Liberté, responsabilité et auto-organisation

Ces trois mots –  liberté, responsabilité et auto-organisation- représentent pour moi, l’essence d’un Forum Ouvert.

Participer à un forum ouvert c’est pouvoir expérimenter ces trois concepts et sentir à quel point il faut les 3 pour ouvrir un espace d’émergence à l’intelligence collective. Après de longues années de pratique du Forum Ouvert, je partage quatre subtilités qui aident à être dans la profondeur et la puissance de cette technologie sociale, de la première à la dernière minute!

1. L’accueil des participants

Inviter à un Forum Ouvert c’est ouvrir un espace où accueillir les participants; le cadrage par un ou deux hôtes est un rituel qui peut paraître un peu désuet ou contradictoire avec l’idée d’auto-organisation par exemple, mais qui permet en réalité de préparer à l’élément de responsabilité. Nous ne sommes pas là par hasard, ni pour bavarder de manière légère, mais bien pour proposer des sujets qui nous tiennent à cœur, qui nous remuent ou nous travaillent en ce moment, pour les partager en conscience et trouver des idées, des solutions, faire avancer nos questionnements grâce aux autres.

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Le formalisme qui entoure souvent l’accueil et la présentation du forum n’est pas anodin. Je me souviens d’avoir proposé, dans un rassemblement, une minute de présence à soi, debout, les uns à côté des autres, puis de synchroniser nos respirations avant de laisser les participants venir présenter leurs sujets. Ce type de temps d’ancrage peut renforcer l’esprit de la méthode et la qualité des conversations qui auront lieu.

2. Le champ (symbolique) du forum ouvert

J’aime beaucoup l’idée du cercle pour accueillir et rassembler tout le monde (y compris les hôtes pour leur cadrage, ce qui permet à tous de les voir et en même temps, les place en équivalence dans le cercle). La taille du cercle est bien sûr, fonction du nombre de personnes. Dans le cas de grands groupes (plus de 50 personnes), on peut aussi placer les participants sur plusieurs rangs en demi-cercle devant la place du marché ou sur plusieurs cercles concentriques, avec des travées pour la circulation. Un espace central ou à mi-chemin de la place du marché est ainsi créé où les participants viennent ramasser une feuille pour écrire leur sujet.

Avec un cercle trop grand, les participants doivent faire de nombreux pas pour s’avancer devant toute l’assemblée ce qui demande plus que l’engagement souhaité. Le risque est de laisser les plus intrépides ou les plus habitués à être mis en valeur s’exprimer, au détriment de voix plus humbles, si importantes à entendre pourtant. Le champ symbolique à traverser est trop large, tout simplement. A l’inverse, une distance trop courte ou absente entre les participants et les feuilles, n’incite pas à la responsabilité d’amener un sujet puissant.

Il y  a une raison pour laquelle les feuilles ne sont pas distribuées aux participants. Une feuille sur les genoux me donne envie d’écrire, mais pas forcément de m’engager sur un thème chaud pour moi. Il faut qu’il me pousse à m’avancer, à braver le vide du centre pour le proposer aux autres.

3. L’annonce des sujets

Le temps pendant lequel les participants viennent proposer leurs sujets paraît souvent long et, en tant que facilitatrice, cela fait toujours un peu peur : et si personne n’ose s’avancer, que faire? Laisser le silence s’installer dans l’espace peut être source de malaise et pourtant, il est essentiel de faire de la place à la réflexion. Le thème est là, bien en évidence, j’y pose mes yeux dessus et je me laisse gagner par le désir d’amener un sujet aux autres… Et puis, une personne se lance, vient écrire une proposition, l’annonce à haute voix. Qu’est-ce qui résonne en moi? Le sujet est tout proche d’une idée que j’avais en tête, alors je vais attendre… Le sujet m’éclaire au contraire et révèle une question forte, alors je vais aller la proposer… Ce jeu d’allers et retours, d’annonces faites l’une après l’autre, permet à l’intelligence et la sagesse du groupe de se manifester. J’ai toujours été surprise de voir que le nombre de sujets proposés correspondait presque parfaitement au nombre de salles prévues, et qu’en tout cas, il n’y en avait pas 3 ou 4 fois de trop ce qui pourrait être frustrant pour les participants les amenant. La responsabilité et une forme d’auto-organisation émergent là: nous n’en avons pas forcément conscience, mais vivre un tel moment est une expérience forte qui donne confiance dans le collectif avant même de commencer les tours de conversation.

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4. Les cercles de conversation

Je préfère en général, quand je facilite, laisser les participants s’auto-organiser pour être en cohérence avec la technologie du Forum Ouvert. Qu’il y ait 2 ou 3 tours, séparés par le déjeuner ou pas, je trouve bon de ne pas intervenir pour informer qu’une nouvelle session va bientôt commencer. Cela dit, avec un groupe de personnes qui n’a jamais expérimenté cette liberté et cette responsabilité, l’auto-organisation ne va pas forcément de soi et parfois, je vais avertir les cercles… Je ne suis pas à l’aise avec cette idée; je ressens, confusément que je ne fais pas confiance au processus et aux personnes présentes. C’est un acte de lâcher-prise! Quoiqu’il en soit, l’auto-organisation se prépare et s’installe. Pas question, par exemple, d’indiquer le début du premier tour avant que tous les sujets ne soient affichés. Je trouve préférable d’annoncer clairement l’ouverture du Forum quand tout est prêt, quitte à ajuster un peu la durée des sessions si le temps de présentation a été particulièrement long. De même, il est impératif de ne pas changer les horaires des sessions en cours de Forum, lorsque tout le monde est déjà dispersé; cela déstabiliserait inutilement et nuirait à l’auto-organisation que l’on essaie d’instiller.

On pourrait aussi, parler du Forum Ouvert comme magnifique outil pour faire des réunions d’équipes agiles – mais ça c’est une autre histoire!

Voir : Playing with Open Space Methodology sur une expérimentation du Forum Ouvert au niveau de la ville.

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À quoi sert une formation percolab?

Je suis consciente que notre approche de formation est non-conventionnelle, voir déstabilisante pour les participants.  

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Formation auprès des élus et agents de développement économique du Québec.

Il y a trois motivations derrière notre modèle  :

  1. Connecter ses façons de travailler avec des cadres conceptuels pour créer du sens.
  2. Vivre des expériences qui permettent d’entrer dans des subtilités pour amplifier sa manière de travailler.
  3. Construire sur ce que l’on fait déjà si bien avec plus de conscience.
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Atelier offert au secteur des entreprises d’insertion sociale du Québec.

Pas évident d’avoir des indicateurs sur de telles intentions.

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Des participants en plein travail lors d’un atelier sur les Méthodes d’intelligence collective.

Quand Philippe Garon, un participant d’une formation en région (Gaspésie, Québec), m’a fait un retour sur son expérience, ça m’a fait chaud au coeur. J’entends l’impact à travers son récit.

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Philippe Garon en action professionnelle.

« Bonjour !

Je suis un artiste multidisciplinaire qui vit en Gaspésie. J’offre aussi mes services en rédaction, correction et animation. Grâce à la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications, j’ai eu la chance de suivre une formation de Percolab avec Samantha Slade ici à Bonaventure en juillet 2015. En compagnie de 15 autres intervenant(e)s culturels de toute la région, j’ai pu me familiariser avec de nouvelles techniques de mobilisation créative. Quelle belle bouffée d’oxygène ! Nous avons pu nous familiariser avec plusieurs méthodes originales pour dynamiser les rencontres des multiples organisations qui œuvrent dans nos milieux. Samantha a réussi à adapter le contenu et son approche en fonction de nos réalités.

Personnellement, depuis cette formation, j’applique le plus possible dans mon travail mes apprentissages et je sens réellement une différence. Mes clients aiment expérimenter des activités qui sortent de l’ordinaire dans le cadre de leurs réunions. Leur efficacité et le plaisir qu’ils éprouvent à travailler ensemble s’en trouvent décuplés. Mais au-delà des méthodes que nous pouvons maintenant leur proposer, il y a l’importance de l’ambiance, de l’atmosphère que nous installons au sein des équipes que nous aidons. Mettre l’accent sur l’énergie positive, sur l’intelligence collective. Offrir aux gens un maximum d’espace pour leur permettre de s’exprimer et prendre le temps de vraiment les écouter. Encourager le questionnement, le rire, l’accueil des émotions, la réflexion, la créativité et la recherche d’idées audacieuses. Voilà un programme ambitieux, mais tellement motivant ! Percolab m’a donné le goût de pousser plus loin la maîtrise de l’art d’animer pour aider les gens de chez nous. »

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Philippe Garon en plein travail lors de la formation percolab dans sa région.

Merci Philippe pour un retour si ouvert. Si vous avez un retour apprenant suite à un atelier ou expérience percolab, svp partagez!!

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Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels

Nous vivons dans une société qui prône le travail individuel : on nous demande trop souvent de faire en solo plutôt que de faire avec les autres. Cette vision axée sur l’individu est un puissant frein lorsque nous souhaitons nous engager dans des projets majeurs qui sont en réponse à des besoins réels et pressants. Seul dans son coin, il est difficile d’imaginer les solutions neuves et adéquates qui méritent d’être mises de l’avant!

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Pourtant, dans le secteur culturel, les acteurs manifestent l’intérêt de collaborer et de cocréer afin de renforcer les capacités de leurs organismes et des personnes. Même si cela peut sembler anodin, le fait de réussir à travailler en partenariat avec d’autres s’avère une expérience puissante et fructueuse.

Mais ce n’est pas simple, l’expérience le démontre. Nous avons tous déjà vécu des projets qui ont été ralentis, voire même annulés suite de difficultés de tous ordres entre les différentes instances impliquées. Comment se crée cet écart entre le potentiel transformateur d’un projet et la réalité parfois autre de sa mise en œuvre? La réponse se trouve en grande partie dans les méthodes et les cadres conceptuels qui nous guident dans le travail.

Si l’on souhaite développer sa capacité à réaliser et à réussir les projets partenariaux ou multi-acteurs, il importe de recourir à des méthodes qui ajoutent à la fois de la rigueur et de la légèreté à la collaboration, qui nous aident à voir les différences entre les parties prenantes comme des forces et non des embûches, et qui font la part entre ce qui est essentiel à chacun et ce qui est accessoire. Bien que ces approches soient différentes des manières de faire auxquelles nous sommes habitués, elles nous sont familières puisqu’elles font appel à notre sensibilité, à notre intuition et au gros bon sens.

Ces méthodologies nous aident aussi à déceler les patterns récurrents propres aux processus collaboratifs pour pouvoir agir ensuite. À titre d’exemple, personne ne veut être contrôlé, mais on aime tous dicter ce que les autres devraient faire : comment dénouer cette situation qui montre que le pouvoir est un enjeu de premier plan dans les relations entre les personnes?

La mobilisation créative consiste avant toute chose à suspendre les suppositions avec lesquelles on travaille, à prendre du recul et à s’ouvrir à de nouvelles façons de faire. Les processus de cocréation sont au cœur de l’interdépendance et l’évolution constante de la vie.

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Trois astuces pratiques pour mieux collaborer et pour créer des partenariats durables

  1. Faire preuve d’ouverture à l’égard des autres, en invitant des personnes nouvelles aux conversations, afin d’ouvrir le partage de l’information et aller plus loin vers des territoires inexplorés.

  2. Pratiquer le lâcher-prise, en acceptant la vulnérabilité que le processus nécessite et en acceptant de travailler en mode brouillon avec d’autres.

  3. Renforcer le passage de « mon projet » à « notre projet ».

Percolab a collaboré avec le  Conseil de culture de la  Laurentide en offrant une formation sur la Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels. Cet article a été publié dans le journal local en lien avec cette formation et les photos proviennent de la formation (prises par percolab). 

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Playing with Open Space Methodology

How far can you stretch an open space methodology? For the facilitator in me, there is nothing like a good ol’ open space to nimbly pass the power and responsability of an event over to the participants. People can forget that I am in the room as the life of self-organization flows. The process leads to new found clarity, ideas, connections that can help unstick thinking, open a field, prepare a decision etc, but the output I appreciate the most is the flip that happens inside people. The « Oh, things can be that simple and real ». And the « Oh, if there is something I care about strongly, that means it’s me who should be doing something about it. » This is great stuff and I have found myself playing with it in ways that are surprising me.

City as open space

Recently, we co-organized a three day event in Montreal on the theme of the commons for 75 participants [Art of Commoning] with three international experts: David Bollier (USA), Silke Helfrich (Germany) and Frédérique Sultan (France). The first two days of the event took place at the natural science museum, Space for Life.

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Art of Commoning at the Rio Tinto Planetarium, Montreal

We knew that the venue was not available for the third day and we had made a deliberate decision to NOT rent another venue and try out a wild idea.

What if for day three we trusted the group to self-organise their day in different locations around the city?

This super wide open space had some risks given the time of year was November and the number of people involved,  but the team was up for the experimentation.

I must say it was helpful that the event was pushing self-organization in multiple ways. Lunch for day two was a 75 person potluck  with light instructions to run it efficiently. All dishes, sweet and savoury, were laid out in the centre of a long dining table. With 4 starting points, everyone moved along the table serving themselves. Only once everyone was served did we sit down.

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75 person potluck

At the end of day two, we announced that the whole next day was dedicated to working on our projects together in any way we wanted. 15 people stepped up with a project. Each person shared how much time they wanted to work on their project – 3 hours being the most popular. We invited everyone to self organise, where and when they would meet the next day and with whom. There was a period of semi-chaos with lots of noise and some concern that the facilitators should have done more, and then, magically, the dust settled. Everyone knew where things were going to take place the next day, at someone’s home, at a coworking, a fablab. The full schedule was emailed to all later that evening with details of locations, times, project leaders, contact numbers and a one stop emergency number. We all shared a collective online space (framapad) for documentation. Finally, we all agreed to meet up at the end of the day for dinner and celebrations (some people took up the « dinner for 75 challenge »).

The experience was true to open space spirit. The work was engaging, deep, dynamic. Most people attended two sessions, some in different locations.

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Art of Commoning day 3, work session at EchoFab, Montréal

Over the course of the day the projects leapfrogged to their next step. A school of commoning moved to the next level, a community land trust initiative got unstuck, a group contributed to an international initiative of patterns of the commons, a business transitioned and a some projects of  living spaces as commons gathered momentum and much more.

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Session on Patterns of commoning with Silke Helfrich

At the evening meeting point, at ECTO co-working cooperative we were all a-buzz, sharing our experiences and projects over a home cooked meal, with a bit of play and  video harvesting and then some good ol’ dancing.

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andyDuring the evening  a time bank was set up and those who wanted to made further commitments to the projects of the day. The mutual support that had begun that day was able to continue on.

And so, the light frame that holds the freedom of an open space can extend out even across a city and coming back together  helps the collective field to continue to grow.

Guide to City Wide Open Space

Day Before

  • Invite in a culture of helping each other and a way of working for wiser action.
  • Allow  specific time and space whereby those who hold the projects and those who are keen to help out work out when and where they would like to meet by themselves. Trust that they will be able to figure out what is best to do.
  • Share digitally, web/email the open space market place, with contact info and maps

The day of

  • Allow the magic to happen
  • Share through social media, an online collective writing space (ex. frampad)
  • Come together to see a collective harvest and generally celebrate!
  • Set up a time bank to facilitate continued collaboration.

 

 

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La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

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Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

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L’Art d’agir ensemble entre jeunes et élus

« Qu’est-ce qui devient possible quand les jeunes, les élus et les organismes ensemble, se parlent simplement à égalité et coopèrent pour trouver des solutions innovantes à nos préoccupations communes sur nos territoires? »

percolab est entré en partenariat avec l’organisme Créavif pour la réalisation d’une formation atypique en France autour de cette question. C’est la suite d’une initiative menée par Créavif et ses partenaires pour créer un Pacte Jeunesse en France et au Québec.

Pour aller plus loin, il fallait se réunir ensemble, les élus, les organismes travaillant avec la jeunesse et des jeunes afin de développer notre capacité à faire avec d’autres.

On fait tous, chacun de notre côté ; force est de constater que ça marche peu. La seule manière de construire le futur auquel nous aspirons tous, c’est ensemble. C’est pourquoi nous avons organisé une rencontre/formation de trois jours à l’Art d’agir ensemble à Aubervilliers en banlieue parisienne avec des élus de la région Ile-de-France venus devant le Parlement Québecois, des organismes travaillant avec la jeunesse et des jeunes de cette banlieue parisienne plus une poignée de Québecois.

Creavif a trouvé en percolab un partenaire naturel vu notre engagement auprès des jeunes et des enjeux urbains et notre ancrage et savoir faire dans les pratiques de leadership participatif et l’art d’agir ensemble.

La salle des mariages de la ville où se sont déroulées les deux premières journées a vu une cinquantaine de personnes de tous âges, de tous horizons, élus et citoyens, échanger, s’exprimer, organiser des cercles de conversation autour des questions leur tenant à cœur, improviser pour prendre le rôle de « l’autre », apprendre à agir ensemble, dans un joyeux chaos créatif.

Le troisième jour, sous le magnifique chapiteau de la Fraternité, ce sont cinq initiatives en émergence qui ont été soutenues par l’intelligence du groupe : « dessine-moi ton chez nous », « sculpture sans domicile fixe », « pizza-villes », « inauguration citoyenne », « halte au délit de faciès ».

L’intention commune au sein de l’équipe était « prouver et se prouver que faire ensemble c’est possible! Dans la simplicité, l’amour, l’authenticité, la créativité, l’écoute, la puissance et la fraternité. » On peut dire que ce fut le cas.

Ce qu’ils en disent :

« C’est tout sauf une formation! Une usine à idées, un forum des rencontres et un studio de production : 3 jours qui vous facilitent les 362 restants! »
Fétih CHOUDER, Élu aux questions internationales. Aubervilliers.

« En 3 jours, j’ai travaillé avec 50 personnes, participé à 4 projets, et j’ai des rendez-vous pour les 6 mois à venir. Qui va me croire? »
Carole Wurgès, Sculptrice. Montreuil.

« La dernière fois que j’ai vu autant de citoyens réunis et que je ne connaissais pas, c’était pour les élections! Ça me rassure! »
Tarek ADDAD, Étudiant. Aubervilliers.

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