À quoi sert une formation percolab?

Je suis consciente que notre approche de formation est non-conventionnelle, voir déstabilisante pour les participants.  

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Formation auprès des élus et agents de développement économique du Québec.

Il y a trois motivations derrière notre modèle  :

  1. Connecter ses façons de travailler avec des cadres conceptuels pour créer du sens.
  2. Vivre des expériences qui permettent d’entrer dans des subtilités pour amplifier sa manière de travailler.
  3. Construire sur ce que l’on fait déjà si bien avec plus de conscience.
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Atelier offert au secteur des entreprises d’insertion sociale du Québec.

Pas évident d’avoir des indicateurs sur de telles intentions.

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Des participants en plein travail lors d’un atelier sur les Méthodes d’intelligence collective.

Quand Philippe Garon, un participant d’une formation en région (Gaspésie, Québec), m’a fait un retour sur son expérience, ça m’a fait chaud au coeur. J’entends l’impact à travers son récit.

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Philippe Garon en action professionnelle.

« Bonjour !

Je suis un artiste multidisciplinaire qui vit en Gaspésie. J’offre aussi mes services en rédaction, correction et animation. Grâce à la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications, j’ai eu la chance de suivre une formation de Percolab avec Samantha Slade ici à Bonaventure en juillet 2015. En compagnie de 15 autres intervenant(e)s culturels de toute la région, j’ai pu me familiariser avec de nouvelles techniques de mobilisation créative. Quelle belle bouffée d’oxygène ! Nous avons pu nous familiariser avec plusieurs méthodes originales pour dynamiser les rencontres des multiples organisations qui œuvrent dans nos milieux. Samantha a réussi à adapter le contenu et son approche en fonction de nos réalités.

Personnellement, depuis cette formation, j’applique le plus possible dans mon travail mes apprentissages et je sens réellement une différence. Mes clients aiment expérimenter des activités qui sortent de l’ordinaire dans le cadre de leurs réunions. Leur efficacité et le plaisir qu’ils éprouvent à travailler ensemble s’en trouvent décuplés. Mais au-delà des méthodes que nous pouvons maintenant leur proposer, il y a l’importance de l’ambiance, de l’atmosphère que nous installons au sein des équipes que nous aidons. Mettre l’accent sur l’énergie positive, sur l’intelligence collective. Offrir aux gens un maximum d’espace pour leur permettre de s’exprimer et prendre le temps de vraiment les écouter. Encourager le questionnement, le rire, l’accueil des émotions, la réflexion, la créativité et la recherche d’idées audacieuses. Voilà un programme ambitieux, mais tellement motivant ! Percolab m’a donné le goût de pousser plus loin la maîtrise de l’art d’animer pour aider les gens de chez nous. »

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Philippe Garon en plein travail lors de la formation percolab dans sa région.

Merci Philippe pour un retour si ouvert. Si vous avez un retour apprenant suite à un atelier ou expérience percolab, svp partagez!!

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Amplifier une conférence avec un World Café

« Ne Pas Déranger » est une soirée organisée 2 ou 3 fois par an par le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) Languedoc-Roussillon. Un thème, un(e) invité(e), un diaporama, des participants, un temps de question/réponses et un buffet pour clôturer la soirée ensemble et échanger. L’occasion pour les entrepreneurs sociaux et solidaires de se retrouver autour de questions de fond et y réfléchir ensemble.

Le sujet du 9 avril dernier cependant, sur la discrimination à l’emploi des jeunes issus de la diversité, interrogeait sur leur présence ou leur représentation lors de la soirée. Comment faire venir des jeunes lors d’une conférence de ce type ?

Le comité d’animation du Mouves, avec l’engagement de percolab, a donc décidé de repenser l’organisation de la soirée de façon à permettre la participation de jeunes sans pour autant bouleverser de trop le modèle « Ne Pas Déranger » apprécié et bien connu des adhérents. Nous avons proposé pour cela d’amplifier la soirée par un premier temps d’activité participative.

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Processus mis en place

Première étape : la prise de contact avec des structures à l’œuvre sur le territoire pour monter deux partenariats; avec la Mission Locale des Jeunes de Montpellier qui a mis en place un système de parrainage. Un jeune en poste dans une entreprise en parraine un autre pour l’aider dans sa recherche d’emploi. Et un autre avec Face Hérault, une association qui favorise la mise en relation entre jeunes et entreprises en luttant contre l’exclusion.

percolab a rencontré un petit groupe de parrains et parrainés dans les locaux de la Mission Locale pour préparer leur venue. Nous leur avons demandé de tirer au sort un mot, écrit sur un bout de papier. Chaque jeune sortait au hasard l’un des mots – discrimination, embauche, jeunesse, potentiel, entreprise, mixité, écoute, et était invité à s’exprimer à ce sujet. Cela nous a permis, de manière légère, d’engager une conversation qui nous a donné une belle matière pour travailler les questions du world café.

Deuxième étape : préparer le world café, l’activité qui nous a semblé la plus pertinente pour nourrir le débat de la conférence.

Nous avons envoyé l’invitation à la soirée avec cette question :Comment créer ensemble les conditions pour que le potentiel de la jeunesse puisse se déployer et intégrer le monde de l’entreprise ?

Afin de bien préparer les participants à la conférence du soir, nous avons opté pour un 3è tour de conversation un peu particulier pour un world café : les tablées étaient invitées à co-écrire deux ou trois questions à poser le soir lors du débat. Une belle façon d’éviter le stress de devoir prendre la parole en public et de nourrir les échanges. Voici ce que Samir pense du World Café!

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L’inattendu s’est invité et nous a offert un beau cadeau : L’invité prévu a du être remplacé à la dernière minute par l’un de ses proches collaborateurs, inconnu des participants. A notre demande, il s’est joint au world café sans annoncer qu’il allait ensuite être le conférencier. Sa jeunesse et son intérêt pour l’activité, nouvelle pour lui, a favorisé le dialogue avec les jeunes présents, un peu intimidés tout de même, par la présence des adultes entrepreneurs présents aux tables du café.

Récoltes

C’est lors de la conférence, juste après, que nous avons pu mesurer tout l’intérêt de notre design.

percolab a d’abord présenté la récolte issue des 2 premiers tours du café, ce qui a permis d’illustrer toute l’intelligence qu’un groupe de 25 personnes peut développer en une heure ; puis, sans support visuel, le conférencier a pu intégrer dans sa présentation tout ce qui avait émergé avec le vocabulaire des conversations du world café permettant à tout le monde d’être à l’aise. Enfin, les questions, co-créées lors du 3è tour, ont permis de lancer un débat d’une richesse inhabituelle. Du jamais vu, selon plusieurs participants.

Une première et un plein succès. Déranger ou Ne pas Déranger n’est plus une question. Les moyens existent pour redonner du sens à nos événements, les amplifier et permettre aux participants d’être engagés ensemble pour apporter des réponses aux questions complexes de nos sociétés en mutation. Pourquoi s’en priver ?

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La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

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Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

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L’Art d’agir ensemble entre jeunes et élus

« Qu’est-ce qui devient possible quand les jeunes, les élus et les organismes ensemble, se parlent simplement à égalité et coopèrent pour trouver des solutions innovantes à nos préoccupations communes sur nos territoires? »

percolab est entré en partenariat avec l’organisme Créavif pour la réalisation d’une formation atypique en France autour de cette question. C’est la suite d’une initiative menée par Créavif et ses partenaires pour créer un Pacte Jeunesse en France et au Québec.

Pour aller plus loin, il fallait se réunir ensemble, les élus, les organismes travaillant avec la jeunesse et des jeunes afin de développer notre capacité à faire avec d’autres.

On fait tous, chacun de notre côté ; force est de constater que ça marche peu. La seule manière de construire le futur auquel nous aspirons tous, c’est ensemble. C’est pourquoi nous avons organisé une rencontre/formation de trois jours à l’Art d’agir ensemble à Aubervilliers en banlieue parisienne avec des élus de la région Ile-de-France venus devant le Parlement Québecois, des organismes travaillant avec la jeunesse et des jeunes de cette banlieue parisienne plus une poignée de Québecois.

Creavif a trouvé en percolab un partenaire naturel vu notre engagement auprès des jeunes et des enjeux urbains et notre ancrage et savoir faire dans les pratiques de leadership participatif et l’art d’agir ensemble.

La salle des mariages de la ville où se sont déroulées les deux premières journées a vu une cinquantaine de personnes de tous âges, de tous horizons, élus et citoyens, échanger, s’exprimer, organiser des cercles de conversation autour des questions leur tenant à cœur, improviser pour prendre le rôle de « l’autre », apprendre à agir ensemble, dans un joyeux chaos créatif.

Le troisième jour, sous le magnifique chapiteau de la Fraternité, ce sont cinq initiatives en émergence qui ont été soutenues par l’intelligence du groupe : « dessine-moi ton chez nous », « sculpture sans domicile fixe », « pizza-villes », « inauguration citoyenne », « halte au délit de faciès ».

L’intention commune au sein de l’équipe était « prouver et se prouver que faire ensemble c’est possible! Dans la simplicité, l’amour, l’authenticité, la créativité, l’écoute, la puissance et la fraternité. » On peut dire que ce fut le cas.

Ce qu’ils en disent :

« C’est tout sauf une formation! Une usine à idées, un forum des rencontres et un studio de production : 3 jours qui vous facilitent les 362 restants! »
Fétih CHOUDER, Élu aux questions internationales. Aubervilliers.

« En 3 jours, j’ai travaillé avec 50 personnes, participé à 4 projets, et j’ai des rendez-vous pour les 6 mois à venir. Qui va me croire? »
Carole Wurgès, Sculptrice. Montreuil.

« La dernière fois que j’ai vu autant de citoyens réunis et que je ne connaissais pas, c’était pour les élections! Ça me rassure! »
Tarek ADDAD, Étudiant. Aubervilliers.

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Bien récolter nos rencontres pour passer de la réflexion à l’action

Depuis les tous débuts de mon engagement dans le monde communautaire je me suis souvent retrouvé à écouter et des fois participer au même débat.

D’un côté, il y a ceux qui insistent que notre monde est trop axé sur l’action, l’action, l’action. L’action à tout prix! On ne veut que des livrables, des impacts, du quantifiable. On se lance dans l’action avant de réfléchir, comprendre le contexte, bien cerner les idées, et approfondir notre compréhension des enjeux. Ce dont on a besoin, disent ceux-ci, est un espace pour le dialogue et la réflexion. Ils ont raison.

“Grands parleurs, petits faiseurs!” crient ceux de l’autre bord du fossé. On gaspille trop de temps avec tout ce blabla. On fait le tour des questions encore et encore et pendant ce temps les choses s’empirent. Il y a des vrais problèmes dans le monde et si on veut même une toute petite chance de pouvoir les résoudre il faut agir. Ils ont aussi raison.

J’ai passé beaucoup de mon temps à sauter d’un camp à l’autre: Action! Réflexion! Non, action! Non, réflexion!

Ces deux concepts ne sont pas en opposition. En fait, ce sont des idées complémentaires: bien réfléchir pour bien agir. Quelle idée! C’est ce que le philosophe et éducateur radical Paulo Freire appelle la praxis.

Tout récemment j’ai eu la chance d’accompagner le regroupement Plateau en forme dans la planification et la facilitation d’un Forum sur les saines habitudes de vie chez les jeunes de 0 à 17 ans. Un des défis que Plateau en forme retenait face au Forum était  : comment saisir l’expérience, les connaissances, et les suggestions des participants, représentants d’organisations et d’intervenants jeunesse, pour alimenter le plan d’action que Plateau en forme se préparait à déposer suite au Forum ? Un exemple parfait de comment créer un espace pour la réflexion et le dialogue en vue d’actions concrètes! Ensemble nous avons développé une stratégie de récolte pour le Forum qui s’est faite en quatre étapes:

1) Semer les bonnes questions. Qu’est-ce que Plateau en forme voulait vraiment obtenir des participants durant le Forum? Est-ce qu’on s’attendait à découvrir des nouvelles pistes, valider des idées possibles, bonifier ce qui se passe déjà? Est-ce que c’était la place pour les participants de suggérer des idées de projets spécifiques ou est-ce qu’on voulait concentrer la réflexion sur les grands enjeux pour le quartier?

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons pris du temps pour bien comprendre le contexte et l’intention de Plateau en forme face au Forum. Nous avons consulté des documents clés que le regroupement utilise déjà pour cadrer son travail. Par la suite le comité organisateur a fait un excellent travail pour développer des questions interpellantes (tout en gardant un langage simple et accessible) pour des participants provenant de milieux divers – toujours en vue d’alimenter le plan d’action.

2) Soutenir la récolte. Un des plus grands défis dans presque tout événement auquel j’ai participé est de comment saisir la richesse des échanges au-delà de demander aux participants de travailler en petit groupe, prendre des notes sur des grandes feuilles et rapporter la synthèse en plénière – le mode “par défaut” dans beaucoup de rencontres.

Nous avons codéveloppé une suite d’outils sur mesure pour aider Plateau en forme à récolter l’expérience, les idées, et les impressions des participants à plusieurs niveaux. L’intention étant de garder  des traces de chaque moment de la journée en offrant aux participants des artefacts intéressants, inspirés par les questions clés, avec lesquelles on voudrait interagir. Mon coup de cœur: une pyramide en papier que l’un des membres du comité de planification avait déjà vu dans un autre événement. Elle m’a montré une photo et nous étions tous d’accord que ça serait le véhicule parfait pour saisir une partie importante de la journée dans un format ludique. Le défi était de construire sept pyramides tridimensionnelles à partir d’une photo! Heureusement que j’ai une longue expérience comme relieuse de livre.

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3) Débroussailler la récolte. Pour s’assurer que toutes les informations et les idées récoltées par les participants ne poirotent pas sur une tablette ou au fond d’un placard, nous avons planifié une session de débroussaillage une semaine après l’événement. En attendant cette session, la coordonnatrice de Plateau en forme a pris le temps d’organiser et transcrire les informations. Au cours de cette session, nous avons fait le tour de tous les artefacts pour identifier les idées fortes selon les thèmes les plus récurrents, gardant en tête les objectifs et les questions clés que nous avions identifiés au tout début de notre planification. Bien sûr, on s’attendait à ce que certains enjeux soient bien présents et ils l’étaient. Par contre, certains sujets dont on croyait qu’ils seraient là bien fortement, brillaient par leur absence, et des nouvelles idées inattendues se sont enracinées dans la démarche. Le résultat? Un inventaire de pistes d’actions claires et concrètes pour soutenir les saines habitudes de vie chez les jeunes de 0 à 17 ans.  Des idées émergent d’une démarche participative  que Plateau en forme pouvait maintenant mettre à profit pour son plan d’action – et idéalement réaliser! Le plus beau cadeau de cette démarche: en plus de nous offrir une perspective sur les enjeux et les pistes d’action bien réfléchis par des personnes de terrain, la récolte nous a offert beaucoup d’informations additionnelles sur la vision, les valeurs et les meilleures approches à prendre – des données importantes pour assurer une action cohérente et conséquente.

4) Partage et implémentation. Plateau en forme souhaitait également partager les données récoltées lors de l’événement avec les participants ainsi qu’avec des intervenants n’ayant pas pu assister au Forum. Un document bilan des activités et un résumé présentant le plan d’action ont été réalisés. L’idée derrière ces deux documents est d’expliquer brièvement le processus réflectif qui a permis d’élaborer et de planifier les projets qui seront mis en œuvre au cours de la prochaine année.

Dans les prochains mois, le regroupement envisage d’organiser d’autres événements (dîner-causerie, 5 à 7 réseautage) pour permettre le partage et le travail collaboratif entre les intervenants jeunesse du quartier. Ces événements seront certes de plus petite envergure et porteront sur des thématiques plus ciblées. Toutefois, il demeure que cette façon d’aborder les enjeux donne lieu à des discussions et des partenariats intéressants. Oser réfléchir et travailler différemment en misant davantage sur la mobilisation et les forces en présence plutôt que d’axer sur la revendication et les divergences.

On récolte ce qu’on sème

Une bonne récolte se prépare bien avant un événement:  poser les bonnes questions, développer des outils de soutien, être imaginatif pendant l’événement, et travailler encore après pour synthétiser, distiller la récolte brute et en faire une délicieuse boisson énergisante qui nous aide à passer de la réflexion à l’action!

elizabeth@percolab.com

Photos: Maxim Lecompte

Photos: Elizabeth Hunt

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L’art d’agir ensemble – Art of Hosting

Art of Hosting est une communauté internationale de praticiens qui engage équipes et groupes dans l’action pour le bien commun à partir d’approches pour travailler en contexte de complexité. Des formations Art of Hosting (AoH) ont lieu depuis quelques années sur tous les continents. percolab a senti le potentiel et l’importance de connecter le Québec à cette pratique et ses méthodologies pour développer des nouvelles façons de collaborer, de travailler et d’innover.


Nous avons lancé un appel et une équipe locale s’est formée.  C’est joint à nous trois amis de l’international :  Toke Moeller de Danemark qui a introduit AoH à la Commission Éuropéene, Chris Corrigan praticien aguerri de Colombie Britannique et Tuesday Ryan-Hart qui aide l’utilisation des méthodes AoH comme système d’opération à Columbus Ohio. Ensemble, nous avons co-crée une formation de trois jours en janvier 2013 à Espace Lafontaine, au coeur de Montréal et une deuxième en octobre 2013 au Toundra dans le parc Jean-Drapeau. En tout 250 personnes ont suivi la formation et ont pratiqué l’art de processus de groupes sous diverses formes.

Depuis, percolab poursuit son engagement par sa participation et soutien de la communauté de pratique et dans la mise en place des espaces numériques, au niveau local et international.


Réflexions sur l’impact de la formation  :

Cette rencontre a démultiplié notre capacité d’entrer en mouvement avec des praticien-nes en phase avec la culture d’ouverture, de partage, d’expérimentation et d’apprentissage émergente de notre organisme. Elle a aussi contribué à accélérer notre pratique collaborative à l’interne et au sein de notre CA. AoH permet un ancrage de l’authenticité.

Monique Chartrand, DG et Raquel Penalosa membre du CA, Communautique

Plusieurs ont écrit sur l’expérience :

Aussi, nous avons réfléchit à l’apport positif de faire un événement qui accueille les deux langues de Montréal  (The Joy of a bilingual event) et l’apport de garder notre posture d’apprenants (The Lost Practice of Apprenticeship).

Pour savoir plus sur des formations AOH à Montréal et la communauté de pratique, visitez le site :  Art of Hosting Montréal.

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