Cercle Mandalab – nouvelles

Première rencontre chez Communautique pour le cercle Mandalab. Clash d’atmosphères d’entrée de jeu entre la construction (réussie!) d’une dynamique vivante à l’intérieur du local et la destruction (non moins réussie) de l’environnement extérieur immédiat. La métaphore est parlante.

Sam ouvre le bal et lançant la question « Quelle est mon expérience/aisance avec des zones créatives où l’on ne maîtrise pas complètement ce qui va arriver? ». La centrifugeuse du Cercle se met rapidement en place et laisse déjà des traces sur le plancher, gracieuseté de Roch, dont le talent pour dessiner des mandalas est assez indéniable.

De têtes en têtes transpire un premier constat : on apprécie la richesse d’expérience que procure la sortie de la zone de confort pour stimuler la créativité, le changement de perspective et d’appréhension du réel. En fait, la zone d’inconfort est sans doute le lieu liminal permettant l’apprentissage, compris comme processus transformatif (j’entends Victor Turner triompher d’outre-tombe…).

Les expériences diverses pluralisent d’emblée les champs d’application de la créativité : dans la création, certes, mais aussi dans les perspectives et façons de faire, voire dans les relations interpersonnelles.

Le bal est parti.

Monique se lance dans un exposé des grande lignes du Mandalab, laboratoire citoyen d’innovation ouverte, en proposant un schéma circulaire de l’innovation ouverte :

innovation sociale –> innovation technologique –> innovation sociale

Dans ce contexte, on souhaite donc expérimenter et utiliser les technologies pour servir nos aspirations et besoins sociaux et stimulant les usages créatifs et innovants par rapport aux usages commerciaux prédominants.

Monique présente ensuite 10 axes du projet Mandalab afin de permettre aux membres du Cercle de se positionner par rapport au projet collectif. Des grappes de liens et d’intérêts émergent de suite, tout comme la solitude de Monique quant à la réflexion par rapport au modèle d’affaires. Devra-t-elle robinsonner seule son îlot ou des aventureux relieront-ils cette problématique à l’archipel de la réflexion (et de l’implication) collective?

C’est évidemment ce que Monique souhaite, un sourire en coin, en se promettant un tableau, une planification stratégique opérationnelle… On pense à un mini-cercle pour utiliser ce mandala d’intérêts : la pollinisation commence.

On pause, mais le bouillonnement est palpable. Café et croissant à l’orée de la fenêtre, les grues fascinent au départ par leur puissance et la beauté kafkaïenne du béton armé déchiré.  Le contraste est cependant frappant en l’espace de créativité et d’innovation qu’on tente de mettre en place et le laminage patrimonial qu’on observe dehors.

Monique évoque les grands projets centenaires de cathédrales comme exacte inversion de ce que la fenêtre donne à voir et à réfléchir. Penser l’habitation durable, en symbiose et en évolution avec son milieu, sur le modèle de la cathédrale inachevée, projet d’une société transcendant ses générations. Le café est fort.

Joëlle fait maintenant appel au cerveau multipartite du Cercle pour penser comment le Mandalab pourrait aider différents projets en stimulant la co-créativité. Brainstorm sur feuilles rotatives qui illustre à merveille le potentiel de la pensée en rebond.

Dernière activité du Cercle : chacun présente son projet et son engagement envers le projet commun à une autre personne, qui présente ensuite la synthèse au groupe. Coaching entre pairs, écoute active et reformulation de la compréhension. Le Cercle Mandalab est maintenant riche des projets de tous, on peut déjà entrevoir collaborations et échanges se dessiner… Un projet de développement de la compréhension collective de l’innovation sociale?

Il faudra remettre ça.

Texte et images par Marc Ouimet, membre du cercle Mandalab

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