Une expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé: compte rendu de l’activité du 30 mai dernier.

Une expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé: compte rendu de l’activité du 30 mai dernier. Par Oscar Chica

 

Nous avons tous lu ou entendu dans les médias que notre système de santé est malade et que les professionnels de la santé sont à bout de souffle.

Prendre conscience de ce qui ne fonctionne pas nous permet de commencer à régler le problème. Mais aborder un problème uniquement à partir de ce qui ne fonctionne pas peut à la longue générer du pessimisme et du découragement, et ainsi contribuer à empirer le problème.

C’est pourquoi Percolab a invité les gens qui ont le système de santé à cœur à l’événementUne expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé, qui a eu lieu le 30 mai 2019 à Montréal à l’espace collaboratif ECTO. L’intention de cet événement : vivre une expérience de l’approche enquête appréciative pour transformer le système de santé et souligner le lancement du livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé. L’espoir des organisateurs, Stéphanie Bossé et Benjamin Duval est clairement nommé:démarrer une conversation collective sur le sujet pour créer un mouvement social et transformer le système en profondeur.

En entrant à l’ECTO, la cinquantaine de participants ont été accueillis avec le sourire. On leur demandait de piger une des cent cartes des Clés des dynamiques de groupes, conçues pour inspirer les activités participatives, de façon à mettre tout de suite les participants dans l’esprit de l’événement.

Un buffet comprenant vins et bouchées gourmandes était offert aux participants, qui ont tout de suite trouvé une ambiance conviviale propice aux rencontres et aux échanges. Les gens se saluaient spontanément et faisaient connaissance en partageant leurs attentes face à l’événement. Les organisateurs ont pris soin de ne pas couper court à cette création d’une atmosphère positive par les participants eux-mêmes, qui ont ainsi pu se déposer et se mettre pleinement dans l’esprit de l’événement, et ce, malgré une journée possiblement mouvementée au travail.

Un fish bowl pour mettre la table

Au son de la cloche, les participants ont été invités à s’assoir en cercle sur les chaises et sofas confortables de l’ECTO.

Les gens de Percolab aiment faire les choses différemment, d’une façon qui stimule la participation et la créativité. Pas question de présenter l’événement avec le traditionnel monologue de bienvenue. La formule choisie a plutôt été celle du fish bowl : une discussion ouverte et non dirigée, facilitée par Stéphanie Bossé, où les gens étaient invités à présenter leur rapport à l’approche enquête appréciative et leur présence à l’événement.

 

Au centre du cercle, assis sur cinq poufs, deux facilitateurs et trois animateurs :

  • Stéphanie Bossé, facilitatrice, praticienne appréciative et experte en innovation organisationnelle chez Percolab;
  • Benjamin Duval, facilitateur et invité spécial de France, coach et praticien appréciatif. Il est un pionnier et un acteur important du déploiement de l’approche enquête appréciative en France, où il a contribué aux démarches faites dans le système de santé français;
  • Stéphanie Raymond-Carrier, animatrice, néphrologue et directrice adjointe des services professionnels au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal;
  • Sylvie Mercier, animatrice, directrice adjointe à la réadaptation et à la qualité de la pratique professionnelle au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal;
  • Antoine Daudelin, animateur, psychologue organisationnel.

De gauche à droite : Sylvie Mercier, Stéphanie Raymond-Carrier, Benjamin Duval, Stéphanie Bossé, Antoine Daudelin.

Les facilitateurs et animateurs discutaient de leurs espoirs pour l’événement, puis cédaient leur place sur l’un des poufs à quiconque dans le grand cercle désirait se joindre spontanément à la conversation. Voici quelques-uns des espoirs exprimés par les gens au centre du fish bowl :

  • faire vivre l’approche enquête appréciative (AEA) aux gens présents et la faire connaître à un public plus large;
  • vivre l’expérience de l’AEA pour la reproduire ailleurs;
  • se servir de l’AEA pour générer de l’espoir chez les gens œuvrant dans le système de santé;
  • faire vivre l’expérience de l’AEA aux hautes directions pour donner des ailes aux gens tout en leur permettant de voir leurs angles morts;
  • apprendre à suspendre le jugement, au moins momentanément, pour se laisser inspirer par les belles histoires de succès;
  • bonifier les approches traditionnelles en gestion;
  • voir les gens développer le réflexe de voir le positif et ainsi adopter l’AEA sans nécessairement s’en rendre compte.

La table était mise. Nous savions pourquoi nous étions là : pour découvrir, ensemble, une façon nouvelle de voir et de faire les choses.

Un check-in pour se plonger dans l’expérience

Le check-in est un moment d’accueil au début d’une réunion ou d’un atelier conçu pour permettre à chacun de se déposer et de briser la glace, ce qui favorise la prise de parole et la participation de tous.

Pour ce faire, les facilitateurs ont demandé aux participants de former deux cercles concentriques au centre du local. Ces deux cercles, formés d’un nombre égal de personnes, se faisaient face, c’est-à-dire que les gens du cercle intérieur faisaient face aux gens du cercle extérieur, de façon à ce que chaque participant trouve en face de lui un interlocuteur. Les participants étaient successivement invités à partager un moment de joie, puis un moment de découverte de leur superpouvoir.

Nous avons entendu beaucoup de rires et même aperçu quelques personnes verser des larmes d’émotion devant leur interlocuteur, qui accueillait ces larmes avec autant d’émotion. Quelle meilleure façon de briser la glace et de créer un environnement propice aux échanges cœur à cœur?

L’approche enquête appréciative en action

L’exercice suivant consistait à mener des entrevues par questions appréciatives pour imaginer ce qui se passerait si on pouvait créer une culture de soins de haute qualité qui célèbre le meilleur des soignants, des patients et des familles, qui embrasse les opportunités d’amélioration avec optimisme et qui construit une collaboration basée sur la confiance et la conviction réciproque que le meilleur réside en chacun de nous.

Six thèmes étaient proposés pour les entrevues :

  1. Prendre soin des soignants;
  2. Travailler ensemble;
  3. Le leadership efficace;
  4. Favoriser la santé des patients;
  5. Recruter et garder les meilleurs;
  6. L’excellence organisationnelle.

Les animateurs ont demandé aux participants de se répartir en six sous-groupes selon le thème qui les interpellait. Ensuite, les participants étaient invités à se répartir en dyades pour mener les entrevues à partir des questionnaires appréciatifs proposées pour chacun des thèmes. Dans chaque dyade, chacun était successivement l’intervieweur et l’interviewé. L’objectif était d’amener l’interviewé à raconter ce qui lui était arrivé de meilleur au travail. Voici le genre de questions qui étaient posées :

  • Repensez à la dernière fois où vous avez aimé votre métier, même si c’était bref. Que se passait-il? Qu’est ce qui le rendait si passionnant?
  • Imaginez que l’on vous confie la direction d’une organisation demain. Que faites-vous pour vous assurer que chacun puisse donner le meilleur de lui-même dans son travail?
  • Quels sont les premiers petits pas que vous pourriez faire aujourd’hui pour vous permettre de faire advenir ce futur que vous souhaitez ? De quel soutien auriez-vous besoin?
  • Ces échanges à deux ont permis d’approfondir les liens positifs qui avaient déjà commencé à se former lors de l’exercice précédent.

Après les entrevues, les participants revenaient au sein de leur sous-groupe, où chaque intervieweur devait ensuite résumer en 1 minute l’histoire qui lui avait été racontée. Le sous-groupe devait ensuite tirer de ces histoires de réussite des leçons positives pour l’avenir. Le fait de raconter dans ses propres mots l’histoire de son partenaire de dyade a permis à chacun de se mettre dans la peau de l’autre et de partager son sentiment de réussite. Ce genre d’exercice développe l’empathie et favorise la compréhension et l’appréciation mutuelles.

Une grande feuille avec une fleur dessinée dessus était mise à la disposition de chaque sous-groupe. Dans le centre de la fleur était inscrit le thème choisi. Sur les pétales, les participants écrivaient leurs rêves et désirs pour l’avenir en s’inspirant des entrevues. La fleur permettait de distiller et de visualiser l’essence des échanges. Après l’exercice, les fleurs de chaque sous-groupe ont été exposées au fond de la salle pour partager les inspirations avec tous les participants.

Ce genre d’exercice permet à un groupe de puiser une inspiration collective dans les succès et joies de chacun, de ressentir une solidarité nouvelle et d’établir une vision commune pour l’avenir. Voilà une belle façon de créer une dynamique d’équipe génératrice d’énergie positive!

 

Un check-out pour repartir énergisé

Pour conclure l’événement, les participants ont été invités à faire un check-out, dont le but est de faire le bilan de leur expérience et de le partager avec autrui. Pour ce faire, les participants ont reformé le grand cercle du début. Les animateurs ont alors fait la lecture d’un petit guide sur les sept bonnes pratiques appréciatives dans les établissements de santé :

  1. Le retournement du négatif en positif;
  2. La rumeur positive;
  3. L’entrée en matière appréciative;
  4. Le partage d’histoires inspirantes;
  5. La culture de la curiosité plutôt que le jugement hâtif;
  6. L’encouragement à l’introspection et à la pleine conscience;
  7. La création de paires improbables.

Chaque participant a alors été invité à partager avec le groupe dans quel état d’esprit il quittait l’événement et d’expliquer laquelle des sept bonnes pratiques il avait l’intention d’intégrer dès maintenant à sa façon de travailler.

Les participants ont dit être ressourcés, inspirés, énergisés, remplis d’espoir pour l’avenir et intéressés à explorer davantage l’AEA dans leur milieu de travail. Le témoignage qui résume le mieux l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les gens est celui de Stéphanie Raymond-Carrier, une des animatrices : « Je dois vous avouer que je suis arrivée aujourd’hui en panne d’espoir. Mais là, je repars ressourcée et forte d’un espoir renouvelé, et je vous en remercie! »

Et la suite?

Cet événement a été conçu comme l’amorce d’une conversation collective visant à transformer le système de santé, mais aussi à transformer en profondeur la façon qu’ont les gens de travailler ensemble. L’intérêt de poursuivre sur cette lancée a été confirmé par plusieurs participants qui ont signifié leur souhait et leur besoin d’être soutenues dans la démarche et qui ont dit vouloir participer à d’autres activités pour devenir des agents de changement.

Percolab annonce dès maintenant qu’une série d’activités auront lieu! Les prochaines dates sont le 24 septembre 2019 sur le thème de « Prendre soin des soignants » et le 24 octobre 2019 où le « Leadership efficace et conscient » sera exploré. s’inscriront dans une série d’activités sur les douze thèmes que comporte le livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé.

Et qui sait? Peut-être que de nouveaux réseaux et de nouveaux projets naîtrons de cette série d’activités! Une chose est certaine un travail sera avec les personnes de coeur à partir des forces du système pour insuffler de l’appréciatif. Soutenir et réfléchir sa pratique et sur le système de santé pour donner de l’énergie et du souffle: c’est ce que souhaitent les gens de Percolab.

 

Vous pouvez en savoir plus sur les activités et vous inscrire ici: http://www.percolab.com/events/porter-un-regard-appreciatif-sur-le-systeme-de-sante/

 

Le livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé est en vente chez Percolab: Contactez stephanie@percolab.com pour vous le procurer.

 

 

Ce que des participants ont dit de l’événement

 

« Belle soirée, déroulement agréable et riche en expérimentation et partage. »

(Marc Labonté)

 

« J’ai beaucoup aimé l’expérience. Approche dynamique, atmosphère très conviviale et propice à l’apprentissage. »

(Rachel Fournier)

 

« C’était vraiment un super événement! Une soirée qui a passé trop vite! Et quel sujet!! On en veut encore! Une deuxième soirée, svp! Et merci de partager votre passion avec nous! Vous changez des vies! »

(Nancy St-Sauveur)

 

 

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There is more than one way to price a workshop: experiments in shared economy

For those of us who work in participatory design, what does it look like to extend engagement to questions of money as well?

So you’ve got a small budget set aside for professional development. You find a training that looks good on paper, costs say $100 to attend and you register by paying the fee and submitting your name. At the end of a long day of powerpoints, you leave with a few notes in hand and your receipt/attendance confirmation for the human resources department, never having given much thought to the cost or value of the workshop.

At Percolab events that doesn’t happen.   

For many years now, we has been experimenting with different ways to engage with with cost and value of trainings. Percolab has taken inspiration from practices in the Art of Hosting community, from The Commons, and in particular, a practice that our colleague Ria in Brussels introduced us to: the shared economy.


With each of the open workshops that I was a part of hosting in 2017, we experimented with different ways to present this useful practice. Most of us are not comfortable talking about money. We have very little practice being open and transparent about how much we would like to earn, how much we can afford to pay, and the value we receive from a training. With inspiration from my colleagues around the world, this is what I have learned so far about how to present the shared economy in a way that is inviting, clear, reassuring and effective.

Experiment #1

At the self-management workshop we hosted back in May, we gave participants two options.

1) Register and pay the listed price on Eventbrite ahead of time

OR

2) Engage with the shared economy by paying a small registration fee (so that we know you’re actually coming) and then paying the remaining amount, of your choice, at the end of the event.

It sounds like a pay-what-you-can model, or a sliding scale, but that’s not the idea behind it. While we do want our workshops to be accessible to anyone regardless of their financial situation, what we were aiming for was a shared economy practice. It’s an opportunity to take into account the budget of the event, and then choose what to pay based on the information available, including the number of participants. i.e. “sharing” the cost.

What’s unique about this model, is that it’s an engagement. You are agreeing to share the responsibility, and cover the minimum cost for the event to run successfully.

At the end of the workshop, we share our budget with you (including how much we would like to receive as hosts/facilitators/trainers). We then divide the total cost by the number of participants and everyone makes a choice based on that proposed average cost.

The result?

For that particular event, about half the participants paid the listed event price ahead of time, and half engaged with the shared economy. Our budget included the cost of the room, catered lunch, printed materials, and the time and expertise of the facilitators.

In the end, it turned out that this two-option, shared economy acted like a sliding scale. If you had a company paying your training bill, you paid the full listed price. If you were an independent, or coming from a non-profit organization, you participated in shared economy. Some paid a bit more than average, some paid a bit less. Everyone has a fairly good idea of where they fit on a scale of income, so they know for themselves if they can contribute a bit more than the average, or not. We covered all of our costs, and paid ourselves. And we learned something about the demonstrated need for accommodating different budgets.

But there was more to be experimented with.

There is also the question of perceived value. Are you engaging with the budget and making a choice that is not just a matter of what you can afford, but the value that you have received? Are you consciously participating in the financial reality of your learning experience?

For those of us whose profession it is to increase participation and engagement in events and organizations, this is an important question. For the trainings that are based on, and designed for engagement, it seems pertinent that we extend that engagement to the question of money as well.

Our good friend Frederic Laloux asked similar questions of his readers when he published the online version of his book (which was a foundational building block of our self-management workshop) Reinventing Organizations.

The idea is, “I cannot know what the book is worth to you, so I’m not sure a fixed price makes much sense.” It’s an experiment in abundance where I trust that when I give, I will also receive.”

When our colleague Nil was in town, co-hosting The Money Game with Cedric, they took inspiration from the gifting economy and asked participants: “What would be a contribution you could offer that would give you joy?”

This consciousness around our relationship to money is important to us. We are shifting our budgeting and allocations for project work internally away from a time-based model (how many hours did it take you to do this?) to one that factors in complexity, expertise, and value. Some very human qualities of the work.

Experiment #2

At our most recent evening workshop, on the topic of generative decision making, we decided to combine a few of these ideas, and encourage an engagement with the value of the event.

As we closed the session, we asked participants to write down on one side of a paper what they learned, or are taking away from the workshop.

On the other side, thinking about the value this event has had for you, write 3 numbers:

1) A contribution that would feel unjust or too low,

2) An amount that would feel like too much for this evening of learning,

3) A number that you would feel good about contributing to this event, based on what you have learned and what you can afford.

The first step was about reflecting on value and money on your own.

The second step was to share the budget of the event.

We listed the cost of the room, the snacks we provided (essential for an event at the end of the workday) and what we hoped to receive as hosts of the event. For the line item relating to the honorarium for the facilitators (our pay), we set a range for what we would each be willing to receive, on the low and the high end, for this evening of work. We had a similar range for the percentage that we would put back into the Percolab pot for overhead as we do with every project.

We counted the number of people in the room and did the math together for the average amount each person would need to contribute to cover the cost. We were left with a range depending on whether the facilitators were to receive their low-mid or high honorarium amount.

With that, we told participants which methods of payment were available, and left the rest up to them.

The result?

The added step of having each participant reflect on their own about their relationship to the value of the event was important. It changed the nature of the conversation and the participants were more engaged with the budget we presented.

For ourselves, it felt more honest to list a range for the pay we would each receive (and to be clear whether it would be split 50/50 between us and why). As organizers of an event, it is not easy to declare how much you would like to make. Mostly because we don’t practice it very often. And then to discuss with a co-host whether we are splitting the profits evenly or not, for whatever reason. It’s a step that I push until the last minute every time. But being able to include it in the presentation of the budget makes it that much more transparent and that much more clear.

Things to experiment with next time:
How could we include the collective aspect of shared economy? Until now participants have been making the decision on their own, with or without time to reflect on value first. What if we had a discussion about it and shared the responsibility openly as a group?
This is something that was factored in when the Shared Economy was first piloted at a learning village that our colleague Ria was a part of. To read more about the origins of this idea: https://slovenialearningvillage.wordpress.com/how-much/

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What is the pay system you dream of? Beyond the taboo of money

As an employee for 16 years, I was thankful for my regular pay checks. I never really gave a thought to how I would dream of being paid.  In 2007, I co-founded my own company and I was faced with the freedom and possibility of all that compensation could potentially be. A journey began.

At the start, submerged in the business of starting a business, my associate and I agreed on a model that was a cinch to administrate, though somewhat naive: equal salary. No need to waste time tallying up who is bringing in more business or debating who has more value. All company earnings go into a collective « pot » and equal pay comes out, irrelevant of what each person put in. A bit idealistic you might say? Yes. The model requires similar work experience, similar weekly work hours and similar vacation time. And of course it also requires sufficient revenues for all.

As the company grew, we realized we wanted to offer freedom and possibility for people to create the working rhythm and pace that suits their needs and desires. We didn’t want to systematize any obligations, giving preference to diversity and modularity. This meant that we needed to move on to a different compensation model.

Initially, we were attracted to an algorithm based compensation model. We were inspired by Buffer’s approach. They even have a transparent salary calculator whereby you can find out how much you would make if you worked there.   What were the variables that could help us establish our own contextualized formula?

After a bit of in house exploration we crafted a proposal for the team with our percolab variables as complexity of the work, experience and risk. We held a team workshop and each of us plugged in numbers to try to see if the formula would work for us. Major flop! The process revealed that working abstractly with numbers caused us to create a collective salary budget much higher than the funds available. We were operating from a dream scenario rather than reality. This is when it started becoming clear that the path to fair and equitable pay required the whole team to understand money flows of our company.

But how could we do this? The regular salary model offers stability and regularity of bi-monthly pay checks of fixed amounts as well as benefits. We generally have little influence or involvement in this approach as it is directly linked to an organisation’s budget and pay scale.  The freelancer model offers flexibility and autonomy around our earnings as we are responsible for negotiating our own contractual agreements. The latter model usually comes with extra administrative burden and stress to be able to ensure regular and sufficient pay. Was there a way to blend the advantages of these models together?

Things were becoming clearer. Not only did we want self-set salaries but we also wanted to allow for variance from month to month in the amount each person was earning or wanted to work. As simple as that, we broke free from our fixed salaries and stepped into a negotiated agreements model that we also call variable self-determined salaries.  In so doing, we each gained control over our earnings, began benefiting from a shared administrative system and were better able to leverage the collective work opportunities amongst ourselves to help ensure regular and sufficient pay for all.

Our percolab model goes like this.

  1. Each project has a project lead and project budget parameters (projects can be client based and others not)
  2. A fixed percentage of the project goes to the company  to cover our collective services  (our beautiful office, insurances, web services, resources, business development, accounting, work tools etc.) and development.
  3. Together, the project team (anyone in the team) discusses and makes financial agreements based the project honorarium budget, with full transparency. We strive for a feeling of fairness and there is freedom in how agreements are made
  4. Administration of the compensation model is carried out in a distributed, collective way.  Percolab team members keep track of their agreements with standardized tools and are responsible for their own data entry into the online book keeping system (WaveApps). The project lead takes care of all agreements, invoicing and billing with external contractors, clients and suppliers.
  5. Any challenges with a project that have consequences on the budget are managed within the project with the team and do not overflow onto the company.

Each month any percolab member is involved in multiple projects (as lead, team member or business development).  Therefore your salary is the sum of the work you accomplished that month in each project as per your agreements.

For the system to work, everyone needs to make explicit their work availability and skills they can offer or wish to develop within projects.

Suddenly it was if each person was injected with more space, freedom and creativity to sculpt their ideal professional world. A new service went from idea to reality and the team was stepping up to greater challenges  than ever before. Having control over ones earnings reveals itself as a key lever for empowerment and leadership. Services and business development grew. With hindsight it seems evident that for people to be in their full potential having control over their pay is a key condition.  

Underlying principles

  1. Engagement is commiserate with our power to self-determine our own salary and expenses. Each person is responsible for the salary they want to earn.
  2. Practicing conversations around value helps us to better own our own value.
  3. Our relationship with money is not a taboo, but a skill that can be developed.

Impact

This flexible compensation model has supported us getting beyond our assumptions and fears around pay. It helps us get to deeper conversations around value and to work with money without it being the finality. The potential of a team is strengthened through this compensation as practice approach. More specifically:

  1. Individual: We are all even more responsible and engaged. Each person is finding her own balance with how much she wants to be working, earning, learning, playing and making their personal projects come to action. We are each developing skills around money, business and value.
  2. Teams: More solidarity, mutual support and good spirit.
  3. Organization: More initiatives and entrepreneurship and more revenues.

Lessons

1. A compensation model is meant to be energizing a team forward – if that is no longer the case, then try out a different model. It’s as easy as that.

2. A compensation model can be flexible and self-managing

3. A flexible negotiated compensation model can be an enormous driver of individual, team and organisational development.

If you want to know more about this model and the tools that support its functioning, contact Samantha Slade sam@percolab.com

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Fablabs Nation, la caravane qui traverse le canada

Depuis quelques années, de nombreux fab labs ou maker spaces ont vu le jour à travers le Canada. L’initiative du Fab labs Nation a été initiée par Communautique, créateur de ECHOFab, de Montréal. L’idée est ici de créer quelque chose de grand avec toutes ces instances individuelles.

Le tour

Depuis lundi 1er mai 2017 une caravane est partie en exploration pour trois mois à travers le pays dans le but de venir à la rencontre des fab labs. Trois résidents virent dans cet espace, complétement aménagé en fab lab mobile, avec tout ce qu’il faut pour faire émerger des idées (imprimantes 3D, découpe laser, équipement de tournage, etc.). Ils partent à la rencontre de l’écosystème des fab labs du Canada pour provoquer ce monde et revenir avec des idées, des informations, des connexions.

Les résidents vont creuser à chacun de leurs arrêts, les défis locaux et ramener leur apprentissage à une échelle plus large. Le projet n’est pas programmé, c’est un concept d’émergence continuelle où ceux qui se sentent concernés peuvent intervenir. Ce processus laisse libre court à l’expérimentation et permet d’explorer en mode émergence une question complexe qui parle à chacun et qui nécessite un processus de co-exploration de la part de l’ensemble de la communauté pour y répondre.

La caravane se base, néanmoins, sur 4 étapes :

  • Faire des entretiens et de l’exploration
  • Evoquer des rêves et des possibles
  • Prototyper
  • Ramener de l’information qui pourrait être intégrer à un niveau plus systémique

Percolab appuie le projet en apportant son expertise sur le processus utilisé et par du coaching. En effet, percolab a déjà utilisé cette méthodologie à deux reprises. L’idée est de commencer par caler une question qui permettra de cadrer une exploration dans la complexité. Les deux premières semaines permettront de la valider puis les résidents auront, alors, trois mois pour explorer tout ce qui est possible autour de ce questionnement. Cette méthodologie permet de laisser le processus très libre tout en structurant toujours le raisonnement par rapport au point d’ancrage.

La caravane s’est lancée à travers le pays avec le questionnement suivant :

Qu’est-ce qui devient possible quand les Fab Labs et Maker Space du Canada agissent en interstructure collective ?

Pour suivre son périple, rendez-vous sur http://www.fablabsnation.ca !

Mais au fait c’est quoi un fab lab ?

Le terme fab lab vient de la contraction des mots « fabrication » et « laboratory », ce concept a été créé au MIT de Cambridge, Massachussetts, en 2002 par le Professeur Neil Gershenfeld. Ce sont des espaces dédiés à des « makers » où on peut créer presque tout par soi-même. Ces espaces sont aménagés avec tous les outils modernes qu’on connait à ce jour. Chacun d’eux sont différents en fonction des personnes qui y échangent et produisent mais ils sont toujours tournée vers le numérique et l’innovation.

Pour entrer dans le réseau mondial et devenir officiellement un fab lab (et non plus un maker space), il faut pouvoir répondre à la Fab charter, une charte très succincte (http://fab.cba.mit.edu/about/charter/).

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Et si le salaire minimum passait à 15$/h?

En faisant la synthèse des trois modes de pensées qui sont le design, l’apprentissage et la stratégie, percolab a accompagné l’économiste, Ianik Marcil et un influenceur pour concevoir une communication graphique qui mets en lumière les principaux enjeux liés à l’augmentation du salaire minimum.

 

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Être exposant dans une conférence et vivre une expérience d’intelligence collective, c’est possible!

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Tenir un kiosque lors d’une conférence est une expérience souvent frustrante. Le concept conférence-exposant peine à se renouveler, malgré les milliers de conférences qui ont lieu chaque année. Comment faire en sorte que les exposants soient inclus dans l’action et les conversations de l’aire principale? Voici une piste de solution.

percolab a relevé ce défi au Rendez-vous de l’innovation sociale, un événement public d’une journée rassemblant 200 entrepreneurs, chercheurs et innovateurs sociaux. 13339660_1083694351674568_8552338805864078816_n

Pour ce faire, nous avons  transformé l’aire d’exposition en aire d’hybridation en nous appuyant sur l’improvisation appliquée et en nous  inspirant des chimères, les créatures mythiques mélangeant plusieurs animaux.

Au début de la journée, chaque kiosque a reçu une visite de l’équipe percolab et a été invité à exprimer un souhait pour la journée.

Ensuite nous avons installé une animation mobile, en allant voir des visiteurs et des kiosques pour proposer des défis d’hybridation, autour de la question :

Qu’est-ce que nous pourrions imaginer ensemble, aujourd’hui, qui pourrait être réalisé dans le prochain mois?

À travers cette simple question ludique, une intention se greffait à l’interaction : faire naître de nouveaux possibles parmi les forces en présence. Une fois le défi nommé, il revenait aux participants de décider de jouer le jeu et de documenter les idées créées dans le fil de la conversation.

13419118_1083694818341188_4747932269939892590_nAu bout d’un certain temps, la magie prenait : l’activité se créait d’elle-même, en mode autogéré, et une table de récolte des idées de projets hybrides se remplissait peu à peu. Les exposants et les visiteurs étaient énergisés par leurs rencontres et leurs conversations. La question, invitante, inclusive, ludique, bouscule la routine d’un kiosque, facilite le contact avec les gens qu’on vient rencontrer, crée une intentionnalité et une présence différente.

Les visiteurs comme les personnes présentes aux kiosques ont mentionné comment cette simple activité vécue sur le mode de la rencontre et d’un bref moment de créativité partagée leur avait permis de vivre la journée autrement. Le recours à un concept simple, invitant au jeu et à l’imaginaire a fait en sorte que les participants ont pu le saisir rapidement et se l’approprier, jouer ensemble pour créer des possibilités inattendues. Par ailleurs, l’aspect ouvert et intime à la fois a fait en sorte que les personnes qui se rencontraient ont pu parler de ce qui les passionne réellement : leurs désirs, leurs besoins, à partir de leurs expériences. 13342987_1083694858341184_319607807221865154_nC’est un élément important car cela crée un espace de liberté supplémentaire dans l’événement, qui fait en sorte que la rencontre devient immédiatement générative.

Enfin, le fait d’aller à la rencontre directe des participants, et non de tenir un espace délimité pour des activités formelles, a été clé : cela a contribué à occuper le temps et l’espace de manière légère, mais permanente et efficace. À tout moment, nous étions facilement identifiables et disponibles, et en mesure d’aborder les personnes présentes. Cela a contribué à  l’inclusion continue des participants à mesure qu’ils entraient dans l’espace et à créer une atmosphère de créativité bienveillante.

 

 

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