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L’Art de devenir humains

prendre un pas de recul

et écouter

ce qui vibre

prendre un pas de recul pour écouter

les murmures

peux-tu ralentir

ton pas et voir

ce que la Vie me murmure

ce que la Vie te murmure

ce qui est appelé

à naître?

 

je prends un pas de recul

pour écouter les voix

au coeur du bruit

j’entends l’écho de quelque chose d’ancien et vrai

je vis dans la turbulence

je respire l’émergence

peut-on apprendre à y rester

de tout notre être

et consciemment

et dans la générosité

et la grâce

la reconnaître

et s’y épanouir

pour devenir?

 

pouvons-nous apprendre

à nous accueillir

dans notre capacité à devenir

de meilleurs humains?

pouvons-nous y découvrir

notre muscle commun

et le mettre au service

de tout ce qui est vivant

tout ce qui l’a été

et tout ce qui le sera?

pouvons-nous y apprendre

et nous pratiquer

à devenir de meilleurs ancêtres?

pouvons-nous y apprendre à nommer

la complexité

ici et maintenant

et à affûter nos armes faites d’amour?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

parce que nous ne pourrons pas

nous transformer

en restant où nous sommes

en restant qui nous sommes

collés au déjà connu

collés au prévisible

collés aux vérités parcellaires

collés à nos pensées linéaires

je veux apprendre à tenir

le mouvement dans l’immobile

je veux apprendre à voir

le tout dans les fragments

 

pouvons-nous apprendre

l’art subtil d’écouter

pour la sagesse

qui nous guide vers ce qui a besoin d’être?

pouvons-nous devenir

dans la conscience

des systèmes

de pouvoir

qui nous forment et

qui dessinent les espaces

où nous respirons

où nous sentons

où nous trouvons ce qui nous nourrit

et ce qui nous blesse?

pouvons-nous apprendre et pratiquer ensemble

voir et nommer

nos ennemis?

et avec toute notre force ancrée

nous lancer vers l’action?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre pouvoir

de travailler au-delà

de nos égos

de découvrir notre futur commun

de co-créer

de reconstruire

de découvrir

ce que nous pouvons faire

ensemble

j’appelle

notre futur

où nous sentons ensemble

et pratiquons la grâce

en appelant

ce que nous ne pouvons pas encore imaginer

 

qu’est-ce qui devient possible

quand nous mettons en commun

nos pouvoirs d’êtres humains sensibles

au service du passage

vers la conscience de notre éco-système?

que pouvons-nous apprendre

à sentir ensemble?

que pouvons-nous transformer

quand nous découvrons

et avançons

dans notre plein pouvoir collectif?

j’en appelle à l’Art de devenir Humains

et de questionner le monde

et de nous questionner nous-mêmes

et d’entrer dans la question

et d’écouter ensemble

le monde qui vibre

et cherche à naître

 

l’Art de devenir Humains

trouve un ancrage

dans la Nature

je respire

je prends un pas de recul

je vois le vivant

je vois l’art d’être humains

pour faire émerger une culture ancienne

où nous écoutons

nous pensons

nous agissons

avec sagesse

avec les multitudes que nous portons tous

où l’amour et le pouvoir

sont les piliers de nos questions

et où les histoires

et les expériences

nous connectent

et nous aident à voir le futur

et la complexité

qui nous remuent

 

agir avec sagesse dans la complexité

essayer l’art d’essayer

essayer l’art d’écouter

être nos stratégies

 

j’écoute les murmures

d’un présent encore à venir

je cherche la présence

je veux que mes pas

découvrent le nouveau paradigme

l’alliance de l’humain

avec le vivant

 

mes pas dans la neige nouvelle

dessinent notre pouvoir

de nous voir les uns les autres

comme les miracles que nous sommes

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre don de sentir ensemble

ce qui attend d’émerger

dans les espaces où nous travaillons

dans les espaces où nous vivons

dans les espaces où nous aimons

quelque chose bouillonne

et attend de se réaliser comme possible

 

j’appelle notre pouvoir d’appeler

j’appelle notre pouvoir d’entendre

j’appelle notre pouvoir de danser

j’appelle notre pouvoir d’aimer

et de soutenir la vie

j’appelle notre pouvoir de faire ensemble

l’impossible

qui se réalise pourtant

tous les jours, depuis toujours

j’appelle notre pouvoir

d’entendre les cris

au delà des murs et des frontières

avec clarté

dans le chaos

dans le bruit

j’appelle notre pouvoir de rêver ensemble

et de grandir dans le rêve

et de grandir dans le devenir humain

et de grandir en soignant les connections

et les apprentissages

et les coeurs brisés

et les joies

j’appelle notre liberté dans la complexité

j’appelle pour voir et être vu

dans la toile de la vie et de la transformation

 

quel est le chemin

que nous traçons

comment y prendrons nous soin

les uns des autres?

il y a tant à apprendre

et à nous demander

chercher de l’aide

est sage

et généreux

quand nous créons

des mondes

pour libérer le pouvoir du devenir humain

pour libérer le pouvoir

des conversations qui transforment

 

de quelles conversations as-tu faim?

 

si la vie est au coeur

le monde est la conversation

peut-on libérer l’imagination

dans toutes ses formes

humaines et

non-humaines?

qu’est-ce qui devient possible

quand nous apprenons ensemble

à être présents au monde?

une communauté

qui ressent et pratique

ensemble

la transformation constante du vivant

 

ça ne dépend pas de toi

tu pratiques

tu incarnes quelque chose

en toute honnêteté

et vulnérabilité

appeler est un lâcher prise

et un laisser aller

de vieux patterns

de vieilles idées

qui ne sont plus au service

du travail qui est devant nous

appeler nomme

ce qui n’est pas négociable

 

ce qui n’est pas négociable

est ouvrir un espace où vivent les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est l’humanité dans la nature

et la nature dans l’humanité

ce qui n’est pas négociable

est pratiquer dans l’honnêteté

et l’ouverture

et la transparence

ce qui n’est pas négociable

est l’espace de trébucher

et de penser à voix haute

dans les tensions

et les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est de parler d’argent et de valeur

ce qui n’est pas négociable

est la générosité et l’apprentissage

ce qui n’est pas négociable

est de danser sur la ligne

entre l’ouverture et les limites

ce qui n’est pas négociable

est la conversation entre complexité et pouvoir

qui se vit en nous

qui se vit dans nos communautés

ce qui n’est pas négociable

est l’art

dans l’art de devenir humains

ensemble

 

nous inventons la danse

du faire ensemble

ce qu’on y est

ce qu’on y ressent

nous dansons dans nos corps et dans nos coeurs

nous dansons nos nouvelles structures

de possibilité

et d’appartenance

et dans notre danse

nous nous tenons

dans l’apprendre ensemble

dans le grandir ensemble

dans la transformation

dans l’exploration

dans le deuil

dans le tremblement

nous apprenons à être

les archéologues de notre futur

 

que pouvons-nous rêver ensemble?

est-ce que nous respirons de nouveaux mondes?

où est notre centre de gravité?

qu’est-ce qui tiendra le nouveau?

qu’est-ce qui nous retient?

 

j’appelle

une vie pleine de sens

et que mon travail

m’aide à me sentir vivant

j’appelle la révolution du devenir humains

est-ce qu’on peut la vivre?

 

j’appelle

la révolution

du devenir

humains

 

Aussi publié sur Medium : https://medium.com/percolab-droplets/calling-the-art-of-humaning-9d2acbe4f357

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The city of the future is the one people narrate together

Guest Author: Mary Alice Arthur, Get Soaring

If you’ve ever been to Montreal, you will have experienced the vibrant hum of the city. It is a city that has distinctive neighbourhoods and an international flavour, and it is also a city committed to exploring and vitalising diversity. 2017 marks 375 years for Montreal and the city is helping to mark the celebration by making a public process of community storytelling.

Imagine, if you will wooden circular structures popping up in the midst of St Catherines walking street or in your local neighbourhood. They look very much like an open basket, because that was their inspiration.

Their intention is to create a network of points in space that transform people’s narrative about where they are and how they inhabit the space. Although they appear like little separate pods, they are all connected to the element of surprise and forming community, enabling people who sit in them to imagine space in a different way and create possibilities that were not there before.

They are called Nacelles, a French word meaning the basket of a hot air balloon, but conceptually pointing to network or multiplicity. In a tangible, physical way, they create a commons, a place to gather and share. By their very shape, they create an interesting bounded object in a public space in the shape of a circle. You’re exposed like you would be in public space, but you have a container of intimacy, and intentional collaborative moments in conversation. The nacelles create intimacy while you’re outside.

Each Nacelle is a set of pre-fabricated pieces which are easy to build together in about 20 minutes. In fact, the very act of building them starts creating community. They are about 12 feet in diameter, and seat around 12 – 15 people on two tiers of benches with a small table in the middle. But they are also permeable. People can stand outside the structure and lean in, making it possible to take part in something, even if you’ve just arrived.

Using these structures for public dialog and storytelling is the brainchild of French-based group Comm1possible. It fits seamlessly into Montreal-based practice Percolab‘s approach to dialogue and storytelling. Cédric Jamet explains: “We need more ways to connect people than social networks. The “smart city” as we think about it, is not enough. We need structures that allow us to do this in a real and physical way. That’s how Nacelles emerged.

“There was a consciousness around the circle as a way to connect people that informed the structure of the Nacelle. The idea of the city of the future is a city created by the people who live in it. Nacelles become a physical representation of that.

This project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion.

“When we think about it, this project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion. Nacelles help create a commons. The original idea was how can we experiment to create urban commons and cities as commons. That’s where it came from and where it’s headed. Really at the heart of the project is the idea of what becomes possible when we build the spaces we live in together.”

“The physical structure invites curiosity. And when you go over the threshold of curiosity it invites in relationship,” says Elizabeth Hunt. “One of our upcoming projects is around diversity and multi-culturalism with a borough of Montreal. Around their multi-cultural citizen day, we will be working with storytellers in the nacelles and then we will invite citizens with their own stories of how to shift the dominant discourse from integration to one of inclusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“It’s about building this together, shared responsibility. People show up with strollers, walking their dog. When a whole bunch of different kinds of people are there, you have the permission to go see. It’s a strange attractor. You enter the structure as strangers and emerge as allies. We are continuing to ask ourselves how we can use Nacelles as a collective sensemaking structure.”

Cedric chimes in again: “It shapes a bunch of things, experimenting with the Nacelle as a natural way to inclusion. We all have a relationship to this theme, whether we are born here or not, came here or not. I was hosting during the storytelling process – the storyteller was indigenous and his theme was around what it is to welcome and host people in. I was thinking ‘I’m an immigrant here. I’m French originally. I have a colonial background in me.’ Everyone who participated and shared stories verbalized their connection to this place in ways that were not anticipated. There’s something that happens when story gets shared and space gets held. Holding space is the condition for emergence. Something special happens.”

Elizabeth agrees, even though her story is completely different: “I’m born and bred in Montreal – same hospital as my dad – 11 – 15 generations each side. Those streets I’ve walked as a child, my parents, my grandparents also walked. I graduated from University on those steps over there. I had supper with someone there a few blocks over. My relationships to this space – what else is possible in my relationship to this city – is forever transformed by being there with the nacelles. We can transform an area into a storytelling platform, what else can we do in terms of moulding this city?”

Percolab has been partnering with French company Comm1Possible, which developed the concept and has used the nacelles in France and Morocco. Percolab is their only North American partner, but it seems obvious that the nacelles are far more than a way of creating community conversation and storytelling.  Even the way the two organisations are working together is seeking to create a commons out of the application of nacelles.

“Nacelles help create a commons,” Cedric tells me. “Then there’s the whole aspect of how we work together — if our purpose is to create commons, then Nacelles itself has to be a commons. That’s what we’re building on with Comm1Possible – how do we develop the system supporting Nacelles that is thought of and lived as a commons? Yes, there’s the object, but there’s a whole philosophy and business model that goes around it.”

Elizabeth continues: “We haven’t explored the questions, but the physicality of it invites the questions – how do we share this? Who does it belong to? How do we share the decisions? What is our vision for greater social change? We’re trying to work a commons based agreement – our working relationship is a commons relationship.”

In the end, it comes back to the magic of creating a space for people to narrate their common future.

As Cedric says: “The more people there are in the Nacelle, the more the Nacelle becomes invisible and it becomes a circle that’s about people. When we were using them on St Catherine and I walked away for a few minutes, I could see a conglomerate of people, but you couldn’t see the Nacelles. It was like a bunch of grapes but you can’t see the stem. It is an architecture that is holding people together but that you can’t see when its working well – it becomes invisible. That’s a metaphor for excellent hosting work.”

 

Find the original post by Mary Alice Arthur

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