À quoi sert une formation percolab?

Je suis consciente que notre approche de formation est non-conventionnelle, voir déstabilisante pour les participants.  

IMG_8573

Formation auprès des élus et agents de développement économique du Québec.

Il y a trois motivations derrière notre modèle  :

  1. Connecter ses façons de travailler avec des cadres conceptuels pour créer du sens.
  2. Vivre des expériences qui permettent d’entrer dans des subtilités pour amplifier sa manière de travailler.
  3. Construire sur ce que l’on fait déjà si bien avec plus de conscience.
insertion sociale

Atelier offert au secteur des entreprises d’insertion sociale du Québec.

Pas évident d’avoir des indicateurs sur de telles intentions.

22201119801_40cf225403_k

Des participants en plein travail lors d’un atelier sur les Méthodes d’intelligence collective.

Quand Philippe Garon, un participant d’une formation en région (Gaspésie, Québec), m’a fait un retour sur son expérience, ça m’a fait chaud au coeur. J’entends l’impact à travers son récit.

Garon_Festival_Caraquet

Philippe Garon en action professionnelle.

“Bonjour !

Je suis un artiste multidisciplinaire qui vit en Gaspésie. J’offre aussi mes services en rédaction, correction et animation. Grâce à la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications, j’ai eu la chance de suivre une formation de Percolab avec Samantha Slade ici à Bonaventure en juillet 2015. En compagnie de 15 autres intervenant(e)s culturels de toute la région, j’ai pu me familiariser avec de nouvelles techniques de mobilisation créative. Quelle belle bouffée d’oxygène ! Nous avons pu nous familiariser avec plusieurs méthodes originales pour dynamiser les rencontres des multiples organisations qui œuvrent dans nos milieux. Samantha a réussi à adapter le contenu et son approche en fonction de nos réalités.

Personnellement, depuis cette formation, j’applique le plus possible dans mon travail mes apprentissages et je sens réellement une différence. Mes clients aiment expérimenter des activités qui sortent de l’ordinaire dans le cadre de leurs réunions. Leur efficacité et le plaisir qu’ils éprouvent à travailler ensemble s’en trouvent décuplés. Mais au-delà des méthodes que nous pouvons maintenant leur proposer, il y a l’importance de l’ambiance, de l’atmosphère que nous installons au sein des équipes que nous aidons. Mettre l’accent sur l’énergie positive, sur l’intelligence collective. Offrir aux gens un maximum d’espace pour leur permettre de s’exprimer et prendre le temps de vraiment les écouter. Encourager le questionnement, le rire, l’accueil des émotions, la réflexion, la créativité et la recherche d’idées audacieuses. Voilà un programme ambitieux, mais tellement motivant ! Percolab m’a donné le goût de pousser plus loin la maîtrise de l’art d’animer pour aider les gens de chez nous.”

IMG_3585

Philippe Garon en plein travail lors de la formation percolab dans sa région.

Merci Philippe pour un retour si ouvert. Si vous avez un retour apprenant suite à un atelier ou expérience percolab, svp partagez!!

Domains: | | |
Segments: | | | | | | | | | | | |
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |

Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels

Nous vivons dans une société qui prône le travail individuel : on nous demande trop souvent de faire en solo plutôt que de faire avec les autres. Cette vision axée sur l’individu est un puissant frein lorsque nous souhaitons nous engager dans des projets majeurs qui sont en réponse à des besoins réels et pressants. Seul dans son coin, il est difficile d’imaginer les solutions neuves et adéquates qui méritent d’être mises de l’avant!

laurentides2

Pourtant, dans le secteur culturel, les acteurs manifestent l’intérêt de collaborer et de cocréer afin de renforcer les capacités de leurs organismes et des personnes. Même si cela peut sembler anodin, le fait de réussir à travailler en partenariat avec d’autres s’avère une expérience puissante et fructueuse.

Mais ce n’est pas simple, l’expérience le démontre. Nous avons tous déjà vécu des projets qui ont été ralentis, voire même annulés suite de difficultés de tous ordres entre les différentes instances impliquées. Comment se crée cet écart entre le potentiel transformateur d’un projet et la réalité parfois autre de sa mise en œuvre? La réponse se trouve en grande partie dans les méthodes et les cadres conceptuels qui nous guident dans le travail.

Si l’on souhaite développer sa capacité à réaliser et à réussir les projets partenariaux ou multi-acteurs, il importe de recourir à des méthodes qui ajoutent à la fois de la rigueur et de la légèreté à la collaboration, qui nous aident à voir les différences entre les parties prenantes comme des forces et non des embûches, et qui font la part entre ce qui est essentiel à chacun et ce qui est accessoire. Bien que ces approches soient différentes des manières de faire auxquelles nous sommes habitués, elles nous sont familières puisqu’elles font appel à notre sensibilité, à notre intuition et au gros bon sens.

Ces méthodologies nous aident aussi à déceler les patterns récurrents propres aux processus collaboratifs pour pouvoir agir ensuite. À titre d’exemple, personne ne veut être contrôlé, mais on aime tous dicter ce que les autres devraient faire : comment dénouer cette situation qui montre que le pouvoir est un enjeu de premier plan dans les relations entre les personnes?

La mobilisation créative consiste avant toute chose à suspendre les suppositions avec lesquelles on travaille, à prendre du recul et à s’ouvrir à de nouvelles façons de faire. Les processus de cocréation sont au cœur de l’interdépendance et l’évolution constante de la vie.

IMG_4348

Trois astuces pratiques pour mieux collaborer et pour créer des partenariats durables

  1. Faire preuve d’ouverture à l’égard des autres, en invitant des personnes nouvelles aux conversations, afin d’ouvrir le partage de l’information et aller plus loin vers des territoires inexplorés.

  2. Pratiquer le lâcher-prise, en acceptant la vulnérabilité que le processus nécessite et en acceptant de travailler en mode brouillon avec d’autres.

  3. Renforcer le passage de « mon projet » à « notre projet ».

Percolab a collaboré avec le  Conseil de culture de la  Laurentide en offrant une formation sur la Mobilisation créative et collaborative des milieux culturels. Cet article a été publié dans le journal local en lien avec cette formation et les photos proviennent de la formation (prises par percolab). 

Domains: | | |

Segments: | | | | | | | | | | | |
| | | | | |
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |
| | | | |

Playing with Open Space Methodology

How far can you stretch an open space methodology? For the facilitator in me, there is nothing like a good ol’ open space to nimbly pass the power and responsability of an event over to the participants. People can forget that I am in the room as the life of self-organization flows. The process leads to new found clarity, ideas, connections that can help unstick thinking, open a field, prepare a decision etc, but the output I appreciate the most is the flip that happens inside people. The “Oh, things can be that simple and real”. And the “Oh, if there is something I care about strongly, that means it’s me who should be doing something about it.” This is great stuff and I have found myself playing with it in ways that are surprising me.

City as open space

Recently, we co-organized a three day event in Montreal on the theme of the commons for 75 participants [Art of Commoning] with three international experts: David Bollier (USA), Silke Helfrich (Germany) and Frédérique Sultan (France). The first two days of the event took place at the natural science museum, Space for Life.

daytwo

Art of Commoning at the Rio Tinto Planetarium, Montreal

We knew that the venue was not available for the third day and we had made a deliberate decision to NOT rent another venue and try out a wild idea.

What if for day three we trusted the group to self-organise their day in different locations around the city?

This super wide open space had some risks given the time of year was November and the number of people involved,  but the team was up for the experimentation.

I must say it was helpful that the event was pushing self-organization in multiple ways. Lunch for day two was a 75 person potluck  with light instructions to run it efficiently. All dishes, sweet and savoury, were laid out in the centre of a long dining table. With 4 starting points, everyone moved along the table serving themselves. Only once everyone was served did we sit down.

table

75 person potluck

At the end of day two, we announced that the whole next day was dedicated to working on our projects together in any way we wanted. 15 people stepped up with a project. Each person shared how much time they wanted to work on their project – 3 hours being the most popular. We invited everyone to self organise, where and when they would meet the next day and with whom. There was a period of semi-chaos with lots of noise and some concern that the facilitators should have done more, and then, magically, the dust settled. Everyone knew where things were going to take place the next day, at someone’s home, at a coworking, a fablab. The full schedule was emailed to all later that evening with details of locations, times, project leaders, contact numbers and a one stop emergency number. We all shared a collective online space (framapad) for documentation. Finally, we all agreed to meet up at the end of the day for dinner and celebrations (some people took up the “dinner for 75 challenge”).

The experience was true to open space spirit. The work was engaging, deep, dynamic. Most people attended two sessions, some in different locations.

commons patterns3

Art of Commoning day 3, work session at EchoFab, Montréal

Over the course of the day the projects leapfrogged to their next step. A school of commoning moved to the next level, a community land trust initiative got unstuck, a group contributed to an international initiative of patterns of the commons, a business transitioned and a some projects of  living spaces as commons gathered momentum and much more.

commoningfab2

Session on Patterns of commoning with Silke Helfrich

At the evening meeting point, at ECTO co-working cooperative we were all a-buzz, sharing our experiences and projects over a home cooked meal, with a bit of play and  video harvesting and then some good ol’ dancing.

party3

andyDuring the evening  a time bank was set up and those who wanted to made further commitments to the projects of the day. The mutual support that had begun that day was able to continue on.

And so, the light frame that holds the freedom of an open space can extend out even across a city and coming back together  helps the collective field to continue to grow.

Guide to City Wide Open Space

Day Before

  • Invite in a culture of helping each other and a way of working for wiser action.
  • Allow  specific time and space whereby those who hold the projects and those who are keen to help out work out when and where they would like to meet by themselves. Trust that they will be able to figure out what is best to do.
  • Share digitally, web/email the open space market place, with contact info and maps

The day of

  • Allow the magic to happen
  • Share through social media, an online collective writing space (ex. frampad)
  • Come together to see a collective harvest and generally celebrate!
  • Set up a time bank to facilitate continued collaboration.

 

 

Domains: | | |

|
Segments: | | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | | | | | | | | | | |
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |
| | | | |
|

La participation citoyenne, une démarche pédagogique?

Comment les citoyens peuvent-ils vraiment contribuer à des projets majeurs? Est-ce un vœu pieux, peu réaliste, de vouloir les impliquer directement, dès le début, dans la conception et le développement des projets?

Chez percolab, nous croyons profondément à la participation active des citoyens dans la construction de leur environnement de vie et de travail. C’est d’autant plus vrai que, devant la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés, on ne peut se priver de leur expertise. La démarche sera plus profitable si les citoyens sont invités à s’y impliquer rapidement. Le plus tôt sera le mieux.

Nous aimons co-développer les démarches de participation citoyenne sur base des quatre principes suivants :

  1. Aller vers le citoyen, dans son milieu, ses routines, son quotidien. Par exemple, dans le cadre du projet Imaginons Saint-Marc, nous avons été à la rencontre des paroissiens après une messe, en offrant du thé et le partage d’un repas léger. C’était le moment idéal pour les interpeller. Ces personnes n’allaient probablement pas se déplacer à un évènement formel, bien qu’elles aient beaucoup d’idées à partager.
  2. Offrir un espace-temps pour s’ouvrir aux possibles et accueillir l’inattendu. Cela peut se faire à travers le partage d’expériences inspirantes, d’anecdotes, ou encore à travers des mises en situation qui permettent d’explorer différentes perspectives. Nous aimons utiliser le prototypage in situ pour permettre aux participants d’entrer dans une démarche de découverte active.
  3. Soutenir le citoyen dans l’appropriation de la complexité d’un projet. Il importe de ne pas submerger le citoyen d’informations mais de lui permettre de saisir la complexité du projet de manière progressive. Il est par exemple possible de délimiter un volet très précis du projet et de proposer aux citoyens de poser toutes les questions qu’ils souhaitent à des professionnels et à des experts afin de mieux saisir les enjeux et les éléments clés du projet. Il est également envisageable d’élaborer un outil pédagogique. Par exemple, dans le cadre d’une démarche concernant l’avenir d’une bibliothèque, nous avons utilisé une affiche (infographie) pour expliquer l’histoire de l’évolution des bibliothèques. Les citoyens ont ainsi eu l’occasion d’explorer la question avec une certaine perspective.
  4. Offrir un espace pour l’émergence d’une voix collective. Nous estimons que la participation citoyenne est bien plus que la somme des avis individuels. Il importe d’aller au-delà de la collecte des points de vue individuels et de chercher à obtenir, à travers les échanges, l’exploration et l’expérimentation, la convergence et l’émergence d’idées fortes, partagées et porteuses d’énergie.

La clé de la réussite dans tout cela? Elle tient dans l’art du design du processus, de la médiation de la démarche et dans une sensibilité andragogique constante – celle qui reconnaît à toute personne une expérience et des acquis qui peuvent servir dans toutes les facettes de sa vie, et ce, y compris en tant que citoyen actif. En tant que designer pédagogique, je suis profondément convaincue de l’importance de cette approche.

 

 

part citoyen2

Photos par Kim Auclair, Journée participation citoyenne dans le cadre du Projet secteur Champ-de-Mars (septembre 2014).

Domains: | | |

|

Segments: | | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | | | | | | | | | | |
| | | | | | | | | | | |
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |
| | | | |
|
| | | | | | |

Art Hives : social inclusion through art

Art Hives are interactive community spaces that welcomes everyone as an artist, a “third space” focused on arts-based social inclusion. The model and practice of Art Hives have evolved through two decades of sustained practice research, continuous observation and adaptation, and experimentation with spaces and organizational structures led by Dr. Janis Timm-Bottos (Concordia University), who has developed and established six successful art hives in different locations across North America. In the last few years the Montreal-based art hives have garnered much attention and have been highly appreciated by the local community. Funding was acquired to seed a three-year initiative intended to facilitate learning and information-sharing on how both the model and practice of arts-based social inclusion can be replicated or adapted in other communities, both locally and across Canada.

The percolab team collaborated with the researcher team to explore, formalize and disseminate the Art Hive practice across Canada. This involved an integrated approach for a live event and online community support tools. Percolab co-organised a pan-canadian symposium of three days, with 50 participants ; a creative and participatory experience to support the diverse initiatives emerging across the country and the development of an Art Hive community. A stylish online space was developed to support the community in collaborating beyond the event – http://www.arthives.org/ –  it helps federate and inspire an open and self-organizing community. percolab also created an open-source branding for the emerging movement.

Domains: | | |

|

| | | | | | | | | | |
Segments: | | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | | | | | | | | | | |
| | | | | | | | | | | |
| | |
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |
| | | | |
|
| | | | | | |
| | | |

Cultural neighbourhoods

Montreal is a city brimming with culture and urban cultural spaces. To consolidate and showcase Montréal’s creative entities the City of Montreal has adopted a Cultural Quarters vision for itself around what it means to be a “cultural quarter.” As part of this process the City of Montreal mandated percolab to develop and design a one-day workshop (held twice) for managers and professionals working on this idea, either at city-centre or in individual boroughs. The objective of the day was to explore what it means to work on the notion of cultural quarters, share what is already being done, cross-pollinate ideas across the city, and generate an open and collaborative space of possibility.

percolab designed the day and hosted participants through a project sharing workshop, an Open Space session, creative brainstorming, and a reflection circle, all the while capturing the day in a “mini-book” containing photos, a visual harvest, and process documentation.

Participants worked together so that Cultural Quarters may become a source of vitality for the city of Montréal.

Domains: | | |

|

| | | | | | | | | | |
| | | | |
Segments: | | | | | | | | | | | |
| | | | | |
| | | | | | | | | | | |
| | | | | | | | | | | |
| | |
|
Methodologies and tools: open-forum | | | | | | | | | | | |
| | | | |
|
| | | | | | |
| | | |
| | | | |