Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels

Nous vivons dans une société qui prône le travail individuel : on nous demande trop souvent de faire en solo plutôt que de faire avec les autres. Cette vision axée sur l’individu est un puissant frein lorsque nous souhaitons nous engager dans des projets majeurs qui sont en réponse à des besoins réels et pressants. Seul dans son coin, il est difficile d’imaginer les solutions neuves et adéquates qui méritent d’être mises de l’avant!

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Pourtant, dans le secteur culturel, les acteurs manifestent l’intérêt de collaborer et de cocréer afin de renforcer les capacités de leurs organismes et des personnes. Même si cela peut sembler anodin, le fait de réussir à travailler en partenariat avec d’autres s’avère une expérience puissante et fructueuse.

Mais ce n’est pas simple, l’expérience le démontre. Nous avons tous déjà vécu des projets qui ont été ralentis, voire même annulés suite de difficultés de tous ordres entre les différentes instances impliquées. Comment se crée cet écart entre le potentiel transformateur d’un projet et la réalité parfois autre de sa mise en œuvre? La réponse se trouve en grande partie dans les méthodes et les cadres conceptuels qui nous guident dans le travail.

Si l’on souhaite développer sa capacité à réaliser et à réussir les projets partenariaux ou multi-acteurs, il importe de recourir à des méthodes qui ajoutent à la fois de la rigueur et de la légèreté à la collaboration, qui nous aident à voir les différences entre les parties prenantes comme des forces et non des embûches, et qui font la part entre ce qui est essentiel à chacun et ce qui est accessoire. Bien que ces approches soient différentes des manières de faire auxquelles nous sommes habitués, elles nous sont familières puisqu’elles font appel à notre sensibilité, à notre intuition et au gros bon sens.

Ces méthodologies nous aident aussi à déceler les patterns récurrents propres aux processus collaboratifs pour pouvoir agir ensuite. À titre d’exemple, personne ne veut être contrôlé, mais on aime tous dicter ce que les autres devraient faire : comment dénouer cette situation qui montre que le pouvoir est un enjeu de premier plan dans les relations entre les personnes?

La mobilisation créative consiste avant toute chose à suspendre les suppositions avec lesquelles on travaille, à prendre du recul et à s’ouvrir à de nouvelles façons de faire. Les processus de cocréation sont au cœur de l’interdépendance et l’évolution constante de la vie.

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Trois astuces pratiques pour mieux collaborer et pour créer des partenariats durables

  1. Faire preuve d’ouverture à l’égard des autres, en invitant des personnes nouvelles aux conversations, afin d’ouvrir le partage de l’information et aller plus loin vers des territoires inexplorés.

  2. Pratiquer le lâcher-prise, en acceptant la vulnérabilité que le processus nécessite et en acceptant de travailler en mode brouillon avec d’autres.

  3. Renforcer le passage de « mon projet » à « notre projet ».

Percolab a collaboré avec le  Conseil de culture de la  Laurentide en offrant une formation sur la Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels. Cet article a été publié dans le journal local en lien avec cette formation et les photos proviennent de la formation (prises par percolab). 

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Trois astuces pour aborder un enjeu complexe

Est-ce qu’il vous arrive de tourner en rond autour d’une problématique? Vous faites peut-être face à un enjeu « complexe »  qui défie la mise en application des solutions existantes. En général, nous avons développé un grand savoir-faire pour résoudre les problèmes évidents ou compliquées. Lorsque la situation est complexe, les approches classiques ne semblent plus donner de résultats. Les relations entre les causes et les effets ne sont pas discernables et nous perdons souvent pied. Penser et agir dans la complexité demande plus que le recours à l’expertise ou l’utilisation de pratiques exemplaires dans l’élaboration de solutions. Elle demande la mise en œuvre de nouvelles façons de faire les choses. Les théories de la complexité suggèrent une approche et une posture différentes qui reposent sur trois composantes clés :

emergencePhoto Credit: Roberto Verzo

1. Travail en mode émergence

Face à la complexité, il faut se défaire de notre habitude de penser que l’on peut tout planifier pour obtenir une solution rapide. Travailler en émergence suppose la création d’un espace de réflexion et d’action qui s’ouvre à l’exploration de nouveaux sentiers, à la créativité, à la prise de risques, afin d’accueillir de nouvelles opportunités ou des pistes de solutions, parfois imparfaites mais porteuses.

cocreationPhoto Credit: Paxson Woelber

2. Co-création

On gagne à aborder un enjeu complexe dans un esprit de recherche collective qui inclut une diversité d’acteurs et qui s’appuie sur une approche systémique. Le travail en silo prive trop souvent les organisations de l’apport de leur écosystème élargi. La mise en place d’une stratégie collective, ouverte et transparente constitue donc un outil puissant pour avancer dans la recherche de solutions inédites.

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Photo Credit: ~lzee~bleu~not~really~all~here~

3. Expérimentation et apprentissage

À défaut de procédures connues et établies donnant les résultats attendus, travailler dans la complexité suppose l’expérimentation, par le biais de pilotes ou de prototypes, comme moteur de découverte. Car c’est à partir de petits projets menés dans des situations concrètes que l’on peut mieux détecter les tendances et les patterns qui permettront d’établir et d’ajuster la stratégie et de creuser davantage les dimensions prometteuses.

Pour en savoir plus sur la théorie de la complexité : David Snowden, Cynefin model : www.cognitive-edge.com

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Cercles entrepreneuriaux

L’accompagnement entrepreneurial est un sujet qui nous tient à coeur chez percolab.

  • Nous collaborons avec la communauté internationale de Team Academy (Tiimiakatemia).
  • Au Québec et en France, nous offrons des cercles d’apprentissage pour soutenir la mise en action de projets entrepreneuriaux.
  • Nous avons mis en place la première formation d’entrepreneurs sociaux au Québec (en collaboration avec l’Institut du nouveau monde et la Commission scolaire des Affluents en 2012).

La Table d’action en entrepreneuriat de Montréal (TAEM) nous a partagé son souhait d’explorer l’innovation pédagogique dans l’offre actuelle de soutien aux travailleurs autonomes. En partenariat avec le SAJE, leader en accompagnement d’entrepreneurs à Montréal, avec le réseau de soutien aux femmes entrepreneurs Femmessor, nous avons établi un partenariat afin d’explorer le potentiel de notre pédagogie de cercles d’apprentissage dans ce contexte. Avec l’appui financier du Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec, nous avons pu proposer trois cercles entrepreneuriaux pour travailleurs autonomes en 2015.

Chaque cercle est composé de travailleurs et de travailleuses autonomes de divers métiers et à différentes étapes de leur carrière ; la diversité est un élément clé du cercle. Nous nous rencontrons huit (8) fois pendant une période de 4 mois – un engagement qui permet d’entrer dans les sujets en profondeur et de créer une solide communauté apprenante. Nous expérimentons autour des lieux et des heures de rencontres et nous avons fait un suivi d’indicateurs pour mieux comprendre le potentiel d’impact de cette approche, en rupture avec la pédagogie conventionnelle. Dans chaque cercle, un conseiller SAJE expérimente une nouvelle posture d’accompagnement. percolab a veillé  au modèle pédagogique et à son appropriation par les conseillers SAJE.

Créé par percolab, le modèle des cercle d’apprentissage repose sur trois piliers :

• une pédagogie par l’action, basée sur une programmation qui émerge des besoins et désirs des participants, l’apprentissage des pairs et un coaching qui invite à l’exploration de ses schémas mentaux.

• une culture de travail collaborative et agile à travers des méthodes d’intelligence collective et des prises de décision collective.

• des valeurs d’auto-organisation et de créativité disruptive, génératrice de valeur et d’innovation.

 Commentaires des participants qui ont participé aux deux premières cohortes :

« Le cercle,  cette méthode :  j’ai envie de l’amener avec moi, la confiance dans l’être humain à s’organiser, le principe de l’horizontalité dans l’espace. »

« Simplicité. Clarté. J’ai senti une évolution dans le cercle. Elle m’a amené de la stabilité, de la rondeur aussi, voir les choses autrement. Ça m’a ancré dans un peu plus de certitude. Là où je veux aller, là où je vais. »

« Ça a été un déclencheur de la créativité qui sommeillait en moi. »

« C’est un effet miroir. Je peux comprendre ce que tu vis et m’en inspirer. »

« C’est tout positif. J’ai beaucoup aimé mon expérience. »

Nous avons inscrit cette initiative dans le cadre de la campagne « Je vois Montréal ». Pour en savoir plus.

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Playing with Open Space Methodology

How far can you stretch an open space methodology? For the facilitator in me, there is nothing like a good ol’ open space to nimbly pass the power and responsability of an event over to the participants. People can forget that I am in the room as the life of self-organization flows. The process leads to new found clarity, ideas, connections that can help unstick thinking, open a field, prepare a decision etc, but the output I appreciate the most is the flip that happens inside people. The « Oh, things can be that simple and real ». And the « Oh, if there is something I care about strongly, that means it’s me who should be doing something about it. » This is great stuff and I have found myself playing with it in ways that are surprising me.

City as open space

Recently, we co-organized a three day event in Montreal on the theme of the commons for 75 participants [Art of Commoning] with three international experts: David Bollier (USA), Silke Helfrich (Germany) and Frédérique Sultan (France). The first two days of the event took place at the natural science museum, Space for Life.

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Art of Commoning at the Rio Tinto Planetarium, Montreal

We knew that the venue was not available for the third day and we had made a deliberate decision to NOT rent another venue and try out a wild idea.

What if for day three we trusted the group to self-organise their day in different locations around the city?

This super wide open space had some risks given the time of year was November and the number of people involved,  but the team was up for the experimentation.

I must say it was helpful that the event was pushing self-organization in multiple ways. Lunch for day two was a 75 person potluck  with light instructions to run it efficiently. All dishes, sweet and savoury, were laid out in the centre of a long dining table. With 4 starting points, everyone moved along the table serving themselves. Only once everyone was served did we sit down.

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75 person potluck

At the end of day two, we announced that the whole next day was dedicated to working on our projects together in any way we wanted. 15 people stepped up with a project. Each person shared how much time they wanted to work on their project – 3 hours being the most popular. We invited everyone to self organise, where and when they would meet the next day and with whom. There was a period of semi-chaos with lots of noise and some concern that the facilitators should have done more, and then, magically, the dust settled. Everyone knew where things were going to take place the next day, at someone’s home, at a coworking, a fablab. The full schedule was emailed to all later that evening with details of locations, times, project leaders, contact numbers and a one stop emergency number. We all shared a collective online space (framapad) for documentation. Finally, we all agreed to meet up at the end of the day for dinner and celebrations (some people took up the « dinner for 75 challenge »).

The experience was true to open space spirit. The work was engaging, deep, dynamic. Most people attended two sessions, some in different locations.

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Art of Commoning day 3, work session at EchoFab, Montréal

Over the course of the day the projects leapfrogged to their next step. A school of commoning moved to the next level, a community land trust initiative got unstuck, a group contributed to an international initiative of patterns of the commons, a business transitioned and a some projects of  living spaces as commons gathered momentum and much more.

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Session on Patterns of commoning with Silke Helfrich

At the evening meeting point, at ECTO co-working cooperative we were all a-buzz, sharing our experiences and projects over a home cooked meal, with a bit of play and  video harvesting and then some good ol’ dancing.

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andyDuring the evening  a time bank was set up and those who wanted to made further commitments to the projects of the day. The mutual support that had begun that day was able to continue on.

And so, the light frame that holds the freedom of an open space can extend out even across a city and coming back together  helps the collective field to continue to grow.

Guide to City Wide Open Space

Day Before

  • Invite in a culture of helping each other and a way of working for wiser action.
  • Allow  specific time and space whereby those who hold the projects and those who are keen to help out work out when and where they would like to meet by themselves. Trust that they will be able to figure out what is best to do.
  • Share digitally, web/email the open space market place, with contact info and maps

The day of

  • Allow the magic to happen
  • Share through social media, an online collective writing space (ex. frampad)
  • Come together to see a collective harvest and generally celebrate!
  • Set up a time bank to facilitate continued collaboration.

 

 

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Amplifier une conférence avec un World Café

« Ne Pas Déranger » est une soirée organisée 2 ou 3 fois par an par le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) Languedoc-Roussillon. Un thème, un(e) invité(e), un diaporama, des participants, un temps de question/réponses et un buffet pour clôturer la soirée ensemble et échanger. L’occasion pour les entrepreneurs sociaux et solidaires de se retrouver autour de questions de fond et y réfléchir ensemble.

Le sujet du 9 avril dernier cependant, sur la discrimination à l’emploi des jeunes issus de la diversité, interrogeait sur leur présence ou leur représentation lors de la soirée. Comment faire venir des jeunes lors d’une conférence de ce type ?

Le comité d’animation du Mouves, avec l’engagement de percolab, a donc décidé de repenser l’organisation de la soirée de façon à permettre la participation de jeunes sans pour autant bouleverser de trop le modèle « Ne Pas Déranger » apprécié et bien connu des adhérents. Nous avons proposé pour cela d’amplifier la soirée par un premier temps d’activité participative.

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Processus mis en place

Première étape : la prise de contact avec des structures à l’œuvre sur le territoire pour monter deux partenariats; avec la Mission Locale des Jeunes de Montpellier qui a mis en place un système de parrainage. Un jeune en poste dans une entreprise en parraine un autre pour l’aider dans sa recherche d’emploi. Et un autre avec Face Hérault, une association qui favorise la mise en relation entre jeunes et entreprises en luttant contre l’exclusion.

percolab a rencontré un petit groupe de parrains et parrainés dans les locaux de la Mission Locale pour préparer leur venue. Nous leur avons demandé de tirer au sort un mot, écrit sur un bout de papier. Chaque jeune sortait au hasard l’un des mots – discrimination, embauche, jeunesse, potentiel, entreprise, mixité, écoute, et était invité à s’exprimer à ce sujet. Cela nous a permis, de manière légère, d’engager une conversation qui nous a donné une belle matière pour travailler les questions du world café.

Deuxième étape : préparer le world café, l’activité qui nous a semblé la plus pertinente pour nourrir le débat de la conférence.

Nous avons envoyé l’invitation à la soirée avec cette question :Comment créer ensemble les conditions pour que le potentiel de la jeunesse puisse se déployer et intégrer le monde de l’entreprise ?

Afin de bien préparer les participants à la conférence du soir, nous avons opté pour un 3è tour de conversation un peu particulier pour un world café : les tablées étaient invitées à co-écrire deux ou trois questions à poser le soir lors du débat. Une belle façon d’éviter le stress de devoir prendre la parole en public et de nourrir les échanges. Voici ce que Samir pense du World Café!

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L’inattendu s’est invité et nous a offert un beau cadeau : L’invité prévu a du être remplacé à la dernière minute par l’un de ses proches collaborateurs, inconnu des participants. A notre demande, il s’est joint au world café sans annoncer qu’il allait ensuite être le conférencier. Sa jeunesse et son intérêt pour l’activité, nouvelle pour lui, a favorisé le dialogue avec les jeunes présents, un peu intimidés tout de même, par la présence des adultes entrepreneurs présents aux tables du café.

Récoltes

C’est lors de la conférence, juste après, que nous avons pu mesurer tout l’intérêt de notre design.

percolab a d’abord présenté la récolte issue des 2 premiers tours du café, ce qui a permis d’illustrer toute l’intelligence qu’un groupe de 25 personnes peut développer en une heure ; puis, sans support visuel, le conférencier a pu intégrer dans sa présentation tout ce qui avait émergé avec le vocabulaire des conversations du world café permettant à tout le monde d’être à l’aise. Enfin, les questions, co-créées lors du 3è tour, ont permis de lancer un débat d’une richesse inhabituelle. Du jamais vu, selon plusieurs participants.

Une première et un plein succès. Déranger ou Ne pas Déranger n’est plus une question. Les moyens existent pour redonner du sens à nos événements, les amplifier et permettre aux participants d’être engagés ensemble pour apporter des réponses aux questions complexes de nos sociétés en mutation. Pourquoi s’en priver ?

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La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

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Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

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