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Archive for the ‘Apprentissage non formel’ Category

Nouvelle formation sur la culture numérique

Samedi, mai 29th, 2010

J’aime mon métier! Récement j’ai eu le privilège de concevoir et de donner une toute nouvelle formation aux futurs jeunes ambassadeurs du savoir (JAS), des jeunes adultes avec des parcours non linéaires qui vont aider d’autres jeunes adultes à redevenir ou à demeurer des apprenants actifs. Cette  formation est données dans le cadre d’un projet piloté par l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) et ses partenaires, dont percolab.

Dans cette formation, nous essayons de développer les compétences pour être des utilisateurs confiants et critiques des outils technologiques dans le cadre de leur mandat JAS et dans leur vie en général. Nous venons de donner les deux premiers ateliers d’une série de quatre – sur la présence dans le web et sur les communautés.

Quelques réflexions et quelques découvertes.

Nous avons fait une activité de partage sur le thème de l’outil technologique qui m’est indispensable dans ma vie quotidienne. J’ai présenté  Skype et Gmail pour me rendre compte que c’est bien plus que du « chat » et du courrier électronique. Skype permet le partage d’écrans, les appels vidéos – sans compter la possibilité de couper les frais d’appel interurbain. Skype interagit aussi avec les téléphones traditionnels et notre boîte vocale, etc. Les participants nous ont surpris en présentant une ligne de hockey virtuel et la rédaction dans un forum de littérature, l’intérêt d’un correcteur de français, des sites des Cégeps ou un site d’orientation de carrières, autant d’exemples qui ne sont pas venus de la bouche des formateurs. Ils sont forts! Et pour une formatrice, c’est le bonheur d’être en train d’apprendre.

Nous avons montré notre présence web. Je suis un cas extrême avec mon propre nom de domaine et un espace serveur que je paie à chaque mois (16 $ US) et mon portfolio numérique en ligne dans lequel je me dévoile dans mes réalisations, mes réflexions et même de petites production vidéos… On m’a demandé si le fait de tellement m’étendre sur la place publique m’apporté des ennuis. Que des belles surprises. Des contacts fort intéressants, mon réseau s’est enrichi et ma vie professionnelle aussi. Ce sont des choix être ou pas être dans le web – les aspects de notre vie physique que nous voulons poursuivre dans le monde numérique. Le concept de suicide numérique renforce le fait que nous avons bel et bien des identités dans le web.

Nous avons aidé les participants à entrer dans leur nouvel espace numérique – porté par BuddyPress. Chaque participant a son profil fait sur mesure pour remplacer le journal de bord traditionnel, un blog pour écrirer et pour publier sur le web. Le lendemain nous avons attaqué la question des communautés/réseaux. Avant de nous lancer dans le monde numérique, nous avons passé une heure à faire un tour de table afin de parler des communautés auxquelles chacun appartient. Nous avons réussi à faire cinq tours sur cette question et on aurait pu continuer encore. Des communauté de trois personnes à 25 000 personnes, certaines strictement dans le monde physique, d’autres appuyées par un espace virtuel et d’autres, uniquement virtuelles. Certaines de ces communautés sont plus formelless que d’autres. Le point commun qui nous lie dans une communauté – que ça soit une expérience passée (ex. études, milieu de travail, voyage), une activité que l’on partage ensemble (ex. école, danse, soccer, golf, jeux vidéos etc.), ou une particpation à une association, comité, organisation quelquonque. Peu importe, la communauté nous offre un monde riche d’échange dans les deux sens. On donne, on reçoit.

Avec ces belles histoires dans la tête et dans le coeur, nous avons ouvert, configuré et commencé à utiliser des réseaux en ligne dans notre espace numérique. Le but visé est que la communauté des JAS en formation émerge du groupe, puissent se poursuivre tout au long de la prochaine année, sans que les personnes soient physiquement ensemble. Comme tout communauté, ils se sont donnée une identité « les défricheurs » et une belle image qui les représente. Plus encore ils ont commencé à réfléchir plus loin, voyant le besoin de certains communautés pour tous les JAS, peu importe leur groupe de formation, pour un group spécificique privé et encore publique. Ils ont commencé à expérimenté avec les divers outils – wiki pour co-editer, forum pour discuter, docu-thèque pour partage de fichiers.

La technologie est simplement une extension de ce que nous faisons et ce que nous sommes dans la vraie vie. Avec des outils choisis judicieusement pour un besoin réel, bien installé et bien configuré, l’expérience utilisateur en est facilité. Pour du monde communautaire, c’est tout à fait normal que nous partons avec un système ouvert et libre du web solidaire comme BuddyPress. Et pour ses jeunes ambassadeurs du savoir, c’est essentiel que des outils du monde moderne les soutiennent dans leur démarches et activités.

Est-ce que cette formation a résonné pour eux? Voici leurs mots sur l’expérience

Atelier 1 : Présence web

Atelier sur la présence web - commentaires des participants

Atelier 2 : S’entre-aider – Communautés

Atelier S'entre-aider - communautes : commentaires des participants

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PLAR: the shift to an « asset-based » approach to learning

Vendredi, novembre 20th, 2009

Just back from Canadian Association for Prior Learning Assessment (CAPLA) annual workshop in Toronto, Canada. In many ways, it is a meeting of educational change makers, and well I love change making.

Should it really be so far fetched to imagine that one day soon, a potential student pondering about applying to a post-secondary program is invited directly on the institution’s web site, not hidden, but right up front, « Thinking of coming to our college? Have related life experience and learning? Click here to complete your self-assessment. » A simple direct process allowing individuals to be exempted from parts of the program based on their diverse and rich life-work-education experience. It still astounds me that we are not there yet.

I would dare to take that dream one step further though (why not?). The actual record (or portfolio) of learning built for such a process of recognising prior learning should not be a snapshot in time but rather continue to grow and evolve, becoming a living document supporting lifelong learning – minimally till the completion of the education program. Basic common sense, no?

To advance such dreams, we need to bridge the e-portfolio community and the prior learning community – and that is slowly taking place. This event is testimony to just that. It is all part of the larger shift towards « asset-based » social policies focusing more on personal assets than personal deficits, helping people recognise their own capabilities, thereby contributing to increased confidence and all round well being.

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Learning Design Applied to Conferences

Mardi, avril 21st, 2009

Have you been truly inspired or experienced deep learning at a professional conference or seminar? Are you looking at these words cynically about now? For me, these moments are unique opportunities, bringing people together, away from our daily work routines, to get informed and inspired from our field, to connect with others and to gather feedback on our work and ideas. From my learning designer standpoint, these are learning events – ideal informal learning opportunities.

The good news is that the traditional formats of these professional pow-wows are evolving: the techniques, the technological tools and the shift towards collective intelligence are making gatherings more meaningful. Traditional academia is pondering on how to improve the conference model, (Spaces of Interaction: An Online Conversation on Improving Traditional Conferences), geek world has developed its own formula known as Barcamps, while Open Space Technology and World cafés are making their way across the world. Twitter backchannels are gaining in popularity for facilitating a parallel dialogue amongst the audience. And simple storytelling techniques are being refined for their communication potential. The architect world has brought us the fun formula known as Pecha Kucha.

backchannel

Jacques Raynauld, Director of MATI, making use of the projected twitter back-channel going on as he presents, Web 2.0 conference, Montreal, 2009.

But, how to go about making the appropriate match between the needs/context of an event and the format, techniques and technological tools that work it? I have begun a list of questions/thoughts that might help in improving the learning design of events:

1. How much do you want/need to pre-program the event? Perhaps it’s our need for security that makes us automatically tend to want to pre-program events. Sometimes, especially if a wide-open common topic is to be explored, it is more powerful to allow attendees to determine the agenda. Open Space Technology is a technique supporting this approach.

2. Are the participants experts or novices in the field? When uniting many experts it makes sense to tap into the collective intelligence in the room rather than have only a single expert speaking. There are all sorts of techniques to open up to allow this. In Possibilities for Transformational Conferences, Tree Brens outlines various such participatory activities.

3. How much should the specialists be provided a structured framework for their documentation? For example, in a « Conversations event » organised by percolab, we requested that the 8 « presenters » present their work based on the same 8 themes and limit their summary to 1 page. This took multiple iterations for everyone to be on the same track, but the foundation allowed for rich conversations to follow and also provided helpful documentation for the attendees. This is particularly interesting when dealing with international situation whereby cultural and vocabulary differences need to be overcome.

4. How much do the participants know each other – want to know each other? Perhaps participants would like to know who else is attending, where they are from, and maybe even easily find a person attending with a common interest? But from information sharing to building a community there is a leap. Event-based social networking is often lots of energy with little payback (see here). But if this group regularly meets there should be a structured way to harness the learning from the event.

5. How can technology support and amplify the impact of the event? For example a twitter feed, during the event, is not appropriate if attendees are without laptops. However, a pre-event poll (short and sweet) can be a meaningful way to begin conversation with information on audience perception or state of play. I have yet to attend an event that allows those that present to upload their own presentations. Still people collecting them and inevitably creating that bottleneck that causes such delay you almost give up. Personally, all my presentations are on slideshare and I await the day whereby people simply request my link, or wip it into a web cast (such as this one).

6. And finally, a question we don’t always dare to ask: How much is the event contributing to real transformation and tapping into people’s souls? I don’t really know where to begin here, but let’s just throw out some words that come to mind: stories, authenticity, spoken word, music, humanism, vulnerability, imagery poignant…

Would love to hear some positive experiences/stories and ideas.

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Eclosion

Jeudi, juillet 10th, 2008

Récemment, j’ai assisté au séminaire « Éclosion« , organisé par l’association française Team Factory. Quel évènement rafraîchissant ! En quoi était-ce différent des séminaires habituels? Et bien, mis à part le fait que nous avons travaillé dehors, sur la pelouse, sous les arbres, avec des équipes composées de professionnels et d’étudiants, de participants de différents pays, à la fois en anglais et en français, et ce en toute légèreté – ce qui est déjà énorme -, la spécificité de ce séminaire est venue de la priorité qui a été donnée à la mise en place d’une zone de confiance et de soutien aux groupes, pour pouvoir travailler ensemble sur les sujets que chaque participant tenait à coeur. Donc, pas de conférence avec des participants passifs, pas de programme de transmission de connaissances. Non, plutôt un enchaînement d’activités à réaliser collectivement qui permettent à chacun de réfléchir sur ses préoccupations de fond et sur sa connaissance de soi. Pourquoi, dans la vie professionnelle comme dans les situations de formation,  doit-on écarter tout ce qui a du sens chez l’individu? Il n’y a aucune raison valable. À Éclosion, on peut constater comment avec quelques ingrédients de base – scénarisation futée de la journée, logistique impeccable, personnes expertes en dialogue et travail d’équipe -, on peut réussir à installer cette ambiance de confiance qui permet un lâcher prise  permettant  le « deep learning ». Je remercie et je félicite les organisateurs. Je vous invite aussi à explorer le programme d’études alternatif « Team Time », pour créer les entrepreneurs humanistes de demain.

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