Going Horizontal lu pour vous

Auteur : Denis Cristol
Publication originale : MagRH, no 5 (mars 2019)

 

Samantha Slade est une spécialiste québécoise de l’apprenance et du self management. Elle met son talent au service des grandes causes du développement humain qui la passionnent. Son ouvrage Going Horizontal est un condensé de pratiques d’intelligence collective issues de la direction de l’entreprise Percolab qu’elle a créé et qu’elle fait rayonner dans plusieurs pays.

Samantha part d’un constat simple. Alors que nous savons diriger nos vies privées, nous sommes complètement déresponsabilisés dans nos environnements professionnels. Le propos de Going Horizontal est d’initier un mouvement vers un plus grand engagement quel que soit sa place dans l’organisation, en commençant par des petits pas l’un après l’autre. Il s’agit moins d’attendre d’une hiérarchie qu’elle résolve tous les problèmes que de penser et d’agir de façon horizontale en s’appuyant sur son talent et sur ceux des autres.

Pour Samantha Slade, l’horizontal est différent du plat qui gomme toutes aspérités. Dans une entreprise horizontale, chacun trouve sa place. Les pratiques qui nous sont proposées nous aident à progresser dans un monde ou le mode hiérarchique est de plus en plus obsolète.

L’ouvrage est en anglais mais se lit facilement.

 

Samantha Slade. Going Horizontal: Creating a Non-Hierarchical Organization, One Practice at a Time. Berrett-Koehler Publishers, 2018.

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3 stratégies pour changer la culture de votre milieu de travail en changeant vos réunions

Auteure : Samantha Slade
Publication originale : Berrett-Koehler Publishers

 

Les réunions sont la colonne vertébrale de votre culture organisationnelle. Votre façon d’animer vos réunions en dit plus que vous ne le pensez sur le fonctionnement de votre organisation. Le fait est que les réunions sont un baromètre efficace pour mesurer comment performe votre organisation en termes de productivité, d’innovation et de travail d’équipe. Si vous rêvez d’avoir une organisation où les gens sont engagés, travaillent au maximum de leur créativité et de leur potentiel et partagent réellement les responsabilités, les réunions sont un lieu à faible risque où il est facile de cultiver ce rêve.

La plupart des gens trouvent que les réunions sont stressantes ou ennuyantes et n’y participent qu’à contrecœur. De fait, de nombreux indices suggèrent que les gens sont prêts pour quelque chose de nouveau. Quand les organisations arrivent à corriger leurs mauvaises habitudes qui étouffent la créativité, les réunions deviennent un levier idéal pour transformer des habitudes et des croyances fortement ancrées dans votre culture.

Nous vous présentons ici trois étapes faciles pour inviter tout le monde à se présenter à une réunion d’une façon différente et dans un esprit de collaboration. En suivant ces étapes, nous puisons dans notre pouvoir commun et notre créativité collective. Il s’agit d’une pratique, ce qui veut dire que vous n’y arriverez pas simplement en en parlant; vous devez vous mettre en action, réfléchir sur comment ça s’est passé, puis vous mettre de nouveau en action. C’est de cette façon qu’on change les habitudes. On ne doit pas s’attendre à ce que ça soit parfait du premier coup.

 

1. Identifier un objectif et une durée

Assurez-vous que votre groupe s’entende sur l’objectif et la durée de la réunion parce que les gens ont des attentes différentes qui peuvent générer de la confusion et de la frustration. Par exemple, une réunion de 60 minutes centrée sur la clarification des prochaines étapes d’un projet sera différente d’une réunion de 90 minutes où l’on vise à trouver des façons d’améliorer les relations entre les partenaires de projet. Si vous vous retrouvez dans une réunion dont l’objectif et la durée ne sont pas clairs, vous pouvez informer les organisateurs de vos attentes.

 

2. Cocréer judicieusement l’ordre du jour sur place

Aucun individu ne peut vraiment savoir tout ce qui devrait être abordé durant une réunion, et personne ne devrait avoir à gérer cela tout seul. Redistribuer la responsabilité d’établir l’ordre du jour peut se faire en mettant l’accent sur l’importance de prendre l’initiative. Le principe est le suivant : « Si vous voyez un sujet qu’il est important d’aborder, ajoutez-le à l’ordre du jour et animez la discussion sur ce sujet. »

Faites savoir au groupe quelle quantité du temps partagé et de l’attention collective vous requérez pour traiter votre sujet. Utiliser les quatre catégories de sujets ci-dessous permet de déterminer comment sera traité chaque sujet et peut renforcer la conscience intentionnelle au sein du groupe :

  • Annonces (quand vous désirez seulement que les gens vous écoutent);
  • Rétroaction (quand vous désirez écouter les autres);
  • Cocréation (quand vous désirez travailler sur quelque chose avec vos collègues);
  • Propositions et décisions (quand vous désirez en arriver à une décision collective sur un sujet).

Voici un exemple de ce à quoi peut ressembler un ordre du jour cocréé (conseil : utiliser un outil de travail collaboratif sur le Web, tel que Google Docs ou Asana, peut rendre les ordres du jour modifiables en direct très faciles à cocréer) :

 

Objectif de la réunion : les prochaines étapes de notre projet (60 minutes)

Catégorie Personne Sujet
Informations/annonces Hana

Ed

Mise à jour du calendrier

Relations avec les partenaires

Rétroaction/consultation Paul

Marina

Résultats des entrevues

Présenter notre nouveau service

Cocréer / travailler ensemble Hafid Idées pour la prochaine activité de consultation
Proposition / prise de décision Maria Embaucher des étudiants?

 

Gardez en tête qu’il n’y a pas de règle selon laquelle tout le monde doit être en mode conversation tout le temps. Vous pouvez être créatif par rapport à votre façon de présenter votre sujet à l’ordre du jour. Vous pouvez inviter les gens à réfléchir en silence pendant une minute avant un tour de table ou à se positionner physiquement dans la salle pour exprimer où ils se situent par rapport à la question. À vous de décider.

 

3. Animez la réunion avec des rôles

En tant qu’organisation, accordez une priorité à l’attribution des rôles de réunion. Entendez-vous sur qui sera l’animateur de la réunion, le gardien du temps et le preneur de notes. Il est également critique de faire une rotation de ces rôles régulièrement si vous voulez développer le leadership participatif. Définir une attente par rapport à cette flexibilité peut aider à rationaliser la manière dont les rôles sont attribués. Par exemple, on peut s’attendre à ce que tout le monde ait joué un rôle en particulier avant qu’une personne puisse le jouer une deuxième fois, ou encore à ce que les rôles soient attribués par rotation alphabétiquement selon le nom de famille.

L’animateur de la réunion se sert des liens naturels entre les sujets à l’ordre du jour et de l’énergie du groupe pour établir l’ordre dans lequel seront traités les sujets. Le gardien du temps aide les animateurs de la discussion pour chacun des sujets à respecter le temps qu’ils se sont eux-mêmes alloué, avec gentillesse et attention. Le preneur de notes documente les points essentiels : clarifications, propositions qui prennent forme, décisions qui sont prises, etc.

 

Bâtir une culture horizontale

Ces trois stratégies, employées conjointement, promeuvent une façon de travailler qui est collaborative et consciente. Le fait d’animer des réunions consciemment crée une culture de travail horizontale parce que les membres de l’équipe se sentent habilités, entendus et valorisés pour leurs contributions spécifiques, ce qui leur permet d’atteindre des objectifs plus larges et collectifs.

Le groupe assume une responsabilité partagée par rapport à ce qui est abordé, à comment c’est abordé et à la gestion du temps. Les réunions deviennent des espaces vivifiants, démocratiques et propices à la cocréation. Ceci est tout le contraire de la façon conventionnelle d’animer des réunions, où l’initiative appartient à une ou deux personnes seulement.

Il ne s’agit pas d’un « chacun pour soi » chaotique. Il s’agit du contraire, en fait. Des éléments structurants clairs permettent de s’auto-organiser efficacement.

 

Bâtir la confiance au sein de l’équipe

En réalité, il s’agit avant tout d’apprendre à faire confiance de nouveau. Ayez confiance que vos collègues feront preuve d’engagement et mettront des sujets à l’ordre du jour. Ayez confiance en la capacité des gens à partager le temps, et ayez confiance que les sujets pertinents pour aujourd’hui seront abordés. C’est réellement libérant.

Une fois que vous maîtriserez l’art d’animer ce genre de réunions, vous verrez les pratiques qui les sous-tendent commencer à influencer d’autres aspects du travail. Vous ferez valoir ce qui compte pour vous tout en faisant confiance aux autres pour qu’ils nomment ce qu’ils voient et fassent valoir ce qui compte pour eux. Vous serez plus apte à permettre à vos collègues de s’auto-organiser. Vous serez plus apte à puiser dans la diversité qui vous entoure. Tout ceci redonne de la vie au milieu de travail et insuffle de la flexibilité et de la fluidité à la culture qui le charpente. En fait, renouer avec notre capacité à se faire confiance mutuellement fait partie de notre cheminement collectif pour renouer avec notre humanité. Les organisations ont désespérément besoin de ceci en ce moment, et le monde aussi.

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Une expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé: compte rendu de l’activité du 30 mai dernier.

Une expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé: compte rendu de l’activité du 30 mai dernier. Par Oscar Chica

 

Nous avons tous lu ou entendu dans les médias que notre système de santé est malade et que les professionnels de la santé sont à bout de souffle.

Prendre conscience de ce qui ne fonctionne pas nous permet de commencer à régler le problème. Mais aborder un problème uniquement à partir de ce qui ne fonctionne pas peut à la longue générer du pessimisme et du découragement, et ainsi contribuer à empirer le problème.

C’est pourquoi Percolab a invité les gens qui ont le système de santé à cœur à l’événementUne expérience de l’approche enquête appréciative pour porter un regard nouveau sur le système de santé, qui a eu lieu le 30 mai 2019 à Montréal à l’espace collaboratif ECTO. L’intention de cet événement : vivre une expérience de l’approche enquête appréciative pour transformer le système de santé et souligner le lancement du livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé. L’espoir des organisateurs, Stéphanie Bossé et Benjamin Duval est clairement nommé:démarrer une conversation collective sur le sujet pour créer un mouvement social et transformer le système en profondeur.

En entrant à l’ECTO, la cinquantaine de participants ont été accueillis avec le sourire. On leur demandait de piger une des cent cartes des Clés des dynamiques de groupes, conçues pour inspirer les activités participatives, de façon à mettre tout de suite les participants dans l’esprit de l’événement.

Un buffet comprenant vins et bouchées gourmandes était offert aux participants, qui ont tout de suite trouvé une ambiance conviviale propice aux rencontres et aux échanges. Les gens se saluaient spontanément et faisaient connaissance en partageant leurs attentes face à l’événement. Les organisateurs ont pris soin de ne pas couper court à cette création d’une atmosphère positive par les participants eux-mêmes, qui ont ainsi pu se déposer et se mettre pleinement dans l’esprit de l’événement, et ce, malgré une journée possiblement mouvementée au travail.

Un fish bowl pour mettre la table

Au son de la cloche, les participants ont été invités à s’assoir en cercle sur les chaises et sofas confortables de l’ECTO.

Les gens de Percolab aiment faire les choses différemment, d’une façon qui stimule la participation et la créativité. Pas question de présenter l’événement avec le traditionnel monologue de bienvenue. La formule choisie a plutôt été celle du fish bowl : une discussion ouverte et non dirigée, facilitée par Stéphanie Bossé, où les gens étaient invités à présenter leur rapport à l’approche enquête appréciative et leur présence à l’événement.

 

Au centre du cercle, assis sur cinq poufs, deux facilitateurs et trois animateurs :

  • Stéphanie Bossé, facilitatrice, praticienne appréciative et experte en innovation organisationnelle chez Percolab;
  • Benjamin Duval, facilitateur et invité spécial de France, coach et praticien appréciatif. Il est un pionnier et un acteur important du déploiement de l’approche enquête appréciative en France, où il a contribué aux démarches faites dans le système de santé français;
  • Stéphanie Raymond-Carrier, animatrice, néphrologue et directrice adjointe des services professionnels au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal;
  • Sylvie Mercier, animatrice, directrice adjointe à la réadaptation et à la qualité de la pratique professionnelle au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal;
  • Antoine Daudelin, animateur, psychologue organisationnel.

De gauche à droite : Sylvie Mercier, Stéphanie Raymond-Carrier, Benjamin Duval, Stéphanie Bossé, Antoine Daudelin.

Les facilitateurs et animateurs discutaient de leurs espoirs pour l’événement, puis cédaient leur place sur l’un des poufs à quiconque dans le grand cercle désirait se joindre spontanément à la conversation. Voici quelques-uns des espoirs exprimés par les gens au centre du fish bowl :

  • faire vivre l’approche enquête appréciative (AEA) aux gens présents et la faire connaître à un public plus large;
  • vivre l’expérience de l’AEA pour la reproduire ailleurs;
  • se servir de l’AEA pour générer de l’espoir chez les gens œuvrant dans le système de santé;
  • faire vivre l’expérience de l’AEA aux hautes directions pour donner des ailes aux gens tout en leur permettant de voir leurs angles morts;
  • apprendre à suspendre le jugement, au moins momentanément, pour se laisser inspirer par les belles histoires de succès;
  • bonifier les approches traditionnelles en gestion;
  • voir les gens développer le réflexe de voir le positif et ainsi adopter l’AEA sans nécessairement s’en rendre compte.

La table était mise. Nous savions pourquoi nous étions là : pour découvrir, ensemble, une façon nouvelle de voir et de faire les choses.

Un check-in pour se plonger dans l’expérience

Le check-in est un moment d’accueil au début d’une réunion ou d’un atelier conçu pour permettre à chacun de se déposer et de briser la glace, ce qui favorise la prise de parole et la participation de tous.

Pour ce faire, les facilitateurs ont demandé aux participants de former deux cercles concentriques au centre du local. Ces deux cercles, formés d’un nombre égal de personnes, se faisaient face, c’est-à-dire que les gens du cercle intérieur faisaient face aux gens du cercle extérieur, de façon à ce que chaque participant trouve en face de lui un interlocuteur. Les participants étaient successivement invités à partager un moment de joie, puis un moment de découverte de leur superpouvoir.

Nous avons entendu beaucoup de rires et même aperçu quelques personnes verser des larmes d’émotion devant leur interlocuteur, qui accueillait ces larmes avec autant d’émotion. Quelle meilleure façon de briser la glace et de créer un environnement propice aux échanges cœur à cœur?

L’approche enquête appréciative en action

L’exercice suivant consistait à mener des entrevues par questions appréciatives pour imaginer ce qui se passerait si on pouvait créer une culture de soins de haute qualité qui célèbre le meilleur des soignants, des patients et des familles, qui embrasse les opportunités d’amélioration avec optimisme et qui construit une collaboration basée sur la confiance et la conviction réciproque que le meilleur réside en chacun de nous.

Six thèmes étaient proposés pour les entrevues :

  1. Prendre soin des soignants;
  2. Travailler ensemble;
  3. Le leadership efficace;
  4. Favoriser la santé des patients;
  5. Recruter et garder les meilleurs;
  6. L’excellence organisationnelle.

Les animateurs ont demandé aux participants de se répartir en six sous-groupes selon le thème qui les interpellait. Ensuite, les participants étaient invités à se répartir en dyades pour mener les entrevues à partir des questionnaires appréciatifs proposées pour chacun des thèmes. Dans chaque dyade, chacun était successivement l’intervieweur et l’interviewé. L’objectif était d’amener l’interviewé à raconter ce qui lui était arrivé de meilleur au travail. Voici le genre de questions qui étaient posées :

  • Repensez à la dernière fois où vous avez aimé votre métier, même si c’était bref. Que se passait-il? Qu’est ce qui le rendait si passionnant?
  • Imaginez que l’on vous confie la direction d’une organisation demain. Que faites-vous pour vous assurer que chacun puisse donner le meilleur de lui-même dans son travail?
  • Quels sont les premiers petits pas que vous pourriez faire aujourd’hui pour vous permettre de faire advenir ce futur que vous souhaitez ? De quel soutien auriez-vous besoin?
  • Ces échanges à deux ont permis d’approfondir les liens positifs qui avaient déjà commencé à se former lors de l’exercice précédent.

Après les entrevues, les participants revenaient au sein de leur sous-groupe, où chaque intervieweur devait ensuite résumer en 1 minute l’histoire qui lui avait été racontée. Le sous-groupe devait ensuite tirer de ces histoires de réussite des leçons positives pour l’avenir. Le fait de raconter dans ses propres mots l’histoire de son partenaire de dyade a permis à chacun de se mettre dans la peau de l’autre et de partager son sentiment de réussite. Ce genre d’exercice développe l’empathie et favorise la compréhension et l’appréciation mutuelles.

Une grande feuille avec une fleur dessinée dessus était mise à la disposition de chaque sous-groupe. Dans le centre de la fleur était inscrit le thème choisi. Sur les pétales, les participants écrivaient leurs rêves et désirs pour l’avenir en s’inspirant des entrevues. La fleur permettait de distiller et de visualiser l’essence des échanges. Après l’exercice, les fleurs de chaque sous-groupe ont été exposées au fond de la salle pour partager les inspirations avec tous les participants.

Ce genre d’exercice permet à un groupe de puiser une inspiration collective dans les succès et joies de chacun, de ressentir une solidarité nouvelle et d’établir une vision commune pour l’avenir. Voilà une belle façon de créer une dynamique d’équipe génératrice d’énergie positive!

 

Un check-out pour repartir énergisé

Pour conclure l’événement, les participants ont été invités à faire un check-out, dont le but est de faire le bilan de leur expérience et de le partager avec autrui. Pour ce faire, les participants ont reformé le grand cercle du début. Les animateurs ont alors fait la lecture d’un petit guide sur les sept bonnes pratiques appréciatives dans les établissements de santé :

  1. Le retournement du négatif en positif;
  2. La rumeur positive;
  3. L’entrée en matière appréciative;
  4. Le partage d’histoires inspirantes;
  5. La culture de la curiosité plutôt que le jugement hâtif;
  6. L’encouragement à l’introspection et à la pleine conscience;
  7. La création de paires improbables.

Chaque participant a alors été invité à partager avec le groupe dans quel état d’esprit il quittait l’événement et d’expliquer laquelle des sept bonnes pratiques il avait l’intention d’intégrer dès maintenant à sa façon de travailler.

Les participants ont dit être ressourcés, inspirés, énergisés, remplis d’espoir pour l’avenir et intéressés à explorer davantage l’AEA dans leur milieu de travail. Le témoignage qui résume le mieux l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les gens est celui de Stéphanie Raymond-Carrier, une des animatrices : « Je dois vous avouer que je suis arrivée aujourd’hui en panne d’espoir. Mais là, je repars ressourcée et forte d’un espoir renouvelé, et je vous en remercie! »

Et la suite?

Cet événement a été conçu comme l’amorce d’une conversation collective visant à transformer le système de santé, mais aussi à transformer en profondeur la façon qu’ont les gens de travailler ensemble. L’intérêt de poursuivre sur cette lancée a été confirmé par plusieurs participants qui ont signifié leur souhait et leur besoin d’être soutenues dans la démarche et qui ont dit vouloir participer à d’autres activités pour devenir des agents de changement.

Percolab annonce dès maintenant qu’une série d’activités auront lieu! Les prochaines dates sont le 24 septembre 2019 sur le thème de « Prendre soin des soignants » et le 24 octobre 2019 où le « Leadership efficace et conscient » sera exploré. s’inscriront dans une série d’activités sur les douze thèmes que comporte le livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé.

Et qui sait? Peut-être que de nouveaux réseaux et de nouveaux projets naîtrons de cette série d’activités! Une chose est certaine un travail sera avec les personnes de coeur à partir des forces du système pour insuffler de l’appréciatif. Soutenir et réfléchir sa pratique et sur le système de santé pour donner de l’énergie et du souffle: c’est ce que souhaitent les gens de Percolab.

 

Vous pouvez en savoir plus sur les activités et vous inscrire ici: http://www.percolab.com/events/porter-un-regard-appreciatif-sur-le-systeme-de-sante/

 

Le livre Pratique de l’appreciative inquiry dans les établissements de santé est en vente chez Percolab: Contactez stephanie@percolab.com pour vous le procurer.

 

 

Ce que des participants ont dit de l’événement

 

« Belle soirée, déroulement agréable et riche en expérimentation et partage. »

(Marc Labonté)

 

« J’ai beaucoup aimé l’expérience. Approche dynamique, atmosphère très conviviale et propice à l’apprentissage. »

(Rachel Fournier)

 

« C’était vraiment un super événement! Une soirée qui a passé trop vite! Et quel sujet!! On en veut encore! Une deuxième soirée, svp! Et merci de partager votre passion avec nous! Vous changez des vies! »

(Nancy St-Sauveur)

 

 

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Le kata appréciatif : qu’est-ce que c’est?

Dans votre organisation, les difficultés sont-elles perçues comme des problèmes ou comme des opportunités? Les gens sentent-ils qu’ils ont droit à l’erreur ou vivent-ils dans la peur d’essayer de nouvelles choses? Bref, dans votre culture organisationnelle, cherchez-vous avant tout à assurer le fonctionnement d’un système ou à permettre aux gens d’être créatifs et de donner le meilleur d’eux-mêmes?

Souvent, quand quelque chose va mal dans une organisation, nous sommes portés à poser des questions telles que :

  • Quels problèmes avons-nous?
  • Qu’est-ce qui ne fonctionne pas?
  • Quelles pertes avons-nous subies?
  • Quelles données possédons-nous concernant le problème?
  • Qui est à la source du goulot d’étranglement?

Les questions de ce genre mettent l’emphase sur le négatif et dénotent une tendance à chercher des problèmes, voire même à chercher des coupables. Or, quand on cherche des problèmes ou des coupables, on finit toujours par en trouver! Cette approche tend à créer une culture du blâme, est peu génératrice d’énergie et est ultimement démobilisatrice.

Si on abordait les difficultés non pas comme des problèmes, mais plutôt comme des opportunités d’apprendre et de valoriser les forces qui existent au sein de notre organisation? Heureusement, il existe des approches plus positives que celle que nous venons de décrire?

L’approche du Toyota kata  

Le Toyota kata, tel que formulé par Mike Rother, est une approche d’amélioration continue qui est axée sur la résolution de problème et qui favorise l’émergence d’une culture d’apprentissage. Avec cette approche, Mike Rother propose de poser des questions différentes de celles présentées plus haut, telles que :

  • Quelle est la condition cible?
  • Quelle est la condition actuelle?
  • Quels sont les obstacles?
  • Quelle est la prochaine étape?
  • Quand pouvons-nous voir les résultats?

De ces questions découlent quatre routines d’amélioration :

  1. Comprendre le défi;
  2. Saisir la condition actuelle;
  3. Établir la prochaine condition cible;
  4. Expérimenter dans la direction de la condition cible.

L’approche du Toyota Kata met l’emphase sur la recherche de solutions plutôt que sur la recherche de problèmes et permet aux gens de travailler en faisant des essais et des erreurs. Ce droit à l’erreur fait en sorte qu’on évite de créer une culture du blâme.

Cependant, il peut arriver qu’une emphase trop grande sur la recherche de solutions nous fasse perdre de vue le vécu humain. Nous avons observé que dans les organisations où existe une forte exigence de performance et de rendement, l’approche du Toyota Kata tend à exacerber cette exigence et à générer des pressions supplémentaires sur les gens, surtout s’il n’existe pas une solide culture appréciative.

L’approche enquête appréciative

L’approche enquête appréciative, telle que formulée par David Cooperrider, est issue de la psychologie positive. Elle est axée sur les forces des gens et favorise l’émergence d’une culture appréciative au sein de l’organisation.

Les 6 prémisses de cette approche sont :

  1. Dans chaque organisation, quelque chose fonctionne bien;
  2. Ce sur quoi nous portons notre attention devient notre réalité;
  3. On affronte l’avenir avec plus de confiance si on apporte avec nous un fragment de notre passé;
  4. Ce qu’on apporte dans l’avenir doit correspondre à ce qu’il y a de meilleur chez chacun;
  5. Il importe de valoriser les différences;
  6. Le langage crée la réalité.

Cette approche nous mène donc à aborder les difficultés par le biais de questions appréciatives telles que :

  • Qu’est-ce qu’on veut atteindre?
  • À quel moment performons-nous le mieux?
  • Qu’est-ce qui nous permettrait de progresser?
  • Qui nous inspire?
  • Que peut-on apprendre de l’autre?

Les questions de ce genre permettent aux gens de trouver leur direction et de découvrir les forces et ressources qui les aideront à surmonter les obstacles et à atteindre leurs objectifs. Ceci permet d’aborder les difficultés non pas comme des problèmes, mais plutôt comme des opportunités de mieux comprendre et d’être plus créatif et innovateur.

Et si on jumelait les deux approches?

C’est ici qu’intervient le kata appréciatif, qui est une fusion du Toyota Kata et de l’approche enquête appréciative. En unissant ces deux approches, on peut générer de la vitalité et une plus grande efficacité au sein de l’organisation.

Le kata appréciatif consiste à superposer des questions appréciatives sur les quatre routines d’amélioration du Toyota Kata.

  1. La routine « comprendre le défi » se pose maintenant comme la définition de notre futur désiré. Exemples de questions appréciatives : Quels sont nos meilleurs espoirs? Quelle serait la situation idéale?
  2. La routine « saisir la condition actuelle » se pose maintenant comme une phase de découverte qui permet de mieux analyser d’où on part. Exemples de questions appréciatives : Quels ont été nos bons coups? Quelles sont nos forces? Qui sont nos alliés?
  3. La routine « établir la prochaine condition cible » sert maintenant à définir le plus petit pas possible (PPPP) et correspond à la phase déploiement, c’est-à-dire l’action la plus immédiatement accessible qui nous mettra en mouvement le plus rapidement possible tout en générant immédiatement du succès. Exemples de questions appréciatives : Quelle est la chose la plus facile à faire? Qu’est-ce qui serait le premier signe de succès?
  4. La routine « expérimenter dans la direction de la condition cible » se pose maintenant comme le design ou terrain de jeu à l’intérieur duquel nous pourrons expérimenter, saisir de nouvelles opportunités, nous développer et acquérir de nouvelles compétences. Exemples de questions appréciatives : Quelles sont nos opportunités d’amélioration? Sur quoi voulons-nous expérimenter?

L’approche traditionnelle, avec sa vision plutôt technique, voire pessimiste, met l’emphase sur les problèmes, les obstacles et les outils qui doivent servir à les surmonter. Elle peut favoriser l’émergence d’une culture du blâme qui est démobilisatrice. Par contraste, le kata appréciatif, avec sa vision plus humaine et optimiste, met plutôt l’emphase sur les forces des gens, leur enthousiasme et la richesse de leurs relations. Il favorise l’émergence d’une culture appréciative qui permet aux gens de créer du sens, de développer leur autonomie et de donner librement le meilleur d’eux-mêmes.

Pour en savoir plus sur les quatre routines du kata appréciatif : « Le kata appréciatif pour progresser »

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Pourquoi vous devriez (re)commencer à dessiner (3/3)

Voir les deux épisodes précédents « Partie 1 : renouer avec le dessin » et « Partie 2 : Retrouver des pouvoirs oubliés »

Partie 3 : Décupler sa capacité à penser

Vous êtes prêt·e·s à vous saisir du crayon pour libérer les images tapies dans votre mental ? Vous sentez que vous allez prendre plaisir et que ce n’est pas le résultat qui compte mais bien le processus ? C’est parti !

Quelques conseils pour commencer

  1. Cheminer par étapes, à son rythme, en s’axant sur la simplicité.
  2. Se  concentrer sur ce que l’on sait faire, puis s’en inspirer pour l’améliorer .
  3. Se laisser le temps de progresser au fur et à mesure de la pratique.
  4. S’inspirer, recopier, reproduire (voir les mines d’or dont regorge Internet comme The Revision Guide, les albums Pinterest ou encore des livres sur la facilitation graphique)
  5. Observer autour de soi comment sont fait les objets, les personnes, les décors, de quelles lignes et formes de bases ils sont composés et les reproduire simplement
  6. Se saisir des occasions de dessiner : en réunion, en conférence, un livre ou des contenus vidéos internet qui nous intéressent
  7. Sollicitez des avis sur ce qu’évoque vos dessins pour apprendre le pouvoir du visuel, cadrer les retours demandés pour éviter de tomber dans le jugement.

En bref, une image qui vient en tête ? Un crayon, un dessin ! Et se laisser le temps de l’essai, s’accorder de la bienveillance, se concentrer sur l’aspect positif de nos réalisations.

Pour terminer, je souhaiterais partager avec vous quelques outils simples et efficaces. Que ce soit dans mes activités de formatrice, de facilitatrice graphique ou d’accompagnement de projets, je dois parfois traiter des situations complexes où la solution est difficile à trouver. Voici donc mes trois outils fétiches que j’utilise régulièrement et qui m’ont plusieurs fois sauvé.

Image : liste des envies réalisée par des cadres du Ministère de la Transition Ecologique lors de la formation « La facilitation graphique pour libérer la créativité individuelle et collective » – Janvier 2019

 

1. Le dessin libre

Oui, mon premier outil est le fait de dessiner librement et sans réfléchir sur un temps donné. Je confie à mon cerveau droit la totale responsabilité de ce qui va arriver et je me fais plaisir. Soit je me donne un temps avec un chronomètre et je laisse filer les pensées  tant que le “bip” n’a pas retenti, soit je dessine jusqu’à ce que j’estime être arrivé à un résultat intéressant ou que je sens que j’ai épuisé mes ressources créatives du moment. Je pourrais alors y revenir plus tard. Puis, j’analyse ce que j’ai créé, je réfléchis à ce que cela m’apprend et, en me basant sur mes ressentis, je décide de la piste à explorer pour avancer.

Ce travail peut se faire sans indication pour réaliser une purge d’idées ou un déblocage de la pensée, ou être orienté avec une question sur un sujet donné pour faire émerger des notions nouvelles.

Image : production libre d’une participante à une formation Percolab sur la pensée visuelle et la facilitation graphique autour de la question « Qu’est-ce que je suis en train d’apprendre » – Octobre 2018

 

exemple crazy 8

2. Le crazy 8 

Le principe du Crazy 8 est simple. Vous vous saisissez d’une feuille, A3 de préférence, vous la délimiter en 8 cases, et vous avez 8 minutes pour les remplir avec un dessin différent à chaque fois. Il existe plusieurs variantes. Personnellement, j’utilise celle qui consiste à prendre 1 minute par case et je propose au bout de la troisième case de réaliser des combinaisons, des explorations, des variantes, d’ajouter des personnages… Ces indications m’aident à stimuler ma créativité mais elles ne sont jamais obligatoires. Cet outil peut être assez douloureux quand nos deux hémisphères se bagarrent entre “DESSINE !” (cerveau droit) “MAIS QUOI ?” (cerveau gauche) Deux astuces : demander à un ami de tenir le chronomètre pour se plonger entièrement dans le visuel et continuer l’exercice (crazy 16) si l’on sent que l’on n’est pas allé assez loin. Ensuite, j’observe ma production et je fais confiance à mon cerveau droit pour considérer que les idées qui ont émergé sont les bonnes idées qui devaient émerger. Je pars du principe que ce que j’ai sous les yeux est un matériau riche en apprentissages et en pistes d’avancement, quel qu’il soit.

Astuces : il est possible de faire cet exercice debout et au mur pour libérer davantage notre pensée visuelle.

Image : Crazy 8 réalisé par un participant lors d’une formation Percolab sur la pensée visuelle et la facilitation graphique – Mars 2019

3. La carte mentale

Régulièrement, pour des missions, j’ai besoin de faire un premier traitement d’un grand nombre d’informations. J’utilise alors l’outil le plus rapide du visuel pour organiser de manière logique les informations, la carte mentale. Je commence par placer le titre au milieu, dans une forme agréable, comme un nuage, une bannière ou une police adaptée, je fais partir du centre les branches principales des catégories des informations qui viennent, puis en plaçant en sous-branches les informations détaillées. Si possible, pour chaque information, que ce soit une branche de catégorie ou une sous-branche de détail, je réalise un pictogramme et je résume l’information en quelques mots. Sans pression, en me faisant plaisir, je réalise ainsi mes cartes comme support à ma réflexion. Parfois, je reprends une carte en retravaillant la structure et l’esthétique si je veux un résultat attractif à utiliser par la suite. Quand je veux pousser plus loin ma réflexion et laisser libre court à ma créativité, je peux reprendre les informations structurées de la carte mentale pour réaliser un tableau synthétique de mes idées façon sketchnote.

Image : Carte mentale pour révéler les bénéfices et apports immédiats de la formation « La Pensée visuelle et la facilitation graphique au service des projets » Juillet 2019

Cela vous a plu ? Vous en voulez plus ? Lisez le témoignage d’une participante à l’une de nos formations et vous serez définitivement convaincu-e ! Facilite-toi toi-même graphiquement.

Et pour vous former avec sens, bienveillance et créativité, découvrez nos formations dédiées les 11-12 juillet à Toulouse, puis les 7-8 novembre à Montpellier et les 14-15 novembre à Toulouse (toutes les informations sur notre page formation).

Le crayon est à vous !

Fanny Monod-Mitrev – fanny@percolab.com

 

Quelques liens pour s’entraîner en douceur :

https://www.apprendre-a-dessiner.org/dessin-debutant/

https://design.tutsplus.com/fr/tutorials/how-to-learn-to-draw-stage-one-manual-skills–cms-23304

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Porter un regard positif sur le réseau de la santé avec l’approche enquête appréciative (AEA)

 

« Very great change starts from very small conversations

held among people who cares. »

 

Tout le monde a son histoire avec le réseau de la santé. Les nouvelles le concernant sont rarement joyeuses. Comme société, la limitation des ressources exerce une pression constante sur le système. Le dévouement des acteurs du soin fait pourtant l’unanimité. Comment bâtir ensemble comme communauté sur cette force vive.  

Les professionnels[1]qui y travaillent nous témoignent vouloir donner un service exemplaire. Ils ne savent plus comment faire mieux, plus vite, avec moins. J’y ai travaillé pendant vingt ans. Je me suis repositionnée pour l’observer et le voir plus globalement. Je suis allée voir ailleurs pour revenir avec de nouvelles idées. Ce n’est pas plus vert ailleurs, ni aux États-Unis ou en France. Les défis sont énormes. J’oserais dire qu’ils sont à la hauteur de l’engagement de ceux qui y travaillent. Pour nous,  l’utilisation de cet engagement intrinsèque est un générateur de vitalité sur lequel nous pouvons bâtir en utilisant des approches collaborative, telles que l’approche enquête appréciative (AEA). Celle-ci est unificatrice et puissante, pouvant soutenir le système de santé dans les défis auxquels il fait face.

Le livre Pratique de l’Appreciative Inquiry dans les établissements de santé sera lancé au Québec le 30 mai prochain à Montréal. Pour l’occasion, les acteurs du système sont invités à vivre une expérience de l’AEA qui vise à mettre en valeur les forces du système et les histoires de succès et ainsi générer un élan de vitalité et de créativité pour aborder le futur avec espoir.

Le livre propose d’abord d’explorer les questions génératives et de l’appliquer à trois grands thèmes relatifs au monde du soin : le patient, le travail d’équipe et l’organisation. Ses auteurs, Whitney et al., souhaitent offrir une référence aux professionnels pour leur permettre de développer la pratique de l’AEA comme philosophie. Ils présentent la question positive comme un outil transformationnel du système. Le dernier chapitre de la version française du livre est un ajout précieux où sont relatés des témoignages de l’apport de l’AEA dans des établissements de santé en France. Mon collègue Thierry Brigodiot nous transmet avec soin l’expérience vécue. Finalement, sept pratiques appréciatives sont formulées spécifiquement pour les soins de santé et auxquelles on peut s’exercer autant dans le travail que de façon personnelle.

Le 30 mai prochain**, vous pourrez écouter les histoires appréciatives vécues au Québec et prendre un moment pour partager un regard sur ce qui fonctionne bien dans le réseau et présenter votre pratique de l’AEA. Nous souhaitons cocréer avec les participant.es un narratif positif et inspirant, qui donnera un élan pour agir ensemble,  se mobiliser dans la pratique de l’AEA et ainsi rendre plus fort le mouvement d’amélioration perpétuel du système.

Venez « imaginer ce qui se passerait si vous pouviez créer une culture de soins de haute qualité qui célèbre le meilleur des soignants, patients, et des familles, qui embrasse les opportunités d’amélioration avec optimiste et qui construit une collaboration basée sur la confiance et la conviction réciproque que le meilleur réside en chacun de nous »[2].

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**Ajout du 1er août 2019: Deux nouveaux événements auront se tiendront le 24 septembre 2019 et le 22 octobre 2019 de 18h à 20h30 à surveiller dans la page événement de notre site Percolab.com . Détails à venir.

Écrivez à stephanie@percolab.com pour réserver votre place!

 

[1]Le terme « professionnels » est utilisé de façon inclusive. Chaque métier ou corps d’emploi est considéré comme professionnel, puisque soumis à des standards élevés. Il y a plus de 300 titres d’emploi dans le réseau, incluant médecin, gestionnaire, infirmière, travailleur social, ergothérapeute, électricien, cuisinier, préposé aux bénéficiaires, etc.
[2]Whitney, Diana, et Al , Pratique de l’Appréciative Inquiry dans les établissements de santé », InterÉditions, 2019 p.16. Traduit par Christine Cayré.
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