L’Art de devenir humains

prendre un pas de recul

et écouter

ce qui vibre

prendre un pas de recul pour écouter

les murmures

peux-tu ralentir

ton pas et voir

ce que la Vie me murmure

ce que la Vie te murmure

ce qui est appelé

à naître?

 

je prends un pas de recul

pour écouter les voix

au coeur du bruit

j’entends l’écho de quelque chose d’ancien et vrai

je vis dans la turbulence

je respire l’émergence

peut-on apprendre à y rester

de tout notre être

et consciemment

et dans la générosité

et la grâce

la reconnaître

et s’y épanouir

pour devenir?

 

pouvons-nous apprendre

à nous accueillir

dans notre capacité à devenir

de meilleurs humains?

pouvons-nous y découvrir

notre muscle commun

et le mettre au service

de tout ce qui est vivant

tout ce qui l’a été

et tout ce qui le sera?

pouvons-nous y apprendre

et nous pratiquer

à devenir de meilleurs ancêtres?

pouvons-nous y apprendre à nommer

la complexité

ici et maintenant

et à affûter nos armes faites d’amour?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

parce que nous ne pourrons pas

nous transformer

en restant où nous sommes

en restant qui nous sommes

collés au déjà connu

collés au prévisible

collés aux vérités parcellaires

collés à nos pensées linéaires

je veux apprendre à tenir

le mouvement dans l’immobile

je veux apprendre à voir

le tout dans les fragments

 

pouvons-nous apprendre

l’art subtil d’écouter

pour la sagesse

qui nous guide vers ce qui a besoin d’être?

pouvons-nous devenir

dans la conscience

des systèmes

de pouvoir

qui nous forment et

qui dessinent les espaces

où nous respirons

où nous sentons

où nous trouvons ce qui nous nourrit

et ce qui nous blesse?

pouvons-nous apprendre et pratiquer ensemble

voir et nommer

nos ennemis?

et avec toute notre force ancrée

nous lancer vers l’action?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre pouvoir

de travailler au-delà

de nos égos

de découvrir notre futur commun

de co-créer

de reconstruire

de découvrir

ce que nous pouvons faire

ensemble

j’appelle

notre futur

où nous sentons ensemble

et pratiquons la grâce

en appelant

ce que nous ne pouvons pas encore imaginer

 

qu’est-ce qui devient possible

quand nous mettons en commun

nos pouvoirs d’êtres humains sensibles

au service du passage

vers la conscience de notre éco-système?

que pouvons-nous apprendre

à sentir ensemble?

que pouvons-nous transformer

quand nous découvrons

et avançons

dans notre plein pouvoir collectif?

j’en appelle à l’Art de devenir Humains

et de questionner le monde

et de nous questionner nous-mêmes

et d’entrer dans la question

et d’écouter ensemble

le monde qui vibre

et cherche à naître

 

l’Art de devenir Humains

trouve un ancrage

dans la Nature

je respire

je prends un pas de recul

je vois le vivant

je vois l’art d’être humains

pour faire émerger une culture ancienne

où nous écoutons

nous pensons

nous agissons

avec sagesse

avec les multitudes que nous portons tous

où l’amour et le pouvoir

sont les piliers de nos questions

et où les histoires

et les expériences

nous connectent

et nous aident à voir le futur

et la complexité

qui nous remuent

 

agir avec sagesse dans la complexité

essayer l’art d’essayer

essayer l’art d’écouter

être nos stratégies

 

j’écoute les murmures

d’un présent encore à venir

je cherche la présence

je veux que mes pas

découvrent le nouveau paradigme

l’alliance de l’humain

avec le vivant

 

mes pas dans la neige nouvelle

dessinent notre pouvoir

de nous voir les uns les autres

comme les miracles que nous sommes

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre don de sentir ensemble

ce qui attend d’émerger

dans les espaces où nous travaillons

dans les espaces où nous vivons

dans les espaces où nous aimons

quelque chose bouillonne

et attend de se réaliser comme possible

 

j’appelle notre pouvoir d’appeler

j’appelle notre pouvoir d’entendre

j’appelle notre pouvoir de danser

j’appelle notre pouvoir d’aimer

et de soutenir la vie

j’appelle notre pouvoir de faire ensemble

l’impossible

qui se réalise pourtant

tous les jours, depuis toujours

j’appelle notre pouvoir

d’entendre les cris

au delà des murs et des frontières

avec clarté

dans le chaos

dans le bruit

j’appelle notre pouvoir de rêver ensemble

et de grandir dans le rêve

et de grandir dans le devenir humain

et de grandir en soignant les connections

et les apprentissages

et les coeurs brisés

et les joies

j’appelle notre liberté dans la complexité

j’appelle pour voir et être vu

dans la toile de la vie et de la transformation

 

quel est le chemin

que nous traçons

comment y prendrons nous soin

les uns des autres?

il y a tant à apprendre

et à nous demander

chercher de l’aide

est sage

et généreux

quand nous créons

des mondes

pour libérer le pouvoir du devenir humain

pour libérer le pouvoir

des conversations qui transforment

 

de quelles conversations as-tu faim?

 

si la vie est au coeur

le monde est la conversation

peut-on libérer l’imagination

dans toutes ses formes

humaines et

non-humaines?

qu’est-ce qui devient possible

quand nous apprenons ensemble

à être présents au monde?

une communauté

qui ressent et pratique

ensemble

la transformation constante du vivant

 

ça ne dépend pas de toi

tu pratiques

tu incarnes quelque chose

en toute honnêteté

et vulnérabilité

appeler est un lâcher prise

et un laisser aller

de vieux patterns

de vieilles idées

qui ne sont plus au service

du travail qui est devant nous

appeler nomme

ce qui n’est pas négociable

 

ce qui n’est pas négociable

est ouvrir un espace où vivent les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est l’humanité dans la nature

et la nature dans l’humanité

ce qui n’est pas négociable

est pratiquer dans l’honnêteté

et l’ouverture

et la transparence

ce qui n’est pas négociable

est l’espace de trébucher

et de penser à voix haute

dans les tensions

et les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est de parler d’argent et de valeur

ce qui n’est pas négociable

est la générosité et l’apprentissage

ce qui n’est pas négociable

est de danser sur la ligne

entre l’ouverture et les limites

ce qui n’est pas négociable

est la conversation entre complexité et pouvoir

qui se vit en nous

qui se vit dans nos communautés

ce qui n’est pas négociable

est l’art

dans l’art de devenir humains

ensemble

 

nous inventons la danse

du faire ensemble

ce qu’on y est

ce qu’on y ressent

nous dansons dans nos corps et dans nos coeurs

nous dansons nos nouvelles structures

de possibilité

et d’appartenance

et dans notre danse

nous nous tenons

dans l’apprendre ensemble

dans le grandir ensemble

dans la transformation

dans l’exploration

dans le deuil

dans le tremblement

nous apprenons à être

les archéologues de notre futur

 

que pouvons-nous rêver ensemble?

est-ce que nous respirons de nouveaux mondes?

où est notre centre de gravité?

qu’est-ce qui tiendra le nouveau?

qu’est-ce qui nous retient?

 

j’appelle

une vie pleine de sens

et que mon travail

m’aide à me sentir vivant

j’appelle la révolution du devenir humains

est-ce qu’on peut la vivre?

 

j’appelle

la révolution

du devenir

humains

 

Aussi publié sur Medium : https://medium.com/percolab-droplets/calling-the-art-of-humaning-9d2acbe4f357

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Des Nacelles comme des mains ouvertes pour réapprendre à vivre ensemble

À l’été 2017, Percolab entame une collaboration avec le Bureau d’Intégration des nouveaux arrivants à Montréal (BINAM) afin de créer et soutenir les conditions pour un meilleur Vivre Ensemble à Montréal.

Cette collaboration vise à amener des solutions novatrices et inspirantes aux biais systémiques vécus par les nouveaux arrivants, qui limitent l’émergence du plein potentiel des personnes issues de l’immigration dans la société montréalaise. Les Nacelles s’imposent comme une solution porteuse en vue de renverser la surreprésentation des discours d’intégration pour laisser place à des expériences d’inclusion. À travers cela, l’impact souhaité est de contrer la peur de l’autre qui sous-tend notre rapport aux nouveaux arrivants pour transformer notre narratif collectif autour de l’immigration en ville. Les Nacelles provoquent un espace où émerge un potentiel de transformation pour que les montréalais s’identifient à une ville de vivre ensemble et en tirent de la fierté.

L’événement

Le 5 août 2017, à l’invitation de la Ville de Montréal (BINAM) et en collaboration avec Diversité artistique Montréal (DAM) et Terres en vue, Percolab installait trois Nacelles dans l’espace public, sur la Place des festivals, en face du Musée d’art contemporain. Cette activité venait s’insérer dans la programmation de Nova Stella afin d’amplifier ce rassemblement festif et artistique célébrant le Montréal d’aujourd’hui et invitant à imaginer, ensemble, celui de demain. Des Nacelles, comme des mains ouvertes, invitaient les passants à entrer et écouter un conte.

Approche

En couplant la Nacelle à un conteur et à un médiateur, Percolab propose un dispositif puissant permettant de transcender l’individuel et d’initier une transformation collective dans la perception des Montréalais sur le processus d’inclusion. Par le conte, ainsi que par l’espace commun créé par la Nacelle, les récits d’inclusion sont rendus vivants et visibles. Ils provoquent, via une équipe chevronnée de médiateurs, des conversations profondes et des liens multiples. Inclusives et participatives, les Nacelles abordent l’accueil des nouveaux arrivants de Montréal comme une responsabilité collective et un vécu partagé. Une fois le conte terminé, les participants évoquaient leurs propres histoires, les petits ou grands actes d’inclusion qu’ils ont faits ou vécus. L’ensemble de l’activité ouvre à la prise de conscience, sème des idées de gestes d’inclusion et renforce la résilience de la communauté montréalaise, tout en participant à construire la mémoire collective.

À travers ce projet, Percolab et les Nacelles proposent un espace de pause, de suspension du quotidien et d’ouverture à l’autre grâce au processus du conte et de la médiation de conversations au sein des Nacelles. La complexité peut alors être explorée et un potentiel de transformation émerge.


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Qu’est-ce que tu fais mardi ? Ou pourquoi Percolab tient ses réunions ouvertes.

« Pourquoi ne viens-tu pas à l’une de nos rencontres d’équipe? » dis-je au serveur. «  Elles ont lieu tous les mardis de 10h à midi chez ECTO, l’espace de travail partagé. »

Il hoche sérieusement la tête et note l’information sur une serviette derrière le comptoir. J’attrape mon latté et me dirige vers l’une des tables pour travailler sur une proposition budgétaire pour l’un de nos prochains projets.

Inviter quelqu’un, pas-si-au hasard-que-ça, à l’une des rencontres d’équipe de Percolab est devenu l’une de mes pratiques quotidiennes. Je dois faire entre 5 et 10 de ces invitations par semaine. Parfois, ces invitations sont reçues comme un cadeau, une opportunité, c’est le cas de ce serveur. Il vient juste de passer un diplôme d’études supérieur en urbanisme et il est intéressé par les consultations et le co-design citoyens : l’un des axes d’expertise de Percolab. Il m’a reconnue suite à la facilitation d’une session de planification stratégique que j’ai donnée pour l’une des unités à l’université où il a fait ses études.

D’autres fois, les invitations sont reçues les yeux écarquillés par l’incrédulité comme si je proposais de venir samedi au brunch familial, sans que l’on se connaisse ; dans le genre : apporte des fleurs et rejoins les p’tits et Matante Guylaine sur la trampoline.

« Pourquoi m’inviter à une réunion d’équipe ? » me demande la personne, « Vous ne traitez pas de trucs internes dans vos rencontres ? »

« Oui, bien sûr », je confirme, « nous traitons de trucs internes. Ça peut être stratégique, opérationnel, ou cela peut avoir avec notre dynamique interpersonnelle et le premier mardi du mois il s’agit de questions internationales. Certaines réunions parle d’argent et de la façon dont nous auto-gérons nos revenus. Il arrive même que nous ayons à gérer des conflits durant nos rencontres. Comme je le disais, mardi à 10h, tu devrais venir participer ».

« Oh, d’accord, je peux venir observer », dit la personne, « Je suis vraiment curieuse. Je serais très discrète, c’est promis ».

« Heu… bien… non, ça ne marche pas comme ça », Je réplique avec un sourire retenu, « Je ne t’invite pas à venir observer. Nous ne sommes pas des hamsters. Je t’invite à être avec nous, à participer. A nous aider à traverser nos défis, nos questions, à amener toute ton expérience, intelligence et sagesse, pour contribuer à nos décisions ».

« Vraiment ? » demande la personne, « Mais tu viens juste de me rencontrer ! Comment puis-je comprendre tout votre contexte, votre fonctionnement, vos règles ?  Comment puis-je réellement contribuer à une prise de décision ? Et votre directeur, il va dire quoi ? »

«  Pour commencer, il n’y a pas de directeur chez Percolab. Nous sommes vraiment une organisation horizontale et nous prenons nos décisions selon une approche basée sur le consentement. Bien sûr il n’est pas imaginable que tu comprennes tout. Mais participer à l’une de nos réunions est un moyen nettement plus efficace pour nous connaître que de lire la page « Accueil » de notre site web. Si nous discutons d’un problème nécessitant une décision, et que toi, depuis ta compréhension forcément limitée, tu y vois un risque potentiel pour notre entreprise, nous allons t’écouter et le prendre en compte pour avancer ».

« OK », dit la personne – je peux voir sa curiosité grandir, « mais est-ce que je serai la seule personne étrangère ? »

« Aucune idée ! » Lui dis-je. « Nous le saurons quand tu te présenteras ! Certaines semaines nous n’avons aucun invité (on ne les appelle pas des étrangers), il y en a souvent un ou deux, et il est arrivé, plusieurs d’entre nous étant à l’extérieur avec des clients, qu’il y ait trois fois plus d’invités que de membres Percolab ! Ces semaines-là sont en général super pour « brainstormer » autour de questions qui nous travaillent, comme repenser notre site web, par exemple ».

Ça ne finit pas par être épuisant d’avoir de nouvelles personnes chaque semaine dans vos réunions ? » Me demande-t-on ?

« Ça arrive, «  j’admets, « Certaines semaines ça m’agace d’avoir à accueillir des gens nouveaux lors d’une rencontre d’équipe, en particulier lorsqu’il y a un sujet vraiment important pour moi. Cela dit, à chaque fois, je trouve que nos invités m’aident à traverser les questions difficiles que ce soit vis à vis de notre métier ou de notre travail ensemble en tant qu’équipe. C’est tout particulièrement vrai si la personne n’arrive pas à saisir aisément ce que nous faisons ; ça nous oblige à clarifier la façon dont nous parlons de nous-mêmes et d’être plus transparents dans notre travail ensemble. Donc, je peux arriver grognon mais je repars presque toujours énergisée… avec l’aide du café ! »

« Quel genre de personne vient à vos réunions ? » me demande la personne.

« Il y a des invités intéressés par une collaboration avec nous, certains veulent nous étudier pour un projet d’étude, d’autres viennent à nos rencontres pour en savoir plus sur l’auto-organisation voire transférer de nouvelles pratiques dans leur entreprise ; il y a des experts internationaux profitant de leur passage à Montréal pour échanger avec nous et des personnes déjà clientes ou qui songent à travailler avec nous – participer à nos réunions leur donnent une idée vraiment concrète de l’application de notre savoir. L’une de mes pratiques favorites est d’inviter d’un coup tous les participants de mes ateliers à venir à l’une de nos réunions d’équipe. Tu devrais voir leur visage ! »

« D’accord ; je viens ! » s’exclame ma nouvelle connaissance, « Ça fait longtemps que je voulais en savoir plus sur l’auto-organisation mais sans être tout à fait sûr que mon équipe est prête. Vous voir en action m’aiderait. Je me sens vraiment mieux à l’idée de ne pas être juste un voyeur et contribuer avec mes connaissances et l’expérience que j’ai déjà. Je trouve cette idée de réunion ouverte vraiment inspirante et inhabituelle. Vous êtes courageux de faire ça ! »

« Ahh… » Je réponds prudemment. J’ai envie d’accepter ce compliment mais en même temps je suis un peu agacée que cette pratique que je trouve si normale soit considérée comme courageuse. « Il nous faut choisir : soit on parle de collaboration soit on expérimente, on vit l’expérience de ce que c’est que de travailler avec des «étrangers». Nous pouvons parler de transparence ou bien nous ouvrir à d’autres afin que nous puissions vraiment être vus, pour le meilleur ou pour le pire, et mieux comprendre qui nous sommes et nos points aveugles. Nous pouvons parler d’intelligence collective ou alors nous engager pour de bon avec d’autres personnes venant de contextes réellement différents. Pour moi et probablement pour tous les autres chez Percolab, ouvrir nos réunions bénéficie à l’entreprise ; la générosité que les gens nous montrent en partageant leurs connaissances dans notre travail est incroyable. Mais ouvrir nos rencontres d’équipe est aussi un acte significatif et symbolique: nous sommes une fractale de la façon dont nous aimerions que les organisations fonctionnent dans le monde. Imagine que les gouvernements, les institutions et les entreprises, les fondations et les associations aient un modèle de réunion qui soit ouvert, transparent, collaboratif et s’inspirent de l’intelligence collective ? Juste ça. Imagine un peu. »

« Waow ! » Me dit l’autre, « Je vais avoir besoin de temps pour me faire à cette idée-là. On pourrait peut-être en parler après la rencontre de mardi. »

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The city of the future is the one people narrate together

Guest Author: Mary Alice Arthur, Get Soaring

If you’ve ever been to Montreal, you will have experienced the vibrant hum of the city. It is a city that has distinctive neighbourhoods and an international flavour, and it is also a city committed to exploring and vitalising diversity. 2017 marks 375 years for Montreal and the city is helping to mark the celebration by making a public process of community storytelling.

Imagine, if you will wooden circular structures popping up in the midst of St Catherines walking street or in your local neighbourhood. They look very much like an open basket, because that was their inspiration.

Their intention is to create a network of points in space that transform people’s narrative about where they are and how they inhabit the space. Although they appear like little separate pods, they are all connected to the element of surprise and forming community, enabling people who sit in them to imagine space in a different way and create possibilities that were not there before.

They are called Nacelles, a French word meaning the basket of a hot air balloon, but conceptually pointing to network or multiplicity. In a tangible, physical way, they create a commons, a place to gather and share. By their very shape, they create an interesting bounded object in a public space in the shape of a circle. You’re exposed like you would be in public space, but you have a container of intimacy, and intentional collaborative moments in conversation. The nacelles create intimacy while you’re outside.

Each Nacelle is a set of pre-fabricated pieces which are easy to build together in about 20 minutes. In fact, the very act of building them starts creating community. They are about 12 feet in diameter, and seat around 12 – 15 people on two tiers of benches with a small table in the middle. But they are also permeable. People can stand outside the structure and lean in, making it possible to take part in something, even if you’ve just arrived.

Using these structures for public dialog and storytelling is the brainchild of French-based group Comm1possible. It fits seamlessly into Montreal-based practice Percolab‘s approach to dialogue and storytelling. Cédric Jamet explains: “We need more ways to connect people than social networks. The “smart city” as we think about it, is not enough. We need structures that allow us to do this in a real and physical way. That’s how Nacelles emerged.

“There was a consciousness around the circle as a way to connect people that informed the structure of the Nacelle. The idea of the city of the future is a city created by the people who live in it. Nacelles become a physical representation of that.

This project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion.

“When we think about it, this project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion. Nacelles help create a commons. The original idea was how can we experiment to create urban commons and cities as commons. That’s where it came from and where it’s headed. Really at the heart of the project is the idea of what becomes possible when we build the spaces we live in together.”

“The physical structure invites curiosity. And when you go over the threshold of curiosity it invites in relationship,” says Elizabeth Hunt. “One of our upcoming projects is around diversity and multi-culturalism with a borough of Montreal. Around their multi-cultural citizen day, we will be working with storytellers in the nacelles and then we will invite citizens with their own stories of how to shift the dominant discourse from integration to one of inclusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“It’s about building this together, shared responsibility. People show up with strollers, walking their dog. When a whole bunch of different kinds of people are there, you have the permission to go see. It’s a strange attractor. You enter the structure as strangers and emerge as allies. We are continuing to ask ourselves how we can use Nacelles as a collective sensemaking structure.”

Cedric chimes in again: “It shapes a bunch of things, experimenting with the Nacelle as a natural way to inclusion. We all have a relationship to this theme, whether we are born here or not, came here or not. I was hosting during the storytelling process – the storyteller was indigenous and his theme was around what it is to welcome and host people in. I was thinking ‘I’m an immigrant here. I’m French originally. I have a colonial background in me.’ Everyone who participated and shared stories verbalized their connection to this place in ways that were not anticipated. There’s something that happens when story gets shared and space gets held. Holding space is the condition for emergence. Something special happens.”

Elizabeth agrees, even though her story is completely different: “I’m born and bred in Montreal – same hospital as my dad – 11 – 15 generations each side. Those streets I’ve walked as a child, my parents, my grandparents also walked. I graduated from University on those steps over there. I had supper with someone there a few blocks over. My relationships to this space – what else is possible in my relationship to this city – is forever transformed by being there with the nacelles. We can transform an area into a storytelling platform, what else can we do in terms of moulding this city?”

Percolab has been partnering with French company Comm1Possible, which developed the concept and has used the nacelles in France and Morocco. Percolab is their only North American partner, but it seems obvious that the nacelles are far more than a way of creating community conversation and storytelling.  Even the way the two organisations are working together is seeking to create a commons out of the application of nacelles.

“Nacelles help create a commons,” Cedric tells me. “Then there’s the whole aspect of how we work together — if our purpose is to create commons, then Nacelles itself has to be a commons. That’s what we’re building on with Comm1Possible – how do we develop the system supporting Nacelles that is thought of and lived as a commons? Yes, there’s the object, but there’s a whole philosophy and business model that goes around it.”

Elizabeth continues: “We haven’t explored the questions, but the physicality of it invites the questions – how do we share this? Who does it belong to? How do we share the decisions? What is our vision for greater social change? We’re trying to work a commons based agreement – our working relationship is a commons relationship.”

In the end, it comes back to the magic of creating a space for people to narrate their common future.

As Cedric says: “The more people there are in the Nacelle, the more the Nacelle becomes invisible and it becomes a circle that’s about people. When we were using them on St Catherine and I walked away for a few minutes, I could see a conglomerate of people, but you couldn’t see the Nacelles. It was like a bunch of grapes but you can’t see the stem. It is an architecture that is holding people together but that you can’t see when its working well – it becomes invisible. That’s a metaphor for excellent hosting work.”

 

Find the original post by Mary Alice Arthur

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Collective sense-making as practice

Semi-structured co-learning across projects, domains, territories

Collective sense making is not evaluation nor debate. Very simply it requires some common themes which serve as common language or filters through which to think together about work that is very different. The common filters honor what is specific of what is happening in each place or domain and invite in a common language and thinking angle.

Recently I joined the European university of public sector territorial innovation for a 3 day adventure with over 200 people structured around 16 real projects from multiple countries. I was invited as an external witness (a healthy innovation practice) and was invited to intervene at the closing session. My task was to bridge between the event itself and the future via my external observations and insights. It was an invitation to work in emergence, with no possibility to plan ahead; this is the zone in which I thrive.

 At the end of the three days, I spoke to the group on the importance of prototyping as a rapid learning process, imperfect doing in order to gain information and insights. I reminded us all that co-creation requires being explicit with ourselves and the group on our commitment and contribution level. It is ok to be involved intensely and then step out, as long as it is made known. And then I finished on the topic of collective sense-making as a key process to help see more systemically. It is this point I wish to share in more detail.

I invited participants to identify some themes that could be interesting for us all. I do love how I can trust human beings and their intelligence and natural care. The themes that emerged were:

#citizeninvolvement

#coherence

#interdisciplinarity

There was no need to modify or improve upon these themes. They came straight from those who had lived the three days together. They would serve us for our collective sense making. We needed only to trust that that they were helpful themes for us.

I invited everyone to spend 5 minutes in silence to write whatever came up for them around these themes and our last three days of exploration around public sector innovation via the projects. Just a raw 5 minute writing time to prepare us for our collective sense-making.

Then it was time to step into conversations in pairs. Again, I reminded everyone to help each other not fall into debate or evaluation culture and to find someone who they had not met and who had worked on a different project than them. We had 15 minutes together in co-learning around our agreed themes.

There was some hesitation and then the entire room delved into deep conversation. Afterwards we had a share back and people spoke to how this had brought forward insights, anchored learning and made connections. People spoke of the delight to be in this type of flowing conversation with depth. The process was received as a gift. Some even used the term “soothing”. It does feel good to step back from our daily work, and converse with someone we don’t even know. Having a light “container” of shared themes and a little bit of solo time helps us access the deeper learnings that are ready to surface. It is about the sweet spot between chaos and order that allows generative emergence.

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