont beaucoup de difficultés à nommer leurs forces? Pas une qualité, pas un talent, pas une compétence… une force.

Une seconde pratique : S’habituer à repérer les forces chez les autres et chez soi un fois qu’on a un vocabulaire commun. Encore une fois, ça semble tout simple… et vous pourriez être assez surpris.

Vous êtres une praticien, une gestionnaire, une professionnel curieux d’explorer avec d’autres lunettes ? Vous avez déjà complété ou non le Via Survey (test sur les forces de caractère)? Le 4 décembre prochain, de 18h00 à 20h30, un espace sécuritaire de pratique incarné dans le Art of Hosting vous attend.

Merci d’avoir vos résultats au via Survey en main au service de votre pratique : https://www.viacharacter.org/survey/surveys/takesurvey (Version francophone disponible)

COÛT: participation consciente (vous payez ce qui a du sens pour vous sur le principe de finances transparentes).

Pour information contacter stephanie@percolab.com

Eventbrite: Échange de pratique Going Horizontal


L’échange de pratiques « Going Horizontal » sont de courtes sessions d’expérimentation où la communauté élargie partage nos différentes pratiques de fonctionnement en mode horizontal. Nous sommes tous des pionniers dans ces pratiques et il est important de nous donner l’occasion de découvrir ce que font les uns et les autres et d’apprendre ensemble. Nous utiliserons le cadre du livre « Going Horizontal » pour proposer un langage partagé à la communauté.

Pour en savoir plus sur Going horizontal: goinghorizontal.co

Domaines :
Secteurs d'activités :
Méthodes et outils :

Penser horizontal : atelier pratique (Québec)

Comment transformer notre lieu de travail en un espace plus humain et plus motivant?

Quels chemins emprunter pour atteindre un leadership partagé sans risquer de sombrer dans le chaos?

Comment nous présenter différemment et incarner les changements que nous souhaitons voir se produire autour de nous?

Si vous vous posez l’une de ces questions, vous savez que le management est en transformation. Le changement vers une organisation plus collaborative est un changement à la fois de mentalité et de comportements. La collaboration est une pratique qui s’apprend et s’apprécie grâce à l’expérience.

Cet atelier sera une opportunité d’expérimenter plusieurs outils que vous choisirez parmi les sept champs de pratiques décrits dans le livre Going Horizontal: Creating a Non-Hierarchical Organization, One Practice at a Time, soit : l’autonomie, l’intention, les réunions, la transparence, la prise de décisions, l’apprentissage et le développement, les relations et les conflits.

Participez à cet événement pour vous offrir une journée à l’abri de la tyrannie de l’urgence, de façon à mieux vous connaître et à identifier un aspect de votre leadership personnel que vous voulez mettre en valeur.

Notre approche est basée sur votre capacité à instaurer de nouvelles pratiques immédiatement transposables à votre contexte de travail ou personnel, et ce, sans attendre la permission de qui que ce soit.

À qui s’adresse cet atelier?

À toutes les personnes :

• qui désirent développer leur leadership personnel pour favoriser la collaboration au sein de leur organisation, peu importe leur fonction ou la taille de leur organisation;

• qui sont ouvertes à partager leurs bons coups et à découvrir les bons coups des autres.

L’expérience que nous proposons

• Prendre conscience de vos croyances organisationnelles

• Expérimenter de nouvelles pratiques collaboratives

• Apprendre entre pairs

• Redécouvrir notre manière naturelle de travailler

• Penser le futur du travail

Vos facilitateurs

Stéphanie Bossé, CRHA, associée chez Percolab

Spécialisée en développement organisationnel et en gestion du changement, Stéphanie a choisi d’intégrer le volet créatif à sa pratique en mettant l’accent sur les personnes, car ce sont elles qui créent la valeur des organisations et des systèmes. Elle préconise une approche par les forces pour mobiliser les parties prenantes par le retour au sens, à l’autonomie et à l’engagement.

Praticienne en approche appréciative et ceinture noire en amélioration continue, elle valorise la cocréation comme propulseur de culture organisationnelle et d’innovation. Son approche : écouter, comprendre et créer des liens afin d’offrir une expérience bienveillante qui met la collaboration de l’avant. Mettre l’accent sur ce qui va bien et poser un regard nouveau permet de changer la culture et d’aller plus loin.

Denis Côté, associé chez Percolab

Denis se passionne pour les pratiques décuplant la collaboration et l’intelligence collective. Depuis 2010, il savoure l’autogestion avec la méthode sociocratique au sein de Cohabitat Québec. Avec ses futurs voisins, il a cocréé ce projet d’habitat collectif et communautaire, de la conception jusqu’à la vie en communauté.

Denis est engagé dans le mouvement Sociocratie 3.0 et participe à l’entreprise sociale Sociocracy for All. Ses vingt ans d’expérience en recherche et en enseignement de la psychologie lui permettent d’explorer la jonction entre les dernières connaissances concernant la dynamique des groupes et les pratiques innovantes émergeant dans diverses organisations.

Lieu

Cet événement aura lieu au Centre culture et environnement Frédéric Back (870, avenue de Salaberry, Québec).

Tarif

Deux méthodes de paiement vous sont offertes. Veuillez choisir celle qui correspond le mieux à votre situation et à vos intérêts.

Tarif régulier

  1. Entreprise : 295 $ + taxes
  2. Travailleur autonome / ONG : 195 $ + taxes

Tarif économie du partage

L’économie du partage est une pratique transparente qui vous permet de déterminer vous-même votre contribution au budget, de façon responsable. Dans un premier temps, un paiement initial est demandé pour couvrir les frais de base, dans ce cas-ci 115 $ plus taxes. Lors de l’événement, vous serez invité à effectuer un deuxième paiement en fonction de votre contexte financier, des informations concernant le budget de l’événement et de votre appréciation de la formation.

 

Domaines :

Secteurs d'activités :

Méthodes et outils :

Atelier de pratique Going Horizontal

 

Comment nous présenter différemment et incarner les changements que nous souhaitons voir se produire autour de nous?

 

Vivez l’expérience de travailler en collaboration, avec un leadership partagé. Explorez des pratiques et des outils qui sont immédiatement transposables à votre contexte de travail ou personnel. Centrée sur des exercices pratiques et concrets, cette formation a été offerte dans des organisations partout dans le monde.

 

Vos facilitatrices

 

Samantha Slade

Entrepreneure consciente, Samantha a cofondé le réseau international Percolab et l’espace de coworking ECTO à Montréal. Depuis plus de 20 ans, elle met ses connaissances en anthropologie et en éducation au service de l’innovation sociale et organisationnelle, autant en Amérique du Nord qu’à l’international. Ses outils incluent la mise en œuvre de processus émergents, l’ethnographie, la réflexion conceptuelle et une vaste palette d’approches participatives. Samantha est activement engagée dans l’avenir des villes, le mouvement des communs et la communauté internationale de l’Art of Hosting. Elle soutient les équipes, les organisations et les écosystèmes dans le renouvellement de leur approche du leadership participatif, des pratiques collaboratives et du prototypage.

 

Stéphanie Bossé, CRHA

Spécialisée en développement organisationnel et en gestion du changement, Stéphanie a choisi d’intégrer le volet créatif à sa pratique en mettant l’accent sur les personnes, car ce sont elles qui créent la valeur des organisations et des systèmes. Elle préconise une approche par les forces pour mobiliser les parties prenantes par le retour au sens, à l’autonomie et à l’engagement. Praticienne en approche appréciative et ceinture noire en amélioration continue, elle valorise la cocréation comme propulseur de culture organisationnelle et d’innovation. Son approche : écouter, comprendre et créer des liens afin d’offrir une expérience bienveillante qui met la collaboration de l’avant. Mettre l’accent sur ce qui va bien et poser un regard nouveau permet de changer la culture et d’aller plus loin.

 

Tarif

 

Deux méthodes de paiement vous sont offertes. Veuillez choisir celle qui correspond le mieux à votre situation et à vos intérêts.

1. Tarif régulier
  • ENTREPRISE : 295 $
  • TRAVAILLEUR AUTONOME / ONG : 195 $
2. Tarif économie du partage

L’économie du partage est un système qui vous permet de déterminer vous-même combien vous payez et de participer au budget de façon responsable. Un paiement initial est nécessaire pour couvrir les coûts de base, dans ce cas-ci 115 $ plus taxes. Lors de l’événement, vous serez invité à effectuer un deuxième paiement en fonction de votre contexte financier, des informations concernant le budget de l’événement et de votre appréciation de la formation.

 

Lieu

 

L’événement aura lieu au Santropol Roulant (111, rue Roy, Montréal, Québec).

 

 

Domaines :


Secteurs d'activités :


Méthodes et outils :


Groupe de lecture Going Horizontal

Ce groupe de lecture explorera le livre Going Horizontal avec le regard du leader conscient.

Insufflons des pratiques horizontales dans notre travail!

Aimez-vous partager vos pensées avec d’autres lecteurs en cours de lecture d’un nouveau livre? Vous souhaitez aller plus en profondeur dans la compréhension des concepts du livre Going Horizontal? Vous avez hâte d’apprendre différentes perspectives des pratiques non hiérarchiques et aussi de partager vos succès? Que vous en soyez à votre première exploration du livre ou en cours de relecture, si vous souhaitez être un agent de changement, ce groupe est pour vous.

En quoi cela consiste-t-il?

4 rencontres virtuelles d’une heure pour discuter en français des sept domaines de pratique du livre.

  • • Lundi 18 novembre 2019 à 12 h, en présence virtuelle de l’auteure
  • • Lundi 25 novembre 2019 à 12 h
  • • Lundi 9 décembre 2019 à 12 h
  • • Lundi 16 décembre 2019 à 12 h

Ce dont vous aurez besoin

  • • Une connexion Internet et l’application Zoom
  • • Votre copie du livre Going Horizontal, en vente chez Percolab

 

Pour inscription et information, contactez Stéphanie Bossé à stephanie@percolab.com.

 

Domaines :



Secteurs d'activités :



Méthodes et outils :



Penser horizontal : premiers pas vers une organisation horizontale

Dans le cadre du Congrès RH 2019 qui aura lieu à Québec, Samantha Slade, cofondatrice de Percolab et auteure du livre Going Horizontal, animera l’atelier-conférence Penser horizontal : premiers pas vers une organisation horizontale.

Vous avez du mal à obtenir l’engagement de vos employés? Vous souhaitez favoriser un climat d’innovation et de créativité? Vous aimeriez faire entrer de l’air frais dans votre organisation en essayant de nouvelles pratiques? Pourquoi est-ce que penser horizontal est important pour aujourd’hui et le futur? La transition vers une organisation plus participative et collaborative est autant un changement de mentalité que de structure.

Au cours de cet atelier-conférence, Samantha partagera 7 pratiques accessibles pour toute organisation, peu importe son domaine d’activité ou sa forme légale. Nous allons expérimenter la réunion générative, une méthode simple et transformatrice pour susciter l’engagement et la satisfaction. Les réunions sont un miroir de notre culture organisationnelle et un levier de transformation sous-estimé. Découvrez comment transformer votre organisation, une pratique à la fois.

Le futur, ça se pratique à tous les jours!

Going Horizontal

Creating a Non-Hierarchical Organization, One Practice at a Time

Order your copy today

Domaines :




Secteurs d'activités :




Méthodes et outils :