Guide des compétences pour emmener un domaine vers son futur

Contexte

Le guide des compétences est un outil névralgique pour l’ensemble des professionnels québécois en ressources humaines (formation, accréditation, inspection et développement professionnel). Pour la première fois de son histoire, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) aborde le renouvellement de cet outil en mode co-création afin de produire un guide qui répond aujourd’hui aux besoins de ses membres tout en portant la profession vers son futur.

Rôle de Percolab

Percolab a conçu une démarche de co-création sur mesure pour l’occasion – ancrée dans l’écoute du milieu et nourrie par d’autres guides de compétences et des cadres conceptuels, tout en étant soutenue par un processus d’accompagnement et de création de sens.


La démarche, radicalement créative, a permis, dans un premier temps, d’explorer l’utile existant et de révéler les possibles et les rêves, tant au niveau du contenu que du format.

Dans un deuxième temps, une série d’ateliers en mode itératif a mené la communauté à travailler sur le guide à mesure qu’il se construisait.

Dans un troisième temps, des auditoires spécifiques ont été ciblés afin de plonger en profondeur sur certains aspects du guide. Pour tenir toute cette démarche, et particulièrement l’arrivée et le départ de participants, une stratégie visuelle avec une fresque évolutive venait appuyer et expliciter l’avancement des travaux en intégrant le travail fait. 

Environ 200 participants ont contribué aux différentes étapes de la démarche.

Les ateliers, la facilitation et la production des visuels étaient de la responsabilité de Percolab, alors que la stratégie, la rédaction et la présentation des résultats ont été conçues en co-création avec le client.

Impacts de notre intervention

Un guide de compétences simplifié, pratique, qui va à l’essentiel;

  • Qui a l’adhésion et la fierté de la communauté RH, et sera largement utilisé, de l’inspection jusqu’aux professionnels en ressources humaines;
  • Qui sera présenté comme un exemple de guide de compétences à d’autres ordres professionnels au Canad a et dans le monde;
  • Qui intègre deux nouveaux domaines de compétences, une innovation importante.

 

 

 

Fresque évolutive par Paul Messer de Percolab

Domaines : | | | | |
Secteurs d'activités : |
Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |

Réimaginer les ruelles commerciales du centre-ville de Montréal

Que sont les ruelles pour une ville de l’ampleur de Montréal? Qu’est-ce que la ruelle représente pour les citoyens qui l’habitent? Comment réimaginer la ruelle commerciale comme l’espace public du 21e siècle? Voilà quelques-unes des questions qui nous habitaient en plongeant dans un projet passionnant réalisé à la fin de juillet 2016.

28632698546_f145687e72_oLes ruelles sont des espaces paradoxaux. Ce sont des espaces publics, qui appartiennent donc à tous, mais qui sont toutefois davantage utilisés comme des espaces privés. Ils sont peu valorisés, peu fréquentés, peu désirés. On y entrepose ses ordures, on y effectue ses livraisons, on les utilise comme raccourcis d’un point de la ville à l’autre. Rarement y passe-t-on plus de quelques minutes, et encore moins les considère-t-on comme des espaces de vie et de détente. Pourtant, et c’est là le paradoxe, les ruelles sont aussi des espaces très utilisés, qui font partie des éléments marquants du paysage urbain montréalais. Dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal en 2017, la ville souhaite donc réaliser entre 3 et 5 projets pilotes pour transformer des ruelles commerciales du centre-ville en des espaces publics habités et conviviaux.

Pour ce projet, percolab a travaillé avec l’arrondissement Ville-Marie pour identifier les 5 ruelles les plus propices à l’aménagement d’un projet pilote en 2017, par le biais d’une démarche participative impliquant les commerçants, les travailleurs, les résidents et les touristes du Centre-Ville. Le processus a permis de mieux comprendre comment les gens utilisent l’espace, mais aussi de recueillir des idées, suggestions et commentaires pour influencer les aménagements qui seront réalisés par la ville. Percolab a été choisi par l’arrondissement pour sa capacité à créer des processus à la fois créatifs et rigoureux, et soucieux de cultiver l’inclusion de toutes les parties prenantes.

Par ailleurs, percolab se positionne dans l’exploration avec nos clients des paradigmes du futur : futur du travail, futur des organisations, futur des villes. Pour nous, ce projet était une magnifique opportunité d’explorer les patterns de la ville du futur à travers la création d’un espace public temporaire. Notre approche s’est centrée autour de la question de comment réimaginer ensemble la ruelle du futur.

Pour ouvrir un espace où l’on peut réimaginer un lieu, il faut offrir une expérience du lieu différente du quotidien, une expérience qui nous place dans un état de réceptivité et de créativité. Une fois dans cet ailleurs qui reste toutefois familier puisqu’on reste dans un lieu fréquenté quotidiennement, on est en mesure de voir ce qu’on ne voit pas : les possibilités. Nous avons débuté notre recherche du concept en passant du temps dans les ruelles, pour découvrir, remarquer, sentir l’espace, en percevoir les opportunités, les contraintes. Passer du temps dans les ruelles du centre-ville, c’est en découvrir les usages, mais aussi découvrir les volumes, les hauteurs, les sons qui habitent les lieux, les longueurs, les multiples objets qui la peuplent et en constituent l’imaginaire : escaliers, arches industrielles, poulies, câbles, etc.

artist

Nous avons remarqué que personne ne s’assoit dans les ruelles, alors même que les travailleurs qui fréquentent le secteur sont debout toute la journée. Tout va vite, le travail est rapide, les pauses sont rapides. Pourquoi ne pas prendre cette opportunité pour ralentir, trouver dans la ruelle un endroit calme où s’asseoir, se détendre le temps de quelques minutes, le temps d’une pause ?

Pour créer le concept, nous avons innové avec quelque chose qui n’avait jamais été fait dans un projet avec la ville, en mélangeant une expérience d’accueil dans un espace recréé, avec un concept d’installation artistique progressif et construit sur le site même (collaboration de Rudi Ochietti), et une démarche rigoureuse de collecte de données et d’idées. L’espace invitait à la détente, avec un marquage au sol évoquant l’idée d’un parcours, une déambulation dans la ruelle. Des chaises confortables, disposées en ligne, mettaient en valeur la longueur du lieu, et des bacs d’eau invitaient les gens à s’y tremper les pieds et évoquaient la fraîcheur et la pause qu’on recherche dans une chaude journée d’été. Des arbres à fleurs attiraient le regard vers le haut et changeaient l’odeur du lieu.

concept

Pour la collecte de données, nous recherchions des faits « bruts » concernant l’utilisation de l’espace (habitudes de transit, sentiment de sécurité, livraisons, etc.), mais également des rêves pour le futur de l’espace. Nous avons donc préparé un questionnaire simple, ainsi qu’une courte activité d’idéation invitant la créativité des participants et appuyée par un guide d’inspirations de projets similaires glanés à travers le monde.

L’alliance art, événement, processus d’accueil, collecte de données a fait en sorte de mettre en scène une expérience très singulière et innovante de co-design, qui s’est toutefois construite sur la base des apprentissages d’autres projets réalisés dans la ville (Champs de Mars, Notre Dame, Saint-Laurent, etc.). Chaque projet amène une approche de travail in situ pour réfléchir et réimaginer la ville. Comme dans un contexte de laboratoire vivant, c’est l’humain et le lieu qui est au centre, au service d’un potentiel de créativité collective pour la ville du futur. La présence d’un élément artistique, immersif, événementiel, au sein duquel tous les participants sont accueillis, peu importe leur âge, classe, qualité sociale, etc. fait en sorte que la démarche modélise une forme d’inclusion radicale et de brassage de perspectives qui préfigure la ville du futur, avec l’humain au centre.

28048520443_b0a594e60f_o

Ce projet aura été une expérience mémorable à bien des points de vue. Nous avons été particulièrement surpris à quel point les gens ont embarqué dans le concept et se sont trempés les pieds avec des étrangers dans un espace public au centre-ville. Beaucoup de gens ont tellement aimé le concept que certains sont revenus à plusieurs reprises dans les différentes ruelles où nous étions présents une journée dans la semaine. Nous avons ainsi accueilli 1500 personnes dans 10 ruelles en 5 jours. Nous avons accueilli tous ceux qui se présentaient, sans exception : employés, sans-abris, touristes, enfants, personnes âgées, montréalais d’un jour ou de toujours. Nous avons été touchés par la diversité des contributions, celle des itinérants en particulier, qui connaissent intimement les ruelles, et dont les commentaires ont fait grandement progresser le projet.

28558326702_e727dbc253_o

Une autre surprise a été l’ampleur de la reconnaissance des gens pour l’installation et leur surprise devant la gratuité de l’expérience. Pour nous, c’est surprenant à quel point nous avons collectivement intégré la marchandisation de l’espace public : on s’attend à devoir payer pour vivre des expériences. En proposant une occupation différente de l’espace public, gratuite, accueillante et originale, percolab se positionne également sur le terrain des communs : les ruelles sont des espaces qui appartiennent à tous, encore faut-il pouvoir se donner la permission d’y participer et de les vivre. Cette expérience particulière de la ville comme commun a une valeur en elle-même.

Au final, cette intervention d’une semaine a permis à percolab d’apprendre énormément sur le contexte et l’espace des ruelles du centre-ville de Montréal, avec le concours des 1500 personnes qui ont été accueillies dans ce processus. Nous avons pu dégager de manière très naturelle les 5 ruelles les plus propices à être réaménagées par la ville comme des espaces publics, conviviaux et animés.

28586450611_491da90d6f_o

Nous avons également appris comment dans le contexte de projets liés à l’espace, la qualité et la validité des données récoltées est indissociable d’une expérience d’accueil: tout le monde a son mot à dire quand on vient à l’espace public. Le projet a également confirmé la nécessité d’une approche in situ pour se donner la permission de vivre la ville autrement. Le travail de percolab, dans ces conditions, est d’agir comme traducteurs de milieu entre les habitants de la ville et les institutions de gouvernance, pour contribuer à faire valoir les contributions improbables ou inattendues. En bout de ligne, il s’agit d’imaginer ensemble une autre façon de s’engager collectivement dans l’espace public, avec le soutien de la ville et la voix forte des citoyens, travailleurs et commerçants. C’est seulement dans la complexité de ce travail de traduction qu’on parvient à déconstruire les mythes jumeaux du citoyen payeur de taxes, mais peu impliqué dans la vie de la Cité, et du fonctionnaire isolé qui prend des décisions depuis un bureau du centre-ville. Traduire les préoccupations, fluidifier les relations, créer le dialogue pour humaniser nos villes, voilà le sens du travail que devons faire pour créer ensemble la ville du futur.

Domaines : | | | | |
| | | | |
Secteurs d'activités : |

Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |
|

À quoi sert une formation percolab?

Je suis consciente que notre approche de formation est non-conventionnelle, voir déstabilisante pour les participants.  

IMG_8573

Formation auprès des élus et agents de développement économique du Québec.

Il y a trois motivations derrière notre modèle  :

  1. Connecter ses façons de travailler avec des cadres conceptuels pour créer du sens.
  2. Vivre des expériences qui permettent d’entrer dans des subtilités pour amplifier sa manière de travailler.
  3. Construire sur ce que l’on fait déjà si bien avec plus de conscience.
insertion sociale

Atelier offert au secteur des entreprises d’insertion sociale du Québec.

Pas évident d’avoir des indicateurs sur de telles intentions.

22201119801_40cf225403_k

Des participants en plein travail lors d’un atelier sur les Méthodes d’intelligence collective.

Quand Philippe Garon, un participant d’une formation en région (Gaspésie, Québec), m’a fait un retour sur son expérience, ça m’a fait chaud au coeur. J’entends l’impact à travers son récit.

Garon_Festival_Caraquet

Philippe Garon en action professionnelle.

« Bonjour !

Je suis un artiste multidisciplinaire qui vit en Gaspésie. J’offre aussi mes services en rédaction, correction et animation. Grâce à la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications, j’ai eu la chance de suivre une formation de Percolab avec Samantha Slade ici à Bonaventure en juillet 2015. En compagnie de 15 autres intervenant(e)s culturels de toute la région, j’ai pu me familiariser avec de nouvelles techniques de mobilisation créative. Quelle belle bouffée d’oxygène ! Nous avons pu nous familiariser avec plusieurs méthodes originales pour dynamiser les rencontres des multiples organisations qui œuvrent dans nos milieux. Samantha a réussi à adapter le contenu et son approche en fonction de nos réalités.

Personnellement, depuis cette formation, j’applique le plus possible dans mon travail mes apprentissages et je sens réellement une différence. Mes clients aiment expérimenter des activités qui sortent de l’ordinaire dans le cadre de leurs réunions. Leur efficacité et le plaisir qu’ils éprouvent à travailler ensemble s’en trouvent décuplés. Mais au-delà des méthodes que nous pouvons maintenant leur proposer, il y a l’importance de l’ambiance, de l’atmosphère que nous installons au sein des équipes que nous aidons. Mettre l’accent sur l’énergie positive, sur l’intelligence collective. Offrir aux gens un maximum d’espace pour leur permettre de s’exprimer et prendre le temps de vraiment les écouter. Encourager le questionnement, le rire, l’accueil des émotions, la réflexion, la créativité et la recherche d’idées audacieuses. Voilà un programme ambitieux, mais tellement motivant ! Percolab m’a donné le goût de pousser plus loin la maîtrise de l’art d’animer pour aider les gens de chez nous. »

IMG_3585

Philippe Garon en plein travail lors de la formation percolab dans sa région.

Merci Philippe pour un retour si ouvert. Si vous avez un retour apprenant suite à un atelier ou expérience percolab, svp partagez!!

Domaines : | | | | |
| | | | |
| | |
Secteurs d'activités : |

| | | | | | | | | | | |
Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |
|
| | | | | | | | | | | |

Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels

Nous vivons dans une société qui prône le travail individuel : on nous demande trop souvent de faire en solo plutôt que de faire avec les autres. Cette vision axée sur l’individu est un puissant frein lorsque nous souhaitons nous engager dans des projets majeurs qui sont en réponse à des besoins réels et pressants. Seul dans son coin, il est difficile d’imaginer les solutions neuves et adéquates qui méritent d’être mises de l’avant!

laurentides2

Pourtant, dans le secteur culturel, les acteurs manifestent l’intérêt de collaborer et de cocréer afin de renforcer les capacités de leurs organismes et des personnes. Même si cela peut sembler anodin, le fait de réussir à travailler en partenariat avec d’autres s’avère une expérience puissante et fructueuse.

Mais ce n’est pas simple, l’expérience le démontre. Nous avons tous déjà vécu des projets qui ont été ralentis, voire même annulés suite de difficultés de tous ordres entre les différentes instances impliquées. Comment se crée cet écart entre le potentiel transformateur d’un projet et la réalité parfois autre de sa mise en œuvre? La réponse se trouve en grande partie dans les méthodes et les cadres conceptuels qui nous guident dans le travail.

Si l’on souhaite développer sa capacité à réaliser et à réussir les projets partenariaux ou multi-acteurs, il importe de recourir à des méthodes qui ajoutent à la fois de la rigueur et de la légèreté à la collaboration, qui nous aident à voir les différences entre les parties prenantes comme des forces et non des embûches, et qui font la part entre ce qui est essentiel à chacun et ce qui est accessoire. Bien que ces approches soient différentes des manières de faire auxquelles nous sommes habitués, elles nous sont familières puisqu’elles font appel à notre sensibilité, à notre intuition et au gros bon sens.

Ces méthodologies nous aident aussi à déceler les patterns récurrents propres aux processus collaboratifs pour pouvoir agir ensuite. À titre d’exemple, personne ne veut être contrôlé, mais on aime tous dicter ce que les autres devraient faire : comment dénouer cette situation qui montre que le pouvoir est un enjeu de premier plan dans les relations entre les personnes?

La mobilisation créative consiste avant toute chose à suspendre les suppositions avec lesquelles on travaille, à prendre du recul et à s’ouvrir à de nouvelles façons de faire. Les processus de cocréation sont au cœur de l’interdépendance et l’évolution constante de la vie.

IMG_4348

Trois astuces pratiques pour mieux collaborer et pour créer des partenariats durables

  1. Faire preuve d’ouverture à l’égard des autres, en invitant des personnes nouvelles aux conversations, afin d’ouvrir le partage de l’information et aller plus loin vers des territoires inexplorés.

  2. Pratiquer le lâcher-prise, en acceptant la vulnérabilité que le processus nécessite et en acceptant de travailler en mode brouillon avec d’autres.

  3. Renforcer le passage de « mon projet » à « notre projet ».

Percolab a collaboré avec le  Conseil de culture de la  Laurentide en offrant une formation sur la Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels. Cet article a été publié dans le journal local en lien avec cette formation et les photos proviennent de la formation (prises par percolab). 

Domaines : | | | | |
| | | | |
| | |

Secteurs d'activités : |

| | | | | | | | | | | |
| | | | | |
Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |
|
| | | | | | | | | | | |
| | | | |

Cercles entrepreneuriaux

L’accompagnement entrepreneurial est un sujet qui nous tient à coeur chez percolab.

  • Nous collaborons avec la communauté internationale de Team Academy (Tiimiakatemia).
  • Au Québec et en France, nous offrons des cercles d’apprentissage pour soutenir la mise en action de projets entrepreneuriaux.
  • Nous avons mis en place la première formation d’entrepreneurs sociaux au Québec (en collaboration avec l’Institut du nouveau monde et la Commission scolaire des Affluents en 2012).

La Table d’action en entrepreneuriat de Montréal (TAEM) nous a partagé son souhait d’explorer l’innovation pédagogique dans l’offre actuelle de soutien aux travailleurs autonomes. En partenariat avec le SAJE, leader en accompagnement d’entrepreneurs à Montréal, avec le réseau de soutien aux femmes entrepreneurs Femmessor, nous avons établi un partenariat afin d’explorer le potentiel de notre pédagogie de cercles d’apprentissage dans ce contexte. Avec l’appui financier du Ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec, nous avons pu proposer trois cercles entrepreneuriaux pour travailleurs autonomes en 2015.

Chaque cercle est composé de travailleurs et de travailleuses autonomes de divers métiers et à différentes étapes de leur carrière ; la diversité est un élément clé du cercle. Nous nous rencontrons huit (8) fois pendant une période de 4 mois – un engagement qui permet d’entrer dans les sujets en profondeur et de créer une solide communauté apprenante. Nous expérimentons autour des lieux et des heures de rencontres et nous avons fait un suivi d’indicateurs pour mieux comprendre le potentiel d’impact de cette approche, en rupture avec la pédagogie conventionnelle. Dans chaque cercle, un conseiller SAJE expérimente une nouvelle posture d’accompagnement. percolab a veillé  au modèle pédagogique et à son appropriation par les conseillers SAJE.

Créé par percolab, le modèle des cercle d’apprentissage repose sur trois piliers :

• une pédagogie par l’action, basée sur une programmation qui émerge des besoins et désirs des participants, l’apprentissage des pairs et un coaching qui invite à l’exploration de ses schémas mentaux.

• une culture de travail collaborative et agile à travers des méthodes d’intelligence collective et des prises de décision collective.

• des valeurs d’auto-organisation et de créativité disruptive, génératrice de valeur et d’innovation.

 Commentaires des participants qui ont participé aux deux premières cohortes :

« Le cercle,  cette méthode :  j’ai envie de l’amener avec moi, la confiance dans l’être humain à s’organiser, le principe de l’horizontalité dans l’espace. »

« Simplicité. Clarté. J’ai senti une évolution dans le cercle. Elle m’a amené de la stabilité, de la rondeur aussi, voir les choses autrement. Ça m’a ancré dans un peu plus de certitude. Là où je veux aller, là où je vais. »

« Ça a été un déclencheur de la créativité qui sommeillait en moi. »

« C’est un effet miroir. Je peux comprendre ce que tu vis et m’en inspirer. »

« C’est tout positif. J’ai beaucoup aimé mon expérience. »

Nous avons inscrit cette initiative dans le cadre de la campagne « Je vois Montréal ». Pour en savoir plus.

Domaines : | | | | |
| | | | |
| | |

| |
Secteurs d'activités : |

| | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | |
Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |
|
| | | | | | | | | | | |
| | | | |
| |

La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

part citoyen2

Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

Domaines : | | | | |
| | | | |
| | |

| |

Secteurs d'activités : |

| | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | |
| | | | | | | | | | | | | |
Méthodes et outils : demarche-appreciative | | | | |
|
| | | | | | | | | | | |
| | | | |
| |
| | | | | | | | | |