Voyage au pays des images avec la Pensée visuelle

Du 28 juin au 19 juillet 2017, Fanny a eu la joie de participer aux ateliers en ligne du Visual Thinking Lab, avec Paul Messer, Mary-Alice Arthur et Amy Lenzo. – Rapport de cette immersion dans le monde du visuel.

Session 1 : Cartographier

À 19 heures, heure française, j’étais devant mon écran, en même temps que vingt autres individus à travers le globe. Les vérifications techniques d’usage terminées, la session était lancée.

Nous avons commencé par un premier exercice où, d’un geste libre, nous avons donné naissance à de jolis oiseaux. Outre l’effet d’inclusion en partageant nos productions très personnelles, la force d’un tel exercice basé sur le principe « Tu as une main, un crayon, c’est bien assez ! » est apparue dans toute sa clarté !

Puis, le principe de modélisation a été abordé avec des questions venant chatouiller les évidences, telles que : « Que voulons-nous représenter, en fait ? », « Jusqu’à quel niveau de détails avons-nous besoin d’aller ? » « Quelles sont les images que les personnes ont déjà dans la tête ? »
Ces questions font remonter à la surface les choix pratiques d’utilisation des outils visuels, quel que soit le niveau de chacun.
Elles se posent à la fois sur la technique et sur la posture. Dessiner, c’est représenter les choses qu’il y a autour de soi. Et c’est aussi se représenter, soi, parmi ces choses. Philosophie ? Bien sûr, comme pour toute discipline. Ce n’est pas parce que nous travaillons sur les images que nous devons être superficiels !

Paul nous a proposé d’aller plus loin que les outils lors de ces ateliers en ligne. Il a cherché à nous transmettre la pensée du designer, ou design thinking, fonctionnant pour beaucoup sur la pensée visuelle. Les designers se soucient d’apporter des solutions originales aux problèmes actuels. Ils sont amenés à sortir des sentiers battus, donc à utiliser de nouveaux outils, incluant l’image.

Une mise en pratique de ces réflexions s’est faite avec l’activité « Dessinez votre projet », à présenter en sous-groupe ensuite. Paul a expliqué que sa méthode de transmission combinait son expérience de facilitateur graphique avec les pratiques de l’Art of Hosting, ou l’art d’accueillir les conversations qui comptent. Il n’était pas question de directives sur comment dessiner, mais de questions à se poser pour avancer. « Qu’est-ce que je vois ? » et « Qu’est-ce qui manque ? » Outre l’approche bienveillante, ces interrogations font appel au sens… du visuel !

Nous attendions des retours sur des éléments techniques des dessins (« On verrait mieux le titre si tu le faisais comme ci »), mais, en fait, dessiner son projet, c’est faire des choix, et cela révèle beaucoup sur la façon de penser son projet (« Pourquoi tu as mis ces mots en gros alors que tu nous a dit que le titre c’était ça ? »). Utiliser l’outil visuel permet de faire émerger l’invisible, ce qui n’aurait pas pu ressortir par une autre voie(x). Les retours par les différents participants étaient variés, mais tous enthousiastes.

Session 2 : Raconter en images

Il s’agit de la phase de mise en images sous une forme narrative de nos projets, ou storyboard. Paul a insisté sur cette étape qui correspond à la phase de prototypage dans le design thinking. Cela n’a pas vocation à être parfait, mais de donner à voir. Comme nos dessins.

Nous avons d’abord travaillé sur la notion de persona. Pourquoi lister les caractéristiques des personnes que nous souhaitons aider à travers nos projets alors qu’il est si simple de les dessiner ! Leurs portraits sont apparus sous nos yeux, rendant palpables ces inconnus. Pouvoir les imaginer permet de mieux travailler avec eux.

Ensuite, pour préparer le terrain du storyboard, nous avons pratiqué l’outil du crazy eight. Je le nommerais bien « les 8 magiques », tellement j’adore cet exercice ! Pour faire court, il s’agit de dessiner dans un certain nombre de cases (ici huit), un dessin par case en un temps donné (ici une minute par case donc par dessin). Là encore, il est tellement évident que le dessin permet de trouver de nouvelles idées, non pas pour mieux représenter son projet, mais pour mieux le penser, le remettre sur le métier et le faire progresser.

Cette expérience de narration visuelle, très forte, fait ressortir le cœur de nos projets, en visualise les manques, en révèle les intentions, et permet aussi de clarifier nos démarches et de visualiser concrètement le processus que nous proposons.

Session 3 : Le pouvoir de l’image

Paul nous a donné des exemples avec les affiches de cinéma qui indiquent immédiatement le style du film, mais aussi la question du cadrage qui donne un sens à une photo ou, encore, la puissance des symboles. C’est une réflexion que j’aborde aussi en formation, la responsabilité que nous avons, en tant que facilitateur graphique, des images que nous produisons et utilisons. Nous avons aussi des choix à faire : des images simples pour se faire comprendre ou des stéréotypes que l’on reproduit ? Comment par exemple représentez-vous le temps? Quelle est l’image qui vous vient ? Horloge ? Chronomètre ? Que faites-vous alors de la dimension vivante, dynamique du temps ? Pourquoi ne pas dessiner une spirale plutôt, pour sortir de la segmentation, de l’enfermement véhiculés par le chronomètre ou l’horloge ? Nous pouvons sortir des idées préconçues pour aller au plus proche du sens que nous souhaitons exprimer !
D’où l’importance de prendre le temps de produire ses propres images et de se constituer une bibliothèque visuelle. Nous pouvons exploiter tous les éléments graphiques à notre disposition pour rendre visibles les nuances, faire émerger les points de vue et les perceptions, relever les points communs et les différences.

Session 4 : Nouvelles technologies

Transposer une image faite à la main sur un ordinateur peut être chronophage. Aujourd’hui, il est possible de dessiner directement sur tablette avec des logiciels dédiés, que l’on peut allier aux réseaux sociaux. Ainsi, à la capture en images, peut s’ajouter l’instantanéité de la diffusion, ouvrant alors de nouveaux horizons de possibles.

Pour résumer, le Visual thinking lab est une formidable rencontre entre passionnés du visuel, que l’on sache dessiner ou pas. Ce ne sont pas des ateliers qui se confinent dans des techniques. Ils invitent à une transformation de ses propres pratiques. La proposition est de toucher du doigt la beauté de la pensée visuelle pour pleinement investir les outils qui l’emploie, afin de penser, construire, créer ensemble.

Comme disait un barbu plutôt lucide, nous ne pouvons résoudre les problèmes avec le même mode de pensée que celui qui les a engendrés. Alors, empruntons la voie du visuel !

Venez nous rejoindre, à Toulouse, Montpellier, Marseille ou Lausanne, en novembre prochain pour révéler, mettre en lumière votre pensée visuelle.

Comme le dit Paul :« nous sommes tous des apprenants visuels »

 

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Principes et processus de co-conception d’événements auto-organisés

C’est plus facile que ça en a l’air. Si vous organisez des événements, cet article est pour vous.

La communauté internationale Art of Hosting a développé une manière différente de concevoir des rencontres avec un modèle sous-jacent peaufiné et expérimenté dans le monde entier depuis plus de 20 ans. Quel que soit le sujet, des méthodes de collaboration à la gestion de l’eau, en passant par les questions financières, il est possible de concevoir, d’organiser et de rencontrer la saveur et la sensation de la vie, parce qu’elles sont le résultat de ce modèle sous-jacent.

Les participants et les organisateurs ne voient pas nécessairement les coulisses (comment l’équipe d’accueil travaille ensemble pendant la conception / préparation et au-delà) bien que tout le monde sente que ce travail existe. À maintes reprises, ce modèle a permis aux groupes d’expérimenter un système opératoire fonctionnel et auto-organisé, de vivre une expérience vivifiante, d’accéder à un apprentissage en profondeur et de faire du bon travail. Un ami avec des décennies d’organisation d’événements l’explique comme une mise à jour du logiciel système avec lequel nous travaillons depuis longtemps; une version 2.0, si vous voulez. Ce qui suit est ma tentative de partager ce modèle d’une manière pratique et utile, sans le réduire à une simple recette à suivre. Le modèle contient une conscience et une sagesse profondes, et j’espère que je lui rend honneur. Cela commence avec trois principes.

Il est sage qu’une équipe de facilitation passe du temps ensemble juste avant un événement. Ce temps dépendra d’éléments tels que la durée de la rencontre, la familiarité entre les membres de l’équipe, les défis et les risques. Typiquement, pour un événement de trois jours, l’équipe d’accueil passera un ou deux jours ensemble avant. Pour une réunion très courte, ce temps sera plus court.


Principe 1: Conception adaptative – Attendre le plus près possible du rassemblement / de la formation pour concevoir le programme

Certains aspects liés à l’organisation d’un rassemblement ou d’une formation peuvent et doivent être faits bien avant l’événement, tels que le lieu, la nourriture, l’aménagement de l’espace, l’hébergement, le budget, l’inscription, la communication. Ce que l’équipe fait également en amont, c’est de mieux connaître le contexte et de mieux se connaître, pour devenir une véritable équipe. Quant à la conception du programme même, si nous voulons qu’il soit vraiment en lien avec le contexte et réponde aux besoins qui se rattachent à la rencontre, à des changements minimes au niveau local et au-delà, arrivant toujours juste avant le premier jour de la rencontre, alors il est logique de travailler la programmation juste avant l’événement.

Avertissement amical: Nous sommes tellement habitués à développer nos programmes des mois avant les événements, qu’attendre juste avant celui-ci peut générer un certain niveau d’anxiété.

Principe 2: Un contenant fort – Donner de l’importance au champ invisible qui tient une réunion

Si nous voulons que nos rassemblements soient puissants, aient de la profondeur et soient fluides, alors nous devrons accorder du temps et de l’espace pour construire ce que nous appelons, faute d’un meilleur mot, «un champ relationnel» ou «un contenant solide». C’est le champ invisible qui contient le potentiel d’un groupe. C’est la présence collective et la qualité des relations entre les membres de l’équipe qui font la qualité de ce champ. Fort et sain, il facilitera les conversations génératives, les changements de paradigmes et les connexions profondes. Avec ce champ invisible et puissant, l’équipe d’hôtes restera sauve même si l’événement est orageux. Cela veut dire prendre du temps pour être ensemble, jouer, chanter, cuisiner, partager le silence, tout ce qui peut créer de la fluidité. C’est ainsi que l’amitié et la familiarité grandissent. Être en bonne relation avec soi-même et avec les autres nous ouvre à la diversité des autres et nous aide à en tirer profit.

Avertissement amical: Nous sommes tellement habitués à gérer le temps pour être performants que donner du temps et de l’espace pour être ensemble peut causer de l’anxiété.

Principe 3 : —  Apprentissage profond, auto-organisation et communauté de pratique – Pratiquer notre propre médecine

Chaque séance de travail durant la préparation est un micro-exemple de ce qui est à créer. La façon dont vous imaginez l’événement devrait apparaître pendant ce temps de préparation. Si vous voulez que les participants récoltent en ligne, l’équipe devrait commencer à le faire pendant les jours de conception. Pratiquez avec l’équipe avant et vous serez à l’aise durant l’événement. La pratique contribue à la qualité « du contenant ». Si nous voulons que les participants fassent l’expérience d’un apprentissage approfondi, l’équipe doit être en mode apprentissage profond, dans ses zones de vulnérabilité. Si l’équipe se fait confiance et se propose d’expérimenter durant la rencontre, au-delà de ses peurs, avec le soutien des autres, alors nous modélisons cela pour l’ensemble de l’événement. Il y a de la vie dans nos tremblements et c’est ça faire partie d’une communauté de pratique.

Avertissement amical : Nous sommes tellement habitués à nous montrer avec notre expertise qu’il peut être inconfortable de révéler nos zones vulnérables.

Comment pouvons-nous concevoir ensemble?

Quand nous arrivons enfin à la conception de l’événement en question, notre réflexe est de sauter dedans directement. Avancez lentement et dans l’ordre ci-dessous. En passant par ces étapes, ce qui est nécessaire en terme de design se révélera. Incarnez les principes décrits ci-dessus pendant le temps de conception de votre événement.

Besoin, but et participants
Prenez le temps de renforcer le lien avec le besoin sous-jacent à l’événement et donc avec l’intention. L’intention étant notre leader invisible, elle doit être clairement portée par toute l’équipe. L’appel initial à l’événement s’est fait avec cette intention, il devrait en être de même avec la conception. L’intention est au centre du travail.

Apprentissages de l’équipe
Quelle est l’intention ou zone d’apprentissage souhaitées par chaque personne dans l’équipe? Si nous voulons faciliter l’apprentissage ensuite, nous devons être en mode apprentissage nous-mêmes. Si nous incarnons le travail, nous le renforçons.

Écoute sensible
Prenez le temps de comprendre le contexte, les personnes qui viendront, ce qui se passe en ce moment pour être plus à l’écoute et mieux répondre à ce qui est nécessaire. Écoutez avec tous vos sens, à tous les niveaux.

Extrants – Agir plus judicieusement pour le monde
Un bon travail devrait toujours donner de vrais résultats. Les Indiens Hopi disent: « Est-ce que ça va faire pousser du maïs pour le peuple? ». Que va créer la rencontre qui sera utile au monde?

Le lieu
Le lieu peut soutenir la qualité de l’événement. Quand est-il possible de passer du temps sur le site? Connectez-vous au lieu et ressentez ce qu’évoque pour vous l’espace. Comment l’événement peut-il se servir au mieux du lieu? Y a-t-il des possibilités en extérieur? Imaginez l’espace et la beauté qui se déploient. Embrasser les contraintes qui vont avec.

Rappel amical: Ce n’est pas ou l’un ou l’autre, vous avez autant besoin de capacités d’analyse et de planification que de nombreuses compétences non techniques.

Comment concevoir pour l’auto-organisation?

Lorsque vient le temps de concevoir l’événement, les mêmes principes s’appliquent.

1) Clarifier les responsabilités / équipes
Si l’événement se poursuit sur quelques jours, créez des sous-équipes. Une bonne façon de s’y prendre est d’organiser une sous-équipe pour chaque journée, une pour l’espace et la beauté et une autre pour documenter (récolter). Il peut être utile d’identifier un lieu spécifique pour chaque sous-équipe; Cela permet de voir clairement si les personnes sont dans une seule ou plusieurs équipes. Quand il est temps de décider qui fait quoi, dans un cadre auto-organisé, il est important que chaque personne choisisse pour elle-même. Il peut être utile d’inviter les gens à réfléchir sur leur offre et leurs limites d’apprentissage avant de placer des stylos sur la table pour qu’en silence, tout le monde écrive son nom là où il pense qu’il devrait être. Il est important de noter que les équipes ont un rôle de supervision des tâches, et non d’exécution de toutes les activités et du travail de la journée.

2) Clarifier le flux et la structure
Chaque équipe passe du temps à concevoir le flux des activités dont elle a la responsabilité. Il n’est PAS encore temps de creuser dans la conception de chaque activité, seulement d’identifier le flux d’activités (par exemple quels seront les hôtes, les coachs, les participants) et le nombre pour chacun. Ensuite, pour s’assurer que toutes les parties travaillent ensemble, les équipes partagent leur structure et leurs activités et reçoivent des commentaires. Les points de friction et les angles morts seront révélés. Les équipes disposent alors d’un peu de temps pour produire une seconde version de leur flux et de leurs activités si nécessaire. Le groupe revient ensuite en entier pour se mettre d’accord sur le design. De cette façon, tout le monde est conscient et à l’appui de la conception globale.

3) Conception des activités
Seulement maintenant, chaque personne identifie les activités / rôles dont elle sera responsable, individuellement ou en équipe. Maintenant, chaque activité peut être conçue en détail. Celles du premier jour auront la priorité. Certaines seront prêtes avant l’événement et d’autres seront conçues pendant l’événement avec (certains des) participants (pendant les pauses ou le soir).

4) Invitation à
Lors de la première matinée de l’événement, les participants sont invités à proposer leurs propres activités ou à se proposer dans le cadre de la structure mise en place par l’équipe. Cette structure tient l’espace afin que la facilitation/ l’accueil (hosting en anglais) et la documentation / la récolte puissent se faire avec la large participation de tous, de manière ouverte et flexible. Quand le travail de préparation a été fait – en prenant soin de tous les détails  – les principes décrits ci-dessus permettent à cette structure lâche d’être tenue avec qualité et rigueur. Cela peut sembler chaotique mais la liberté pour participer est maintenue par un conteneur qui soutient la cohérence, l’alignement et la liberté. Cela nous permet de nous ouvrir à ce qui est possible et vivant. C’est ainsi que nous nous organisons entre nous.

L’Art of Hosting (Art d’accueillir des conversations qui comptent en français) crée un système d’exploitation auto-organisé, un espace de possibilités, une profondeur d’apprentissage et une qualité de connexion humaine qui souvent nous échappent dans d’autres types de réunions ou rassemblements. Dans le monde entier des événements sont organisés de cette manière avec beaucoup de succès, des institutions européennes aux associations de quartiers, des entreprises aux réseaux professionnels.


Pour savoir plus sur l’Art of Hosting

Merci à Denis Cristol pour la traduction de l’anglais.

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Pourquoi la pensée visuelle est-elle si importante

Notre travail, nos projets et nos vies entremêlés nous font évoluer dans la complexité. Définir le coeur, les limites de nos projets est un travail difficile, les expliquer aux autres l’est encore plus !

Une carte nous aide à comprendre notre monde et permet de partager cette compréhension avec les autres. De la même manière, les supports visuels définissent le territoire et le terrain de nos projets, les rendant accessibles aux autres.

Je remarque une tendance de plus en plus grande à utiliser les visuels pour parler des projets et communiquer leurs résultats.

Pourquoi les visuels sont-ils si importants pour apporter de la compréhension et de la contribution dans un projet ? Comment les utiliser pour obtenir plus d’impact ?

Contexte

La plupart des personnes que je rencontre aujourd’hui n’ont pas l’habitude d’utiliser des visuels. Nous avons tendance à nous précipiter sur nos ordinateurs pour prendre des notes, éventuellement nous exprimer avec des gestes, mais que se passerait-il si à la place, nous attrapions instinctivement un crayon ?

Les gens aiment les visuels. L’une des premières choses qui attire l’attention des lecteurs dans un rapport ou un document sont les images, les diagrammes, les photos. S’appuyer sur des visuels est de plus en plus demandé, que ce soit avec des données, de la technologie ou l’habileté manuelle d’un facilitateur graphique. Nous intégrons les images 60% plus vite que le texte et les images peuvent déminer nos présupposés en contextualisant notre compréhension. Nous apprenons rapidement à travers les visuels, en réalité chacun-e de nous est un « apprenant visuel ».

Nous entrons dans une phase où dessiner par ordinateur est presque aussi facile que d’attraper un crayon et la réalité virtuelle offre de nouvelles voies d’exploration pour l’usage des visuels comme soutien à notre travail.

Compréhension collective?

Dans le cadre d’un mandat pour la Commission Européenne, nous avons été amenés à designer et à bâtir une plateforme en ligne (PICS) permettant aux pays membres et à leurs administrations de partager mutuellement leurs ressources et de travailler sur des projets collectifs. Pour garantir la réussite de ce projet, il était vital que les usagers acquièrent une bonne compréhension du système. Nous avions besoin d’un moyen simple pour expliquer son principe de fonctionnement.

Lors de l’événement de lancement du PICS, les chefs de projet de chaque administration et pays furent rassemblés pour être briefés et se former. Nous voulions qu’ils soient à l’aise avec le système et se sentent confiants pour l’expliquer aux autres ensuite. Ils commencèrent par découvrir l’application sans être guidés, afin d’avoir une première perspective d’utilisateur. Puis, nous leur avons demandé de cartographier visuellement leur compréhension individuelle du système et de la partager avec d’autres. Cet exercice les aida, non seulement à avoir une meilleure compréhension du projet, mais aussi à construire une représentation visuelle globale utilisable par tous. L’impact était clair : durant les sessions et les activités suivantes au cours de l’événement, chacun avait une compréhension plus pointue du système et était capable d’expliquer ses commentaires ou questions en se référant au modèle visuel que nous avions créé collectivement.

Partager visuellement nos modèles mentaux permet d’amplifier et d’approfondir notre compréhension, et d’accélérer le développement d’un projet

Modèles mentaux

Notre interaction avec le monde dépend de nos modèles mentaux. Notre usage d’une porte en est un exemple simple. Sans réfléchir beaucoup, nous analysons le mécanisme de la porte et comprenons comment l’ouvrir grâce à des indices visuels et notre expérience passée. S’ouvre-t-elle à l’intérieur ou à l’extérieur ? Ouvre-t-elle grâce à une clé ou une carte? Est-elle coulissante ou battante ? Y a-t-il une poignée, où se trouvent les charnières, sur la droite ou sur la gauche ? Faut-il tirer ou pousser ?

Les charnières sont un repère visuel. La question “ai-je le droit de l’ouvrir?” appartient à mon modèle mental à propos de l’accès possible via cette porte. Toutes ces informations sont rapidement traitées par notre cerveau de manière non verbale, ce qui démontre qu’une porte bien conçue ne demande pas de temps de réflexion.

Que se passerait-il si nous étions capables de faire de même avec nos projets ? En avoir une compréhension aussi immédiate et intuitive que face à une porte bien conçue ?

Nous élaborons des modèles mentaux pour décrypter le monde. Nous les développons grâce à des indices externes et les retours des autres. Les malentendus peuvent vite s’installer lorsque nos modèles mentaux ne sont pas synchronisés. Et si nous pouvions partager nos modèles mentaux par un simple visuel? Des lignes et des formes simples peuvent représenter la compréhension de nos projets. Partager visuellement nos modèles mentaux développe et approfondit notre compréhension et accélère le développement du projet.

Savoir abandonner une métaphore est un talent du même ordre que de trouver celle qui répond à nos besoins de départ.

Métaphores visuelles

Les métaphores visuelles sont un moyen extraordinaire pour aider à structurer notre compréhension de ce qui est du ressort de l’intangible. Utiliser quelque chose dont nous avons déjà une compréhension, par exemple un arbre, peut aider à expliquer notre projet: les racines peuvent représenter l’histoire du projet, le tronc ses éléments centraux, les branches sa portée, les fruits ses extrants, ses impacts.

Une chose à noter, cependant: chaque métaphore a ses limites. Trouver le bon endroit sur l’arbre pour placer un élément important de votre projet peut se révéler acrobatique. A utiliser avec précaution donc ! Savoir abandonner une métaphore demande le même talent que trouver celle répondant à votre besoin de départ.

Attrapez donc ce crayon !

Développez votre pratique

Quel que soit votre projet, attrapez un crayon et dessinez ce que vous comprenez.
Que vous utilisiez des bonshommes allumettes, des formes simples et des lignes ou que vous soyez des praticiens chevronnés, l’essentiel est pour vous et votre équipe, vos clients, vos partenaires, vos parties prenantes, de parvenir à une compréhension partagée.


Si vous souhaitez découvrir des outils, des techniques et des pratiques avec d’autres personnes ayant les mêmes intérêts que vous, venez retrouver Paul Messer en France ou en Suisse, au mois de novembre, pour un Labo Pensée Visuelle

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Qu’est-ce que tu fais mardi ? Ou pourquoi Percolab tient ses réunions ouvertes.

« Pourquoi ne viens-tu pas à l’une de nos rencontres d’équipe? » dis-je au serveur. «  Elles ont lieu tous les mardis de 10h à midi chez ECTO, l’espace de travail partagé. »

Il hoche sérieusement la tête et note l’information sur une serviette derrière le comptoir. J’attrape mon latté et me dirige vers l’une des tables pour travailler sur une proposition budgétaire pour l’un de nos prochains projets.

Inviter quelqu’un, pas-si-au hasard-que-ça, à l’une des rencontres d’équipe de Percolab est devenu l’une de mes pratiques quotidiennes. Je dois faire entre 5 et 10 de ces invitations par semaine. Parfois, ces invitations sont reçues comme un cadeau, une opportunité, c’est le cas de ce serveur. Il vient juste de passer un diplôme d’études supérieur en urbanisme et il est intéressé par les consultations et le co-design citoyens : l’un des axes d’expertise de Percolab. Il m’a reconnue suite à la facilitation d’une session de planification stratégique que j’ai donnée pour l’une des unités à l’université où il a fait ses études.

D’autres fois, les invitations sont reçues les yeux écarquillés par l’incrédulité comme si je proposais de venir samedi au brunch familial, sans que l’on se connaisse ; dans le genre : apporte des fleurs et rejoins les p’tits et Matante Guylaine sur la trampoline.

« Pourquoi m’inviter à une réunion d’équipe ? » me demande la personne, « Vous ne traitez pas de trucs internes dans vos rencontres ? »

« Oui, bien sûr », je confirme, « nous traitons de trucs internes. Ça peut être stratégique, opérationnel, ou cela peut avoir avec notre dynamique interpersonnelle et le premier mardi du mois il s’agit de questions internationales. Certaines réunions parle d’argent et de la façon dont nous auto-gérons nos revenus. Il arrive même que nous ayons à gérer des conflits durant nos rencontres. Comme je le disais, mardi à 10h, tu devrais venir participer ».

« Oh, d’accord, je peux venir observer », dit la personne, « Je suis vraiment curieuse. Je serais très discrète, c’est promis ».

« Heu… bien… non, ça ne marche pas comme ça », Je réplique avec un sourire retenu, « Je ne t’invite pas à venir observer. Nous ne sommes pas des hamsters. Je t’invite à être avec nous, à participer. A nous aider à traverser nos défis, nos questions, à amener toute ton expérience, intelligence et sagesse, pour contribuer à nos décisions ».

« Vraiment ? » demande la personne, « Mais tu viens juste de me rencontrer ! Comment puis-je comprendre tout votre contexte, votre fonctionnement, vos règles ?  Comment puis-je réellement contribuer à une prise de décision ? Et votre directeur, il va dire quoi ? »

«  Pour commencer, il n’y a pas de directeur chez Percolab. Nous sommes vraiment une organisation horizontale et nous prenons nos décisions selon une approche basée sur le consentement. Bien sûr il n’est pas imaginable que tu comprennes tout. Mais participer à l’une de nos réunions est un moyen nettement plus efficace pour nous connaître que de lire la page « Accueil » de notre site web. Si nous discutons d’un problème nécessitant une décision, et que toi, depuis ta compréhension forcément limitée, tu y vois un risque potentiel pour notre entreprise, nous allons t’écouter et le prendre en compte pour avancer ».

« OK », dit la personne – je peux voir sa curiosité grandir, « mais est-ce que je serai la seule personne étrangère ? »

« Aucune idée ! » Lui dis-je. « Nous le saurons quand tu te présenteras ! Certaines semaines nous n’avons aucun invité (on ne les appelle pas des étrangers), il y en a souvent un ou deux, et il est arrivé, plusieurs d’entre nous étant à l’extérieur avec des clients, qu’il y ait trois fois plus d’invités que de membres Percolab ! Ces semaines-là sont en général super pour « brainstormer » autour de questions qui nous travaillent, comme repenser notre site web, par exemple ».

Ça ne finit pas par être épuisant d’avoir de nouvelles personnes chaque semaine dans vos réunions ? » Me demande-t-on ?

« Ça arrive, «  j’admets, « Certaines semaines ça m’agace d’avoir à accueillir des gens nouveaux lors d’une rencontre d’équipe, en particulier lorsqu’il y a un sujet vraiment important pour moi. Cela dit, à chaque fois, je trouve que nos invités m’aident à traverser les questions difficiles que ce soit vis à vis de notre métier ou de notre travail ensemble en tant qu’équipe. C’est tout particulièrement vrai si la personne n’arrive pas à saisir aisément ce que nous faisons ; ça nous oblige à clarifier la façon dont nous parlons de nous-mêmes et d’être plus transparents dans notre travail ensemble. Donc, je peux arriver grognon mais je repars presque toujours énergisée… avec l’aide du café ! »

« Quel genre de personne vient à vos réunions ? » me demande la personne.

« Il y a des invités intéressés par une collaboration avec nous, certains veulent nous étudier pour un projet d’étude, d’autres viennent à nos rencontres pour en savoir plus sur l’auto-organisation voire transférer de nouvelles pratiques dans leur entreprise ; il y a des experts internationaux profitant de leur passage à Montréal pour échanger avec nous et des personnes déjà clientes ou qui songent à travailler avec nous – participer à nos réunions leur donnent une idée vraiment concrète de l’application de notre savoir. L’une de mes pratiques favorites est d’inviter d’un coup tous les participants de mes ateliers à venir à l’une de nos réunions d’équipe. Tu devrais voir leur visage ! »

« D’accord ; je viens ! » s’exclame ma nouvelle connaissance, « Ça fait longtemps que je voulais en savoir plus sur l’auto-organisation mais sans être tout à fait sûr que mon équipe est prête. Vous voir en action m’aiderait. Je me sens vraiment mieux à l’idée de ne pas être juste un voyeur et contribuer avec mes connaissances et l’expérience que j’ai déjà. Je trouve cette idée de réunion ouverte vraiment inspirante et inhabituelle. Vous êtes courageux de faire ça ! »

« Ahh… » Je réponds prudemment. J’ai envie d’accepter ce compliment mais en même temps je suis un peu agacée que cette pratique que je trouve si normale soit considérée comme courageuse. « Il nous faut choisir : soit on parle de collaboration soit on expérimente, on vit l’expérience de ce que c’est que de travailler avec des «étrangers». Nous pouvons parler de transparence ou bien nous ouvrir à d’autres afin que nous puissions vraiment être vus, pour le meilleur ou pour le pire, et mieux comprendre qui nous sommes et nos points aveugles. Nous pouvons parler d’intelligence collective ou alors nous engager pour de bon avec d’autres personnes venant de contextes réellement différents. Pour moi et probablement pour tous les autres chez Percolab, ouvrir nos réunions bénéficie à l’entreprise ; la générosité que les gens nous montrent en partageant leurs connaissances dans notre travail est incroyable. Mais ouvrir nos rencontres d’équipe est aussi un acte significatif et symbolique: nous sommes une fractale de la façon dont nous aimerions que les organisations fonctionnent dans le monde. Imagine que les gouvernements, les institutions et les entreprises, les fondations et les associations aient un modèle de réunion qui soit ouvert, transparent, collaboratif et s’inspirent de l’intelligence collective ? Juste ça. Imagine un peu. »

« Waow ! » Me dit l’autre, « Je vais avoir besoin de temps pour me faire à cette idée-là. On pourrait peut-être en parler après la rencontre de mardi. »

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The city of the future is the one people narrate together

Guest Author: Mary Alice Arthur, Get Soaring

If you’ve ever been to Montreal, you will have experienced the vibrant hum of the city. It is a city that has distinctive neighbourhoods and an international flavour, and it is also a city committed to exploring and vitalising diversity. 2017 marks 375 years for Montreal and the city is helping to mark the celebration by making a public process of community storytelling.

Imagine, if you will wooden circular structures popping up in the midst of St Catherines walking street or in your local neighbourhood. They look very much like an open basket, because that was their inspiration.

Their intention is to create a network of points in space that transform people’s narrative about where they are and how they inhabit the space. Although they appear like little separate pods, they are all connected to the element of surprise and forming community, enabling people who sit in them to imagine space in a different way and create possibilities that were not there before.

They are called Nacelles, a French word meaning the basket of a hot air balloon, but conceptually pointing to network or multiplicity. In a tangible, physical way, they create a commons, a place to gather and share. By their very shape, they create an interesting bounded object in a public space in the shape of a circle. You’re exposed like you would be in public space, but you have a container of intimacy, and intentional collaborative moments in conversation. The nacelles create intimacy while you’re outside.

Each Nacelle is a set of pre-fabricated pieces which are easy to build together in about 20 minutes. In fact, the very act of building them starts creating community. They are about 12 feet in diameter, and seat around 12 – 15 people on two tiers of benches with a small table in the middle. But they are also permeable. People can stand outside the structure and lean in, making it possible to take part in something, even if you’ve just arrived.

Using these structures for public dialog and storytelling is the brainchild of French-based group Comm1possible. It fits seamlessly into Montreal-based practice Percolab‘s approach to dialogue and storytelling. Cédric Jamet explains: “We need more ways to connect people than social networks. The “smart city” as we think about it, is not enough. We need structures that allow us to do this in a real and physical way. That’s how Nacelles emerged.

“There was a consciousness around the circle as a way to connect people that informed the structure of the Nacelle. The idea of the city of the future is a city created by the people who live in it. Nacelles become a physical representation of that.

This project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion.

“When we think about it, this project around inclusion is also around sharing individual stories, and what comes up is a common story of inclusion. Nacelles help create a commons. The original idea was how can we experiment to create urban commons and cities as commons. That’s where it came from and where it’s headed. Really at the heart of the project is the idea of what becomes possible when we build the spaces we live in together.”

“The physical structure invites curiosity. And when you go over the threshold of curiosity it invites in relationship,” says Elizabeth Hunt. “One of our upcoming projects is around diversity and multi-culturalism with a borough of Montreal. Around their multi-cultural citizen day, we will be working with storytellers in the nacelles and then we will invite citizens with their own stories of how to shift the dominant discourse from integration to one of inclusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

“It’s about building this together, shared responsibility. People show up with strollers, walking their dog. When a whole bunch of different kinds of people are there, you have the permission to go see. It’s a strange attractor. You enter the structure as strangers and emerge as allies. We are continuing to ask ourselves how we can use Nacelles as a collective sensemaking structure.”

Cedric chimes in again: “It shapes a bunch of things, experimenting with the Nacelle as a natural way to inclusion. We all have a relationship to this theme, whether we are born here or not, came here or not. I was hosting during the storytelling process – the storyteller was indigenous and his theme was around what it is to welcome and host people in. I was thinking ‘I’m an immigrant here. I’m French originally. I have a colonial background in me.’ Everyone who participated and shared stories verbalized their connection to this place in ways that were not anticipated. There’s something that happens when story gets shared and space gets held. Holding space is the condition for emergence. Something special happens.”

Elizabeth agrees, even though her story is completely different: “I’m born and bred in Montreal – same hospital as my dad – 11 – 15 generations each side. Those streets I’ve walked as a child, my parents, my grandparents also walked. I graduated from University on those steps over there. I had supper with someone there a few blocks over. My relationships to this space – what else is possible in my relationship to this city – is forever transformed by being there with the nacelles. We can transform an area into a storytelling platform, what else can we do in terms of moulding this city?”

Percolab has been partnering with French company Comm1Possible, which developed the concept and has used the nacelles in France and Morocco. Percolab is their only North American partner, but it seems obvious that the nacelles are far more than a way of creating community conversation and storytelling.  Even the way the two organisations are working together is seeking to create a commons out of the application of nacelles.

“Nacelles help create a commons,” Cedric tells me. “Then there’s the whole aspect of how we work together — if our purpose is to create commons, then Nacelles itself has to be a commons. That’s what we’re building on with Comm1Possible – how do we develop the system supporting Nacelles that is thought of and lived as a commons? Yes, there’s the object, but there’s a whole philosophy and business model that goes around it.”

Elizabeth continues: “We haven’t explored the questions, but the physicality of it invites the questions – how do we share this? Who does it belong to? How do we share the decisions? What is our vision for greater social change? We’re trying to work a commons based agreement – our working relationship is a commons relationship.”

In the end, it comes back to the magic of creating a space for people to narrate their common future.

As Cedric says: “The more people there are in the Nacelle, the more the Nacelle becomes invisible and it becomes a circle that’s about people. When we were using them on St Catherine and I walked away for a few minutes, I could see a conglomerate of people, but you couldn’t see the Nacelles. It was like a bunch of grapes but you can’t see the stem. It is an architecture that is holding people together but that you can’t see when its working well – it becomes invisible. That’s a metaphor for excellent hosting work.”

 

Find the original post by Mary Alice Arthur

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Percolab a besoin d’être vu !

Bonjour,

Avez-vous entendu parler de Percolab ? Savez-vous qui nous sommes ? Ce que nous faisons ? Pouvez-vous nous aider à expliquer au monde entier nous-mêmes, notre travail et nos valeurs ?

Voici l’affaire :

Percolab est là depuis environ 10 ans. Nous avons construit une équipe Nord américaine basée à Montréal et une autre, européenne, située dans le Sud de la France, à Montpellier. Et un tas d’autres équipes prêtes à surgir partout ! Nous sommes une organisation plate, non hiérarchique et autogérée qui non seulement pratique ce qu’elle prêche, mais également soutient d’autres structures dans leur changement de paradigme de gestion.

Nous travaillons selon 3 principes de base :

  1. Intelligence collective: nous est plus intelligent que moi seul
  2. Pratiques collaboratives : ensemble nous allons plus loin (et plus en profondeur) : déjà, demander de l’aide !
  3. Auto-détermination : les gens sont les experts de leur propre situation – rien nous concernant sans nous.

Avec nos clients, le travail peut prendre la forme d’ateliers, d’un processus de consultation, une formation, une retraite d’équipe, une vidéo, une planification stratégique, un site web, une remise à plat organisationnelle, un laboratoire social, un co-design citoyen, une infographie et tout un tas d’autres formats que nous n’avons pas pris la peine de nommer ou que nous n’avons pas inventé… à ce jour.

Nous travaillons dans et avec à peu près tous les secteurs et types de personnes que vous pouvez imaginer ; c’est possible parce que nous observons et comprenons la complexité et les modèles récurrents profonds qui surgissent dans quasi n’importe quelle organisation (en fait, toutes!).

Les bonnes nouvelles :

  • Nos téléphones et messageries sonnent constamment avec des requêtes de structures souhaitant travailler avec nous.
  • La plupart de ces appels et messages viennent de personnes ayant travaillé avec nous auparavant, participé à l’un des nombreux projets dans lesquels nous sommes, ou entendu parler de nous via un ami, un collègue voire même par leur dentiste (pour de vrai!).
  • Nous faisons vraiment du bon travail. Non seulement nous travaillons bien et avec un profond respect pour les humains avec lesquels nous sommes engagés, mais notre travail est aussi bon pour le monde. Directement ou indirectement, (d’accord, parfois de manière un peu subversive) nous essayons de faire en sorte que le système soit plus sain, plus agréable et au service de la vie, des personnes et de la planète (et pas l’inverse).
  • Nous sommes multilingues et à l’international.
  • Nous sommes agréables, méchamment intelligents et collectivement assez beaux (c’est vrai ; allez voir notre page équipe). Nous avons une belle sélection d’accents. Certains d’entre nous sont sérieux, d’autres taquins et d’autres sont doux. Nous sommes tous réfléchis, plaisants et créatifs.
  • Chacun d’entre nous est capable de produire du contenu ! Nous pouvons écrire, dessiner, prendre des photos, faire des vidéos…
  • Nous avons de très bonnes idées et nous sommes d’excellents penseurs critiques. Nous avons même un génie visionnaire dans le lot (mais ne lui dites pas, elle pourrait rougir).
  • Régulièrement, nous avons des remarques du genre : merci pour ce que vous faites… Je n’avais jamais vu les choses ainsi avant… Nous avons besoin de changer notre façon de penser…
  • Nous sommes transparents, nous adorons partager les idées, construire du commun.
  • Nous appartenons à 3 mouvements internationaux de grande taille : Art of hosting, les Communs, le passage à l’autogestion et notre expertise est reconnue et appréciée dans les trois réseaux.
  • Nous sommes des apprenants. Nous sommes vraiment bons pour donner du feedback. Nous sommes vraiment bons pour demander de l’aide.

Les mauvaises nouvelles :

  • Chacun de nous est meilleur à faire le travail ou le penser qu’à en parler et l’expliquer.
  • Si vous voulez figer une personne de Percolab, il suffit de lui demander : « alors, Percolab fait quoi, exactement ? »
  • Nous sommes humbles, nous reconnaissons totalement que chaque idée que nous avons (ou que quelqu’un d’autre a) provient de quelque part; nous savons l’apprécier et le reconnaître. Ce qui fait que nous excellons à parler de ce que produisent les autres et nettement moins à mettre en lumière nos trucs, pourtant, en général, plutôt intéressants, utiles et uniques.
  • Nous travaillons dans la complexité, ce qui fait, en quelque sorte… que c’est assez complexe de parler de ce que nous faisons.
  • Un commentaire fréquent : « Waow, je ne sais pas ce que nous venons de faire, mais cela change totalement la compréhension que j’ai de ma vie et du monde, merci » Heu… Je vous en prie !?
  • Nous prenons des idées de n’importe quelle école de pensée qui nous intéresse et nous nous l’approprions. Nous sommes les champions de l’hybridation. Peut-être même pourrions-nous avoir un secret plaisir à défier les catégories.
  • Nous sommes tous occupés à travailler ici et là et certains d’entre nous ont tendance à négliger (ou à éviter) de rendre visible à l’extérieur nos réflexions et nos travaux.
  • Nous ne sommes pas très versés sur tout ce qui touche à la communication et comment maximiser l’impact de ce que nous produisons.

Donc, nous voulons être vus!

Nous avons besoin du soutien d’une personne qui adhère à notre culture auto-organisée et hyper-curieuse, qui attrape ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons et pourquoi c’est important. Nous voulons travailler avec quelqu’un qui souhaite rejoindre notre cercle (ce qui est notre structure de fonctionnement), s’immerger dans notre culture, apprendre avec nous et qui nous aide à apprendre comment mieux livrer notre message au monde.

Ça veut dire quoi ?

A vrai dire, nous ne savons pas vraiment. Nous avons quelques idées mais peut-être que vous savez des trucs et nous pas et êtes à même de révéler notre spécificité. On aimerait ça ! En interne, nous établissons nos propres salaires en fonction de nos livrables, et nous voudrions que ce contrat fonctionne aussi avec vous.

Ce dont nous sommes sûrs !

  • Vous devez être franchement bilingue français-anglais
  • Vous devez être capable d’éditer nos textes pour nous aider à être mieux compris
  • Vous devez avoir de l’expérience avec de sérieuses compétences en communication
  • Vous devez être collaboratif, curieux et apprenant
  • Vous ne pouvez pas vous contenter de nous dire ce qu’il faut faire (nous réfutons l’autorité et nous sommes comme une bande de chats)
  • Vous devez nous inspirer, nous engager et nous motiver à produire du contenu
  • Vous devez tout savoir sur l’internet-itude et ces appli-machins post-modernes
  • Vous devez être capable de trouver la simplicité dans la complexité (et comprendre ce qu’on veut dire par là)

Si vous avez lu jusque là, si vous souriez, si vous ressentez un petit pincement au cœur, si vous avez été vérifier sur la page équipe pour voir si nous sommes vraiment beaux (on vous l’avez dit!), googlé le mot complexité et si vous avez crié à l’écran à cause de la façon dont nous communiquons notre message, alors peut-être vous seriez d’accord pour rencontrer l’un de nous lors d’un thé ?

Sincèrement

Les Percolab

P.S. Vous pouvez envoyer un petit coucou à elizabeth@percolab.com

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