DES IDÉES CONCRÈTES POUR CRÉER UNE ORGANISATION HORIZONTALE

Voici une copie du blogue du Congrès RH 2018 par l’Ordre des conseillers ressources humaines agrées (CRHA).

Qu’on parle de l’entreprise « libérée », « vivante » ou « autogérée », la tendance à viser des organisations moins ancrées dans un modèle hiérarchique est dans l’air du temps. Seulement, au-delà de l’idée, comment les CRHA peuvent-ils insuffler à l’organisation un état d’esprit plus « horizontal » ?

C’est la question qui sera au cœur d’un atelier-conférence donné le 24 octobre prochain par Lucie Marcoux, CRHA, consultante en gestion des compétences, et Samantha Slade, auteure et codirectrice de Percolab, dans le cadre du Congrès RH 2018.

Du principe à l’action

Samantha Slade aime comparer l’organisation au fonctionnement vertical à un rapport « parent-enfant ». « Quand un enfant se fait mal, il se tourne vers l’autorité parentale, dit-elle. Dans un mode de fonctionnement horizontal, on considère plutôt les employés comme une communauté d’adultes qui sont responsables et aptes à prendre des décisions. »

Dans le cadre de ses activités de consultation, Mme Slade a eu l’occasion de collaborer étroitement avec de nombreuses organisations, autant en Europe qu’en Amérique du Nord. De ces échanges avec des professionnels RH d’un peu partout, elle retient une chose : « Il y a un réel intérêt de la part des gens pour tout ce qui concerne le fonctionnement horizontal. Là où ça bloque, c’est qu’on a du mal à mettre en pratique ces idées dans l’entreprise. Les gens lisent beaucoup de livres, ça les inspire…, mais ils ne savent pas ce qu’ils pourraient faire lundi matin ! »

C’est dans cette optique que Samantha Slade a commencé à identifier des gestes concrets, des actions pour tendre vers l’horizontalité. C’est ce qu’elle a nommé les « 7 domaines de pratique », des principes qu’elle décrit dans son livre Going Horizontal – Creating a Non-hierarchical Organization, One Practice at a Time.

« Ces 7 domaines de pratique, explique-t-elle, ce sont les premiers pas accessibles aux organisations. Le premier domaine est l’autonomie, qui est tout de même le résultat d’une vision des employés : on les considère comme des humains capables de prendre des décisions… »

Le rôle du CRHA dans l’organisation horizontale

Selon Samantha Slade, les professionnels RH ont un rôle prépondérant à jouer dans un contexte où les organisations visent plus d’horizontalité dans leur fonctionnement.

« Par exemple, dit-elle, en ce qui concerne les relations entre les employés et la gestion des conflits : dans une organisation verticale, l’employé qui vit une problématique avec un collègue aura le réflexe d’aller voir son supérieur. Dans un fonctionnement horizontal, il faut créer un contexte où les employés pourront se considérer comme compétents et aptes à régler eux-mêmes leurs conflits. »

Déjà, insuffler au sein de ses équipes cette nouvelle façon de penser, c’est tout un défi !

« On verra ce que signifie concrètement l’horizontalité dans leurs pratiques RH, conclut Samantha Slade, qu’il s’agisse de la formation, des descriptions de postes, des systèmes de rémunération, etc. »

L’atelier-conférence du 24 octobre, Samantha Slade et Lucie Marcoux inviteront donc les participants à réfléchir aux enjeux propres à leur réalité.

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L’Art de devenir humains

prendre un pas de recul

et écouter

ce qui vibre

prendre un pas de recul pour écouter

les murmures

peux-tu ralentir

ton pas et voir

ce que la Vie me murmure

ce que la Vie te murmure

ce qui est appelé

à naître?

 

je prends un pas de recul

pour écouter les voix

au coeur du bruit

j’entends l’écho de quelque chose d’ancien et vrai

je vis dans la turbulence

je respire l’émergence

peut-on apprendre à y rester

de tout notre être

et consciemment

et dans la générosité

et la grâce

la reconnaître

et s’y épanouir

pour devenir?

 

pouvons-nous apprendre

à nous accueillir

dans notre capacité à devenir

de meilleurs humains?

pouvons-nous y découvrir

notre muscle commun

et le mettre au service

de tout ce qui est vivant

tout ce qui l’a été

et tout ce qui le sera?

pouvons-nous y apprendre

et nous pratiquer

à devenir de meilleurs ancêtres?

pouvons-nous y apprendre à nommer

la complexité

ici et maintenant

et à affûter nos armes faites d’amour?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

parce que nous ne pourrons pas

nous transformer

en restant où nous sommes

en restant qui nous sommes

collés au déjà connu

collés au prévisible

collés aux vérités parcellaires

collés à nos pensées linéaires

je veux apprendre à tenir

le mouvement dans l’immobile

je veux apprendre à voir

le tout dans les fragments

 

pouvons-nous apprendre

l’art subtil d’écouter

pour la sagesse

qui nous guide vers ce qui a besoin d’être?

pouvons-nous devenir

dans la conscience

des systèmes

de pouvoir

qui nous forment et

qui dessinent les espaces

où nous respirons

où nous sentons

où nous trouvons ce qui nous nourrit

et ce qui nous blesse?

pouvons-nous apprendre et pratiquer ensemble

voir et nommer

nos ennemis?

et avec toute notre force ancrée

nous lancer vers l’action?

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre pouvoir

de travailler au-delà

de nos égos

de découvrir notre futur commun

de co-créer

de reconstruire

de découvrir

ce que nous pouvons faire

ensemble

j’appelle

notre futur

où nous sentons ensemble

et pratiquons la grâce

en appelant

ce que nous ne pouvons pas encore imaginer

 

qu’est-ce qui devient possible

quand nous mettons en commun

nos pouvoirs d’êtres humains sensibles

au service du passage

vers la conscience de notre éco-système?

que pouvons-nous apprendre

à sentir ensemble?

que pouvons-nous transformer

quand nous découvrons

et avançons

dans notre plein pouvoir collectif?

j’en appelle à l’Art de devenir Humains

et de questionner le monde

et de nous questionner nous-mêmes

et d’entrer dans la question

et d’écouter ensemble

le monde qui vibre

et cherche à naître

 

l’Art de devenir Humains

trouve un ancrage

dans la Nature

je respire

je prends un pas de recul

je vois le vivant

je vois l’art d’être humains

pour faire émerger une culture ancienne

où nous écoutons

nous pensons

nous agissons

avec sagesse

avec les multitudes que nous portons tous

où l’amour et le pouvoir

sont les piliers de nos questions

et où les histoires

et les expériences

nous connectent

et nous aident à voir le futur

et la complexité

qui nous remuent

 

agir avec sagesse dans la complexité

essayer l’art d’essayer

essayer l’art d’écouter

être nos stratégies

 

j’écoute les murmures

d’un présent encore à venir

je cherche la présence

je veux que mes pas

découvrent le nouveau paradigme

l’alliance de l’humain

avec le vivant

 

mes pas dans la neige nouvelle

dessinent notre pouvoir

de nous voir les uns les autres

comme les miracles que nous sommes

 

j’appelle l’Art de devenir Humains

j’appelle notre don de sentir ensemble

ce qui attend d’émerger

dans les espaces où nous travaillons

dans les espaces où nous vivons

dans les espaces où nous aimons

quelque chose bouillonne

et attend de se réaliser comme possible

 

j’appelle notre pouvoir d’appeler

j’appelle notre pouvoir d’entendre

j’appelle notre pouvoir de danser

j’appelle notre pouvoir d’aimer

et de soutenir la vie

j’appelle notre pouvoir de faire ensemble

l’impossible

qui se réalise pourtant

tous les jours, depuis toujours

j’appelle notre pouvoir

d’entendre les cris

au delà des murs et des frontières

avec clarté

dans le chaos

dans le bruit

j’appelle notre pouvoir de rêver ensemble

et de grandir dans le rêve

et de grandir dans le devenir humain

et de grandir en soignant les connections

et les apprentissages

et les coeurs brisés

et les joies

j’appelle notre liberté dans la complexité

j’appelle pour voir et être vu

dans la toile de la vie et de la transformation

 

quel est le chemin

que nous traçons

comment y prendrons nous soin

les uns des autres?

il y a tant à apprendre

et à nous demander

chercher de l’aide

est sage

et généreux

quand nous créons

des mondes

pour libérer le pouvoir du devenir humain

pour libérer le pouvoir

des conversations qui transforment

 

de quelles conversations as-tu faim?

 

si la vie est au coeur

le monde est la conversation

peut-on libérer l’imagination

dans toutes ses formes

humaines et

non-humaines?

qu’est-ce qui devient possible

quand nous apprenons ensemble

à être présents au monde?

une communauté

qui ressent et pratique

ensemble

la transformation constante du vivant

 

ça ne dépend pas de toi

tu pratiques

tu incarnes quelque chose

en toute honnêteté

et vulnérabilité

appeler est un lâcher prise

et un laisser aller

de vieux patterns

de vieilles idées

qui ne sont plus au service

du travail qui est devant nous

appeler nomme

ce qui n’est pas négociable

 

ce qui n’est pas négociable

est ouvrir un espace où vivent les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est l’humanité dans la nature

et la nature dans l’humanité

ce qui n’est pas négociable

est pratiquer dans l’honnêteté

et l’ouverture

et la transparence

ce qui n’est pas négociable

est l’espace de trébucher

et de penser à voix haute

dans les tensions

et les paradoxes

ce qui n’est pas négociable

est de parler d’argent et de valeur

ce qui n’est pas négociable

est la générosité et l’apprentissage

ce qui n’est pas négociable

est de danser sur la ligne

entre l’ouverture et les limites

ce qui n’est pas négociable

est la conversation entre complexité et pouvoir

qui se vit en nous

qui se vit dans nos communautés

ce qui n’est pas négociable

est l’art

dans l’art de devenir humains

ensemble

 

nous inventons la danse

du faire ensemble

ce qu’on y est

ce qu’on y ressent

nous dansons dans nos corps et dans nos coeurs

nous dansons nos nouvelles structures

de possibilité

et d’appartenance

et dans notre danse

nous nous tenons

dans l’apprendre ensemble

dans le grandir ensemble

dans la transformation

dans l’exploration

dans le deuil

dans le tremblement

nous apprenons à être

les archéologues de notre futur

 

que pouvons-nous rêver ensemble?

est-ce que nous respirons de nouveaux mondes?

où est notre centre de gravité?

qu’est-ce qui tiendra le nouveau?

qu’est-ce qui nous retient?

 

j’appelle

une vie pleine de sens

et que mon travail

m’aide à me sentir vivant

j’appelle la révolution du devenir humains

est-ce qu’on peut la vivre?

 

j’appelle

la révolution

du devenir

humains

 

Aussi publié sur Medium : https://medium.com/percolab-droplets/calling-the-art-of-humaning-9d2acbe4f357

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What is the pay system you dream of? Beyond the taboo of money

As an employee for 16 years, I was thankful for my regular pay checks. I never really gave a thought to how I would dream of being paid.  In 2007, I co-founded my own company and I was faced with the freedom and possibility of all that compensation could potentially be. A journey began.

At the start, submerged in the business of starting a business, my associate and I agreed on a model that was a cinch to administrate, though somewhat naive: equal salary. No need to waste time tallying up who is bringing in more business or debating who has more value. All company earnings go into a collective « pot » and equal pay comes out, irrelevant of what each person put in. A bit idealistic you might say? Yes. The model requires similar work experience, similar weekly work hours and similar vacation time. And of course it also requires sufficient revenues for all.

As the company grew, we realized we wanted to offer freedom and possibility for people to create the working rhythm and pace that suits their needs and desires. We didn’t want to systematize any obligations, giving preference to diversity and modularity. This meant that we needed to move on to a different compensation model.

Initially, we were attracted to an algorithm based compensation model. We were inspired by Buffer’s approach. They even have a transparent salary calculator whereby you can find out how much you would make if you worked there.   What were the variables that could help us establish our own contextualized formula?

After a bit of in house exploration we crafted a proposal for the team with our percolab variables as complexity of the work, experience and risk. We held a team workshop and each of us plugged in numbers to try to see if the formula would work for us. Major flop! The process revealed that working abstractly with numbers caused us to create a collective salary budget much higher than the funds available. We were operating from a dream scenario rather than reality. This is when it started becoming clear that the path to fair and equitable pay required the whole team to understand money flows of our company.

But how could we do this? The regular salary model offers stability and regularity of bi-monthly pay checks of fixed amounts as well as benefits. We generally have little influence or involvement in this approach as it is directly linked to an organisation’s budget and pay scale.  The freelancer model offers flexibility and autonomy around our earnings as we are responsible for negotiating our own contractual agreements. The latter model usually comes with extra administrative burden and stress to be able to ensure regular and sufficient pay. Was there a way to blend the advantages of these models together?

Things were becoming clearer. Not only did we want self-set salaries but we also wanted to allow for variance from month to month in the amount each person was earning or wanted to work. As simple as that, we broke free from our fixed salaries and stepped into a negotiated agreements model that we also call variable self-determined salaries.  In so doing, we each gained control over our earnings, began benefiting from a shared administrative system and were better able to leverage the collective work opportunities amongst ourselves to help ensure regular and sufficient pay for all.

Our percolab model goes like this.

  1. Each project has a project lead and project budget parameters (projects can be client based and others not)
  2. A fixed percentage of the project goes to the company  to cover our collective services  (our beautiful office, insurances, web services, resources, business development, accounting, work tools etc.) and development.
  3. Together, the project team (anyone in the team) discusses and makes financial agreements based the project honorarium budget, with full transparency. We strive for a feeling of fairness and there is freedom in how agreements are made
  4. Administration of the compensation model is carried out in a distributed, collective way.  Percolab team members keep track of their agreements with standardized tools and are responsible for their own data entry into the online book keeping system (WaveApps). The project lead takes care of all agreements, invoicing and billing with external contractors, clients and suppliers.
  5. Any challenges with a project that have consequences on the budget are managed within the project with the team and do not overflow onto the company.

Each month any percolab member is involved in multiple projects (as lead, team member or business development).  Therefore your salary is the sum of the work you accomplished that month in each project as per your agreements.

For the system to work, everyone needs to make explicit their work availability and skills they can offer or wish to develop within projects.

Suddenly it was if each person was injected with more space, freedom and creativity to sculpt their ideal professional world. A new service went from idea to reality and the team was stepping up to greater challenges  than ever before. Having control over ones earnings reveals itself as a key lever for empowerment and leadership. Services and business development grew. With hindsight it seems evident that for people to be in their full potential having control over their pay is a key condition.  

Underlying principles

  1. Engagement is commiserate with our power to self-determine our own salary and expenses. Each person is responsible for the salary they want to earn.
  2. Practicing conversations around value helps us to better own our own value.
  3. Our relationship with money is not a taboo, but a skill that can be developed.

Impact

This flexible compensation model has supported us getting beyond our assumptions and fears around pay. It helps us get to deeper conversations around value and to work with money without it being the finality. The potential of a team is strengthened through this compensation as practice approach. More specifically:

  1. Individual: We are all even more responsible and engaged. Each person is finding her own balance with how much she wants to be working, earning, learning, playing and making their personal projects come to action. We are each developing skills around money, business and value.
  2. Teams: More solidarity, mutual support and good spirit.
  3. Organization: More initiatives and entrepreneurship and more revenues.

Lessons

1. A compensation model is meant to be energizing a team forward – if that is no longer the case, then try out a different model. It’s as easy as that.

2. A compensation model can be flexible and self-managing

3. A flexible negotiated compensation model can be an enormous driver of individual, team and organisational development.

If you want to know more about this model and the tools that support its functioning, contact Samantha Slade sam@percolab.com

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Learning conversations for entrepreneurship

How can we as organisations learn from each other?

Entrepreneur to entrepreneur, business to business,  talking and sharing openly and freely can become a way of working. Ville Kernan, co-founder of Monkey Business based in Jyväskylä, Finland and percolab co-founders Samantha Slade and Yves Otis, based in Montreal, Canada have been practicing « learning conversations » together. In this article we share our thoughts on how this practice has supported our learning and work.

Ville: Throughout all my life as an entrepreneur, I have been (inter)dependent to people who are doing similar things or things in a similar way than me. One could call them mentors, co-learners or something like that. Since their visit to Monkey’s Yellow Office back in February 2011, percolab’s Samantha and Yves have been one of those. Currently we host each other on a more or less monthly call over Google Hangout.

Samantha: Colearners, cohosting each other. This is what I aspire to all around. What is it that allows you to go from a one time encounter to this rich space of thinking out loud and exploring ideas together with someone you barely know? Perhaps it was the sauna in Monkey Business’ office that just helped soften us all up. There is something to be said for the finnish sauna tradition.

Yves: One question I brought back with me from our visit to Monkey Business in Finland, was how to maintain this complicity that we were feeling? How to talk about our practice, our work our questionning? And how to do that without tripping up on our cultural or linguistic differences? or the time difference?

Ville: These calls are very interesting and important to me. Many times I have felt tired before the call after a long day at the office (due to time difference between Finland and Canada we talk at 4pm), but in the end I have left the call energised and with more clarity than before it.

Samantha: These calls offer a space outside of our regular contexts, with another human across the planet who is sharing similar experimentations, opportunities, ideas. To have flowing conversation in this space helps to gather clarity and strength to act.

Ville: One could call us sister or twin companies. I see or take the analogy from Twin or Sister cities. E.g. City of Jyväskylä is a sisters with the City of Debrezen. However, I believe our connection is more informal and relaxed I suppose. Like friends.

Samantha: There is a term, «impersonal fellowship » that comes to mind where you have deep connection, conversation and trust with someone with whom you don’t necessarily hang out with. This is a concept that fascinates me. We are fellow learners.

Ville: Over the calls we start with a check in, just sharing what’s up and what’s going on in each others’ (mostly professional) lives. What kind of projects are on right now, troubles, challenges or worries, visions, dreams or questions etc. Many things are shared. We share also what we have learnt or read about lately. Our talks are dialogue.

Samantha: And dialogue is the path of learning and sense-making. It is so crucial to have this kind of dialogue when you are working in a domain of innovation – that’s to say that your ways of working, thinking, being are not necessarily shared by those around you.

Yves: No agenda. No program. We run on questions that lead to conversations. What one person says immediately gets bounced around with perspectives and angles that we wouldn’t have imagined.

Ville: We both, Monkey and percolab, share the same way towards our work. Our work is about co-creation of the desired future, where people get along and can be themselves, and thus be more creative, feel better and also be more productive. We both work with various types of clients, and dialogue and doing is at the core of what we do. Thanks to this shared field of work, there are many connections and many things where other company’s experiences help one another.

Samantha: Yes, Ville says it so well. By talking together we reveal to ourselves what we are doing. We get greater consciousness.

Yves: And each conversation leads to its own rosary of little pearls that we put to use right away.

Ville: We have planned concepts together, such as « properly funky entrepreneurship training program », or an « informal network of companies working in this weird way ».

Samantha: Yes, this free flowing dialogue with trusting open exploration between different cultures and languages lends itself naturally to creative emergence. It’s surprising and not.

Yves: With the desire to continue this conversation, to see what will emerge from it, without any obligation other than a little bit of learning.

Our conversations have always been pertinent and we hope others will experiment with this practice. For those who are also exploring better ways of learning and working together we would love to hear your story.

 

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« Comment réaliser son rêve ensemble ? » 

Appréhension et curiosité sont les premiers mots qui me sont venus dans la tête en allant participer à un séjour de formation sur « comment ensemble, apprendre et collaborer autrement ? ». Un thème que l’on voit sous toutes ses formes, dans plein de combinaisons possibles et toujours avec plein d’ambitions originales. La question s’est posée avant de commencer…

« Comment réaliser son rêve ensemble ? »

J’aimerais vous faire part d’une seule réponse à mon apprentissage en 4 temps.

  1. Un appel clair.
  2. Une invitation à se réunir.
  3. De la récolte à l’action.
  4. Réflexion de l’intérieur et vue de l’extérieur.

Un appel clair
Il paraît que lorsque nous nous posons un certain nombre de questions, les réponses en nous viennent sous forme d’une intention, seulement parfois c’est brouillon, les jours passent, parfois même des années, souvent elles forment un nœud que l’on ne peut plus, à force de ruminer, dénouer. Notre entourage alors nous dit «mais comment tu vas ? »Une émotion gênante vient soudainement !

Blocages et gênes sont les maîtres mots de cette situation. Se pose-t-on trop de questions pour vivre mieux ?
Je ne pense pas… Assumer ses interrogations pour mieux y répondre est le fruit d’une recherche profonde sur ce à quoi nous aspirons pour nous et pour les autres. En effet, pour nous et pour les autres, on se doit d’apporter un quelque chose de bon, de sain, difficile parfois à verbaliser.

C’est peut être sur notre chemin.. lors d’une expérience inoubliable ou encore un moment troublant que l’on peut redonner, s’ajuster, faire naître un besoin pour encore aller plus loin dans notre parcours.
C’est cette vibration par notre propre expérience de vie qui nous projette dans la profondeur intime de notre besoin, permettant de le faire résonner aux autres et le faire jaillir de la manière la plus limpide qui soit : notre appel.

L’invitation à se réunir
Se réunir est un moment magique autant que difficile, c’est cet antagonisme qui nous permet de faire éclore le meilleur de nous-mêmes et d’avancer chaque jour un peu plus loin. Ils est vrai qu’un certain nombre de personnes peuvent avoir des barrières, des peurs mais aussi une volonté de s’exprimer pour montrer. C’est parfois à cause de ce manque d’ajustement et d’accordage que se créent des frictions pour le pire mais aussi pour le meilleur. Certains se disent qu’ils ne sont pas capables ou d’autres assument de parler le plus fort. On ne s’écoute pas et surtout on ne se regarde pas… Une vision comme éclatée, enracinée par nos besoins et nos peurs. Comme si avec notre groupe nous allions perdre le contrôle sur nous-mêmes et accepter que notre destin soit désormais incertain. Pouvoir s’abandonner à d’autres… est difficile, une quête personnelle de tous les instants car c’est un lien qui repose sur une confiance très fragile au départ. C’est pourquoi, la confiance se crée dans la douleur des crises individuelles et dans un comportement d’ouverture amenant l’autre à changer. C’est souvent un regard que l’on n’oublie pas, qui porte alors un changement sur nous-même et ainsi sur le regard du groupe, pour finalement nous sentir plus apaisé et se dire enfin que nous pouvons regarder dans la bonne direction et que désormais tout est possible, ensemble. Je pense que deux questions nous permettent de nous guider dans ces incertitudes. « Faut-il pouvoir se gérer soi-même avant de savoir emmener les autres ? » et « est-ce la manière de faire, en sorte que les choses émergent toutes seules ? »

De la récolte à l’action
Le faire ensemble, c’est avant tout regarder dans le même sens en trouvant dans sa propre équipe la complémentarité et le plaisir de pouvoir se dire les choses telles qu’elles sont. Récolter les besoins de chacun pour converger vers un besoin commun est un chemin à risques, demandant un travail de présence, sans jugement ni hauteur, sans grimaces ni sourires moqueurs, c’est un dialogue de tous les instants où chacun est responsable de la direction du groupe, de le nourrir, d’en prendre soin, de faire en sorte que les choses de la vie émergent. C’est au travers du dialogue constructif, d’un regard sous forme de quelques mots qui nous dit « nous sommes là »… qui permet de faire jaillir l’émotion collective nous guidant vers des actions pleines de sens pouvant réaliser l’objectif : l’appel transformé en une intention commune.

Réflexion de l’intérieur et vue de l’extérieur
Sur notre route personnelle et collective nous nous posons souvent les mêmes questions, est-ce mal ou bien ? dangereux ou non ? moral ou non ? possible ou impossible ? La vraie réponse n’est pas dans le choix de l’un ou de l’autre mais c’est de trouver la réponse dans ce qui est important pour soi et le groupe grâce à la réflexion intérieure. Néanmoins, la réflexion intérieure excessive peut accentuer le sentiment de doute pouvant se transformer en culpabilité et s’ancrer en tant que peur émotionnelle. Ne nous bloquons pas dans notre intérieur ! Le fait de sortir de soi pour mieux être présent avec les autres et de porter un regard extérieur critique sans émotions ni jugements est un puissant moteur d’évolution pour ancrer son apprentissage au plus profond de nous, nourrissant la culture du groupe et créant de nouvelles connaissances plus juste de soi-même.

Finalement, l’expérimentation au travers de ces quatre temps m’a fait réaliser une seule réponse, pas quatre, pas dix, non une…
Comment réaliser son rêve ensemble ? : Faire en sorte que la clarté de notre intention soit notre leader.

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Intégrer la cocréation dans mon environnement


percolab a été invité à donner « une conférence » au Congrès annuel de l’Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec sur le thématique De collaborateur à co-créateurSujet chaud! Nous avons proposé en lieu et place d’une présentation classique – unidirectionnelle – un atelier intitulé « Intégrer la co-création dans mon environnement ». En voici le résumé :

Devenir une organisation co-créatrice demande le développement d’une attitude partagée qui conjugue l’écoute, l’ouverture à l’autre, l’exploration, le jeu, l’initiative, la réflexivité. L’organisation doit aussi trouver les espaces et les moments qui permettent l’expression de l’intelligence collective et l’émergence de propositions innovantes. Quelles sont les conditions qui favorisent la co-création dans nos organisations? Nous allons tenter de répondre collectivement à cette question.

percolab croit que la co-création aide à naviguer les situations complexes qui nécessitent de nouvelles façons de faire. Les ingrédients clés. d’une approche co-créative sont la collaboration++, la créativité et la mise en place d’un cadre qui canalisent les énergies.

Et puis rien de mieux pour explorer le sujet qu’un saut dans le vif du sujet. Nous avons proposé aux 180 participants de vivre un petit moment de co-création, sous la forme d’un mini  « World Café ». Nous l’avons structuré autour des trois questions suivantes :

  • Quelle situation complexe dans votre réseau pourrait bénéficier d’une démarche de co-création?
  • Qui pourrait ou devrait être autour de la table pour travailler avec vous à ces problèmes complexes?
  • Quels sont les défis personnels que vous aurez à relever pour être un leader co-créatif?

Les personnes présentes se sont prêtés volontiers au jeu et ont échangé de manière très dynamique sur leurs expériences et sur les défis de la co-création dans leur réalité fort complexe. Les doutes sur la possibilité de mener une activité de co-création avec un grand nombre de personnes – qui ont été exprimés par certains participants – ont été passablement dissipés au terme de notre très modeste atelier.

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