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La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

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Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

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Pratiquer la participation citoyenne à l’Espace pour la vie

Les quatre musées de la nature et des sciences de Montréal, le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin Botanique et le Planétarium sont collectivement connus sous l’appellation Espace pour la vie. Il s’agit là du plus grand complexe muséal des sciences de la nature au Canada. L’Espace pour la vie est engagé à la protection de la biodiversité et l’engagement citoyen.

À l’occasion du 375ième anniversaire de Montreal en 2017, Espace pour la vie profite d’une dotation financière pour renouveler l’expérience du Biodôme, pour construire un Pavillon de verre pour le Jardin botanique et pour métamorphoser l’Insectarium. Dans le cadre des préparatifs d’un concours d’architecture international pour ces trois projets, l’Espace pour la vie a invité percolab à planifier, concevoir et faciliter des ateliers participatifs pour engager les citoyens dans l’élaboration de ces projets, c’est-à-dire de les faire participer activement en tant que co-desginers par des expériences d’expérimentation et de prototypage.

percolab a accompagné Espace pour la vie à chaque étape du processus, de la stratégie pour inviter des citoyens à la conception, la facilitation et la récolte des événements. Trois ateliers ont été tenus au début du mois de janvier 2014.  De ces sessions de travail, quatre rapports ont été produits, un pour chaque projet et un dernier sur les pistes d’amélioration de la pratique de participation citoyenne à Espace pour la vie.

Article de l’Espace pour la vie sur l’expérience : Des rencontres citoyennes vraiment stimulantes

Photos par Mathieu Rivard

Voici des commentaires de quelques citoyens qui ont participé aux ateliers :

Insectarium :

« C’est un exemple excellent de participation. Je me suis amusée. »

Biodôme :

« Ça a fini trop vite. »
«Mon implication était constructive. »

Pavillon de verre :

« Je me suis amusé et j’avais le sentiment de contribuer. »
« Ce n’était pas une exercice redondant. »
« J’ai développé une appréciation pour le projet et je veux m’assurer que ça soit bien implanté. »

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Pourquoi le «Design Thinking»?

Qu’est-ce que le « Design Thinking » (la pensée design)? Pour moi, c’est tout simplement le processus qui mène au développement d’une solution à un problème de la façon dont pense un designer. Selon Wikipédia, c’est « un mode d’application des outils de conception utilisés par les designers pour résoudre une problématique d’innovation, par une approche multidisciplinaire centrée sur l’humain »

Le processus « Design Thinking »

On applique le « Design Thinking » pour les processus de développement de nouvelles solutions et d’idées neuves.

Tim Brown, CEO d’IDEO, dit que le « Design Thinking » repose sur trois choses :

  • l’inspiration : Le problème ou l’opportunité qui motive la recherche de solutions;
  • l’idéation : Le processus de générer, de développer et de tester les idées;
  • l’implantation : le parcours qui mène du projet à sa réalisation.

Selon les travaux de Rolf Faste, les étapes d’un processus de « Design Thinking » sont :

  • Définir : identifier le problème à régler, prioriser le projet et déterminer ce qui en assurera le succès;
  • Rechercher : revoir l’historique des problèmes rencontrés, collecter des exemples d’échecs, identifier les supporters, investisseurs et critiques du projet, parler avec les utilisateur;
  • Idéater (néologisme) : identifier les besoins et motivations des clients finaux, générer autant d’idées que possible pour répondre à ces besoins sans les juger, brainstormer;
  • Prototyper : combiner, croiser et affiner les idées, créer des brouillons/maquettes/prototypes, recevoir un retour de clients potentiels ou non;
  • Sélectionner : revoir les objectifs, faire perdre la propriété de l’idée sélectionnée à celui qui l’a eue, choisir l’idée la plus surprenante, nouvelle et économique…
  • Implanter (mettre en place) : rédiger le plan d’action et donner les responsabilités, déterminer les ressources nécessaires;
  • Apprendre : recevoir une rétroaction des utilisateurs, déterminer si la solution validée répond à l’objectif de départ, identifier les sources d’amélioration.

Pour moi,   le « Design Thinking » consiste simplement à penser comme un enfant. Si l’on donne  un trombone  à un enfant et à un adulte, et si on leur demande de trouver individuellement le plus grand nombre d’idées d’utilisation possible,  à coup sûr, l’enfant générera  plus d’idées que l’adulte. Parce que l’enfant, il joue librement  alors que l’adulte filtre.

Malheureusement, beaucoup d’entreprises  essayent trop souvent de trouver une solution par la pensée critique et analytique au lieu de procéder par essais et prototypes. Bien que la pensée analytique ait sa place pour comprendre les problèmes,  les défis  de l’heure ont une nature  plus « wicked » : le problème est mal défini et complexe, les besoins sont changeants, le nombre de parties prenantes est élevé, les solutions souhaitées  touchent toute l’organisation, le personnel, les clients et les fournisseurs. Il faut donc   trouver une nouvelle méthode de travail qui permette de produire et de capter  les solutions émergentes, inédites, ce que permet le processus du « Design Thinking » appliqué aux problèmes « wicked ».

Nous avons accompagné récemment  l’Insectarium de Montréal (Espace pour la vie) dans son projet de métamorphose. Ce projet ambitieux d’agrandissement de l’Insectarium de Montréal  vise à faire vivre aux visiteurs des expériences sensorielles globales et des rencontres inédites qui ravivent le rapprochement humain/insecte et créent un lien émotif indispensable à l’avenir de la planète, à notre avenir comme être humain.

Dans ce projet, il n’était pas juste possible de produite une solution radicalement nouvelle  par un processus axé sur la pensée analytique. Il fallait prototyper et travailler ensemble à regarder les questions sous de multiples angles. C’est la raison pour laquelle nous avons employé une variété de  méthodes de « Design Thinking » dans le cadre d’une démarche structurée autour de cinq thématiques (le biomimétisme, le sens/corps, l’échelle/espaces, le temps/cycles, le visiteur/acteur). Et cela a porté fruit!

De mon côté, je vais continuer à penser comme un enfant, à jouer, à dessiner et à imaginer des possibles.

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L’innovation ouverte dans un musée

Client : Le Musée canadien des civilisations

Le Musée canadien des civilisations renouvelle son exposition permanente pour 2017 et souhaite réaliser une exposition novatrice qui fasse vivre une expérience marquante à l’ensemble des visiteurs.

Le musée s’est tourné vers percolab pour sa capacité à mener des processus créatifs de co-design afin de trouver des solutions innovantes qui font rupture avec le connu, et son expérience dans des contextes complexes bilingues.

Pendant une période de trois mois, avec la participation d’une soixantaine de personnes (des employés des différents départements du Musée et des invités externes de milieux divers comme la danse, l’architecture, le design, l’histoire), percolab a conçu et conduit des ateliers de dialogue, de réflexion et d’idéation afin de faire émerger des pistes pour un tout nouveau concept d’exposition permanente. percolab a fourni un espace en ligne pour conserver et partager les riches contenus du processus.

Le processus a abouti sur cinq pistes inédites pour le futur.

Ce que les participants en disent :

C’est un processus de questionnement.

Je me sens chanceux de faire partie de ce processus.

Le processus est axé sur le futur, des nouvelles perspectives et non pas des contenus, ce qui nous a laissé plein de pistes à explorer.

J’avais des hésitations au début, mais je dois dire qu’elles se sont transformées en curiosité et j’ai commencé à anticiper les rencontres avec excitation.

L’inconfort et l’incertitude du processus sont très productifs.

Aborder une exposition dans la diversité est un modèle très pertinent.

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Métamorphose de l’Insectarium (Espace pour la vie)

L’Espace pour la vie c’est un mouvement initié par les quatre Musées de Nature de Montréal – le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium. Métamorphose est un projet ambitieux d’agrandissement de l’Insectarium de Montréal qui vise à faire vivre aux visiteurs des expériences sensorielles globales et des rencontres inédites qui ravivent le rapprochement humain/insecte et créent un lien émotif indispensable à l’avenir de la planète, à notre avenir comme être humain.

Un processus de co-design a été structuré autour de cinq thématiques : le biomimétisme, le sens/corps, l’échelle/espaces, le temps/cycles, le visiteur/acteur. Deux valeurs fortes ont guidé la démarche : la biophilie et l’inédite. La démarche s’est fait à travers une série d’ateliers d’idéation pour explorer et ouvrir, du prototypage pour tester et valider et un atelier synthèse pour faire émerger le pré-concept. La démarche est construite, entre autre, avec des approches créatives de « Design thinking », des méthodes d’intelligences collectives et des pratiques de représentation visuelle. Un groupe noyau constitué des employés de l’insectarium et des experts de différents métiers (choréographe, cinéaste, architecte, designer, muscicien) s’est engagé pour toute la durée du processus. Des experts de l’international se sont rejoints de manière ponctuelle à la démarche.

Nous avons co-construit la stratégie de la démarche et assuré la conception, la facilitation et la documentation de tous les ateliers et le prototypage.

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